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Quelques participants donnent leurs impressions.

A la fin de cette journée de travail, nous avons recueilli les impressions de quelques participants.

 

Madame Omgba Geneviève (Déléguée du GIC FAN d’Okola) : Je dois vous dire que nous connaissons la mupeci depuis 2006 par un heureux hasard. Si nous avons grandi aujourd’hui, c’est grâce elle et à notre volonté propre de pouvoir faire quelque chose de bien. Dans toute organisation le départ est toujours difficile. Mais, nous nous sommes unis avec volonté pour réussir et atteindre le même niveau que tous les autres. La mupeci nous a encadré à tous les niveaux. Avec le programme de l’Union Européenne, la mupeci nous encouragé et aidé à créer notre propre poulailler pour mille sujets. Chaque année, avec l’argent que la mupeci nous donne, nous produisons quatre bandes de mille poulets, nous leur donnons ce que nous leur devons, et nous gardons le bénéfice qui nous permet de pouvoir évoluer.

 

MBOLOCAMROON : Parlez nous un peu de votre GIC.

 

Madame Omgba Geneviève : Notre GIC, le GIC fan  a été créée à Okola dans la région du centre en 2004. Il est constitué de dix femmes. Nous faisons dans l’agriculture et l’élevage des poulets de chair. Nous cultivons le mais et le soja. Notre est un peu la locomotive dans ce domaine à Okola. Tous les partenaires occidentaux qui y viennent se réfèrent à notre GIC. C’est comme ça qu’il a été choisi pour aller en Israël pour un programme précis d’opportunité et de commercialisation  des productions animales pour les femmes. Nos hôtes israéliens sont persuadés que le développement passe par les femmes.

 

MBOLOCAMROON : Madame, parlez nous un peu des modules de la formation reçue en Israël.

 

Madame Omgba Geneviève : Il y en avait plusieurs : la gestion du personnel de l’entreprise en général,le montage des projets  et les éléments qu’il faut que pour qu’un projet soit éligible auprès des bailleurs de fonds et mêmes des micro finances. Vous savez, il y a des critères et des niveaux. Si un projet n’est pas bien ficelé, si les points sur lesquels on se base pour octroyer les crédits ne sont pas bien relevés, alors on ne peut pas le financer.

 

MBOLOCAMROON : Quels sont vos projets d’avenir ?

 

Madame Omgba Geneviève : Notre GIC voudrait s’étendre et la formation reçue en Israël nous ouvre beaucoup les portes et la balle est désormais dans notre camp.  Nous devons bien travailler car un travail bien fait est toujours récompensé.

 

YOUGOUA Alex (Bafoussam) : C’est pour la première fois que j’assiste à un session de l’Assemblée générale de la mupeci. Mes impressions, au vu de ce que j’ai vu et entendu ici ce jour, sont très bonnes .La mupeci est capable de beaucoup de choses tel qu’il ressort des différents rapports du Commissaire aux compte, du Président du conseil d’administration ou du Directeur général .Il ressort que la Mupeci a de l’avenir. Il faut compter sur la mupeci.  

 

TEDONJO Georges Colbert (Chef d’agence –mupeci Akwa)

 

MBOLOCAMROON : Monsieur TEDONJO, vous avez été désigné comme le meilleur chef d’ agence Mupeci du cameroun. Quel est votre sentiment après cette  marque de reconnaissance de la part de la hiérarchie ?

 

TEDONJO Georges Colbert : Je suis un homme très satisfait  et très comblé parce que je me rends compte que tout le travail que j’abats avec mes collaborateurs  est apprécié par nos dirigeants. Je dédie cette distinction à  tous mes collaborateurs.

      Je suis avec la Mupeci i depuis le 3 octobre 2005. Mon cheminement a été simple. J’ai commencé au bas de l’échelle. Agent de guichet, responsable de guichet, responsable des opérations, puis chef de service de crédit à la direction générale, puis chef de l’agence siège  qui se trouve être celle d’ Akwa.

 MBOLOCAMROON : Qu’est ce qui d’après vous a milité pour votre distinction ?

