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mercredi, 30 juin 2010

Mondial 2010: Les langues se délient... Le rgard des autres...

song bahanag for ever.jpgRigobert SONG : Enfin les adieux ???

Cameroun, Jean Paul Akono : «Tu as beau être un grand joueur, indiscipliné l’entraîneur se passe de toi»

L’ex-entraîneur des Lions indomptables épluche les causes, les manifestations de la débâcle des Lions et propose des solutions.

L’élimination du Cameroun au 1er tour de la coupe du monde est l’ultime étape de la descente aux enfers entamée depuis longtemps. Selon vous, quelles en sont les causes ?
Il y a plusieurs causes. Quand vous connaissez les Lions des années 2000 à 2006, vous constatez que c’était une vraie équipe. Une équipe dans la plénitude du terme : une équipe très disciplinée.

Je prends le cas de Foé, Mboma Patrick, Rigobert Song, Njitap, Alioum Boukar, c’était vraiment une équipe disciplinée avec de grandes personnalités qui acceptaient un peu d’oublier leurs égos pour fédérer et vous présenter les Lions indomptables qui étaient d’ailleurs pris en exemple par le chef de l’Etat. Cette équipe, à partir de cette discipline, avait un patriotisme assez poussé. On a eu les résultats qu’on a eu. Après 2006, ce patriotisme, cette discipline a laissé place à ce que je peux appeler l’indiscipline des joueurs qui pourtant faisaient partie de cette grande équipe.

Ce genre de joueur a commencé à exhiber autre chose que la discipline, la modestie, autre chose que le patriotisme. On est donc arrivé avec d’autres joueurs qui ne voulaient pas accepter cette façon de voir les choses au sein de l’équipe nationale. Vous avez des joueurs qui se prenaient un peu au dessus de la discipline, au dessus de l’ordre établi ; oubliant qu’on est d’abord joueur de l’équipe nationale, que nous portons tous le même maillot et que c’est le même sang Cameroun qui coule dans nos veines. On a commencé à vouloir faire référence à la richesse, notamment à de l’argent. Il a donc commencé à se former des clans. Vous voyez que c’est ce qu’on a commencé à appeler les cadres de l’équipe. Malheureusement ces cadres n’ont pas su conduire la barque Lions indomptables.

Vous semblez ne rien reprocher à l’entraîneur ?
J’y arriverai ! Tout part d’abord de ce que je suis en train de vous dire là. Certains joueurs commençaient à faire la sélection à la place de l’entraîneur ; parce que pour un tel oui ou un tel non à ce joueur, il vous disait carrément que tant que je serai là, vous ne serez plus à l’équipe nationale. Ce genre de propos n’était pas de nature à apporter la sérénité ou de discipline dans l’équipe. Ça a heurté certains joueurs qui n’ont pas voulu se faire marcher sur les pieds. C’est ici que rentre les entraîneurs ; notamment Otto Pfister qui était là, aujourd’hui Paul Le Guen, qui se sont laissés inféodés par un certain nombre de joueurs et ils sont carrément rentrés sous leur tutelle.

Résultat, ce n’étaient plus ces entraîneurs qui faisaient l’équipe, mais c’étaient des joueurs qui imposaient la sélection. Je crois que si vous demandez à ces joueurs-là, je ne serai pas très loin de ce qu’ils vous diront. Ça a créé un mauvais climat ; puisque Otto Pfister, pour envoyer sa liste, il allait se la faire sanctionner à Barcelone et c’est de Barcelone qu’on nous envoyait la sélection ici. Les gens du ministère et de la fédération peuvent le témoigner. Puisque j’en ai vu, pour peu qu’on ait eu à cheminer ensemble dans une espèce de collectif. Donc ça n’a pas plu à certains joueurs qui ne toléraient pas cela. On a donc vu un camp de jeunes joueurs qui ne supportaient pas ce comportement tutélaire de la part de certains joueurs. Les entraîneurs sont donc rentrés dans cette danse. Un entraîneur qui justement devrait être indépendant quand il fait sa liste, quand il convoque les joueurs, parce que c’est son travail, il est entraîneur sélectionneur, quand il fait ses entraînements, quand il arrête sa liste des onze entrants. C’est de sa responsabilité et de son pouvoir. A partir de là, le climat ne pouvait pas être de nature à pouvoir jouer les matches.

