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Leçons de journalisme au cameroun !!!

Pratique du journalisme: Issa Tchiroma répond à Shanda Tomnè

Par Idriss Linge - 17/06/2010

Le ministre camerounais de la communication a répondu au responsable du COMICODI, qui s’était prononcé dans le cadre du journaliste mort en prison

 

Issa Tchiroma dans l’ensemble d’accord avec Shanda
Le communiqué signé du ministre Issa Tchiroma de la communication est arrivé dans la rédaction du site journalducameroun.com ce mercredi 16 juin 2010. Le ministre dans son communiqué réagit à une déclaration de la Commission Indépendante contre la Corruption et la Discrimination de Shanda Tomnè. Issa Tchiroma est revenu sur le reproche qui lui est fait de faire campagne pour le parti au pouvoir. Conduire des campagnes pour le parti au pouvoir n’est pas un départage. C’est un simple choix éditorial qui n’est pas incompatible avec la presse publique, a écrit le ministre. Le ministre a aussi repris à son compte les observations sur la presse privée au Cameroun. Les tares que votre déclaration colle à la presse privée, dans une frange importante, sont pertinentes affirme Tchiroma qui rajoute: j’en prends acte. Le ministre a réaffirmé en accord avec la déclaration de le COMICODI, que le journaliste restait un citoyen comme tous les autres parlant sur le cas Bibi Ngota pour repréciser que le journaliste était poursuivi pour des délits de droit commun. Le ministre Tchiroma a enfin terminé par la réalité du journalisme au Cameroun. La critique sur la conduite de l’aide publique à la presse fera opportunément l’objet d’un examen sérieux par mes services compétents dans un proche avenir a dit le ministre qui a conclu réflexion approfondie qui est proposée sur la pratique du journalisme au Cameroun sera d’avantage creusée dans le cadre des états généraux de la communication

 La position de la COMICODI
Le
5 mars 2010, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination présidée par Shanda Tomnè avait interpellé le ministre de la communication pour l’ouverture d’une enquête sur la dénonciation des tortures infligées à quatre journalistes par les services de sécurité, faits dénoncés dans un communiqué public d’Henriette EKWE, Vice-présidente de l’union des journalistes camerounais. Le 22 Avril, l’un des journalistes, Germain NGOTA NGOTA est décédé en détention à la prison centrale de Yaoundé. Le 26 Avril, la Commission a adressé une lettre au premier ministre

pour protester contre les conditions de détention dans les prisons du pays, en recommandant une action urgente pour corriger cet état de chose inacceptable qui met en exergue d’autres formes de corruption et de discrimination à travers le traitement des détenus. La Commission déplorait citant des exemples, la propension de certains journalistes à user de certaines méthodes pour s’enrichir, extorquer l’argent à des personnalités, et se réfugier ensuite derrière la protection de la profession. La Commission déplorait aussi qu’une partie importante de la presse privée soit en réalité limitée, à des titres qui n’ont ni siège ni personnels réellement qualifié, ni périodicité de parution et dont les Directeurs de publication jouent de la cupidité pour s’attaquer occasionnellement à des personnes, diffuser des informations payées à prix fort par des commanditaires souvent aisément identifiable au gré du ton éditorial.

 

Source : journaldu cameroun.com

 

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