TEDONJO Georges Colbert :

  Cette distinction n’est pas la mienne à moi tout seul. Elle est celle de tous mes collaborateurs, de tous ceux qui sont autour de moi. Vous conviendrez  avec moi qu’un seul homme ne peut pas diriger toute une agence .Quand je suis par exemple à l’extérieur, mes collaborateurs assurent mes arrières. C’est ce qui a certainement milité pour l’attribution de  cette distinction de meilleur  chef d’ agence mupeci. Chacun parmi mes collaborateurs fait bien son travail à son niveau.

 

MBOLOCAMROON : Monsieur TEDONJO, qu’est ce qui va changer dans votre manière de travailler ?

 

TEDONJO Georges Colbert : Le plus difficile n’est pas d’arriver au sommet, mais de s’y maintenir, ça va être un  grand défi car nous allons nous battre pour décrocher cette distinction l’année prochaine. Je vais pour cela continuer à galvaniser tous mes collaborateurs pour qu’ils puissent accomplir au mieux les taches qui leur seront confiées. J’ai sous ma charge sept personnes et je crois que ça  ira.

 

 

 

Augustin YEMEGNE : (Président du Conseil d’Administration de la MUPECI) :

Je vais vous dire qu’au vu de tous les rapports  faits par les différents intervenants aujourd’hui, il n’ y a l’ombre d’aucun doute, la MUPECI évolue très bien. L’année dernière, nous avons eu bilan global de deux milliards cinq cents millions  de francs. Cette année nous sommes passés à quatre milliards six cents millions.

 

MBOLOCAMROON : Dites-nous monsieur le président, qu’est ce qui fait la spécificité de la MUPECI aujourd’hui ?

 

 

Augustin YEMEGNE : La MUPECI est un établissement de micro finance de 1ère catégorie. Je l’ai rappelé, les sociétés de micro finances au Cameroun préfèrent s’installer dans les zones urbaines où elles vont minimiser les risques, simplement par ce qu’elles préfèrent fonctionner avec les hommes d’affaires et les commerçants. Les gens évitent de prendre le risque des zones rurales où on finance l’agriculture, l’élevage, les jeunes et les mamans. Il y a des moments où vous donnez des crédits pour  l’agriculture et après on vous dit que les pluies ne sont pas arrivées à temps.

 Il  y a pas de problèmes. Je tiens à vous dire que si l’on veut avancer dans ce pays, il faut absolument qu’on mette un point d’honneur  dans le domaine agricole. Plus on sort de l’argent pour importer les produits alimentaires, plus l’économie nationale prend un coup. Ce n’est pas bien. Cette année par exemple, on a importé du mais  pourtant certaines personnes qui ont été financées ne parviennent pas à vendre leur mais. La raison est que les prix ont chuté justement à cause de l’importation du mais en grande quantité.  

Notre objectif majeur est donc de mettre un point d’honneur sur le développement agricole en finançant les groupes de femmes, les comités de jeunes, en les organisant et en les encadrant. La grande résolution que nous avons prise aujourd’hui c’est de financer d’autres comités de femmes, de les encadrer, et de les organiser en leur donnant des crédits pour leur développement.

 Nous ferons la même chose pour les comités des jeunes. Voyez ce que l’on importe chez nous chaque année. Ce sont des tonnes de riz. Pourtant en cultivant comme on le faisait du riz avant dans les zones comme Santchou, TONGA dans le ndé ou Ombessa a dans le Mbam et inoubou, on résoudrait les problèmes de pauvreté et d’emploi. Depuis des années, ces productions ont cessé. Comment pourra-t on avancer si nous cessons de cultiver pour nous adonner à l’importation ? Le fait de sortir l’argent pour faire venir les produits alimentaires de l’extérieur nous cause un gros préjudice financier avec la perte des devises. Ca nous fait un manque à gagner énorme. C’est pour ça que la MUPECI a décidé d’intégrer et de soutenir le monde agricole et  rural. C’est ce qui nous a valu le prix de l’ ONG Afrique Avenir en octobre 2009 à Yaoundé parrainé par le ministère du commerce. »

 

Didier ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87.

mbolocameroon@yahoo.fr  

 

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