Les gens ne se regardaient plus, sinon en chiens de faïence. Il y avait des clans, il y a des joueurs qui ne se saluaient plus, l’entraîneur lui-même dépassé par les événements. Sur le terrain, qu’est-ce que ça pouvait donner ? Je ne sais pas pourquoi les entraîneurs rentrent dans ce jeu ; peut-être parce qu’ils manquent de personnalité et certainement de capacité à pouvoir gérer un groupe comme celui des Lions. La 3ème phase c’est que les responsables eux-mêmes n’ont pas su arranger cette situation. Ils n’ont pas su ramener chacun à sa place. Tout le monde savait bien ce qui se passait au sein des Lions pendant la Can jusqu’à la coupe du monde, mais personne… au contraire, on nous disait que tout est bien, tout marche bien, il n’y a pas de problème au sein de l’équipe, mais les joueurs nous administraient la preuve de tout cela.

Vous rejoignez donc Roger Milla qui a toujours dénoncé l’indiscipline ?
Nous n’avons fait que le dire. Nous avons attiré l’attention des responsables ici. Roger Milla l’a fait ; je l’ai fait dans la presse. Je suis même allé jusqu’à dire que le problème de l’équipe nationale c’est tel ! Il y avait un problème de discipline au sein de l’équipe nationale. Un problème de l’imposition du leadership d’un joueur sur les autres.

Vous avez été à la tête de cette équipe, avec parfois ce genre de problème. C’est ce qui vous a fait démissionner ?
Je n’ai pas démissionné parce qu’il y avait ce genre de problèmes. C’était justement à la période où il y avait la discipline. Je n’ai pas eu ce problème. Ces joueurs me connaissent ! J’ai démissionné pour autre raison.

Vous n’avez pas eu la pression de certains joueurs ?
Tout au contraire, les joueurs étaient étonnés de ma démission ! Je ne peux pas revenir sur cette démission, mais je crois que c’est le ministre qui a eu une certaine pression pour qu’il ramène celui que j’avais remplacé. Et c’est ce qui a été fait.

Si c’était à refaire, démissionnerez-vous ?
Non seulement je ne le referais plus, mai je ne l’accepterais même pas. Je crois que même ce ministre que je respecte d’ailleurs l’a regretté quelque part par la suite. Quand j’étais dans cette équipe, la discipline était de mise. J’ai joué dans cette équipe et je suis entraîneur aujourd’hui, on nous cite aujourd’hui comme une armée. S’il n’y a pas de discipline dans l’armée, … s’il n’y a pas de discipline dans une équipe de sport en général, s’il y a des joueurs qui se croient exceptionnels, qui commandent même toute la République, je ne sais pas où on va. On n’a pas pu mettre de l’ordre dans cette affaire-là avant et pendant la Can, avant et pendant la coupe du monde. La preuve, on y est encore.

Est-ce que trop de bruits de part et d’autre ne peuvent pas déstabiliser l’entraîneur ?
Je vais vous rappeler que la personne d’abord chargée de faire régner la discipline au sein d’une équipe nationale c’est l’entraîneur. S’il ne peut pas le faire, il n’a pas sa place-là. Il y a une stratification des mesures qu’on va prendre. Vous commencez par avertir, ensuite à suspendre, et enfin à exclure. Voilà comment ça se fait dans certains pays. Tu as beau être un grand joueur, si tu es indiscipliné, l’entraîneur se passe de toi. Regardez ce que Dunga a fait avec le Brésil où tout le monde croyait que Ronaldinho avait sa place, mais le coach a dit non, il a déjà un groupe où tout marche bien. Il ne veut pas avoir un joueur qui va venir perturber l’équilibre de ce groupe.

 

Et ces marabouts qui accompagnent l’équipe ; l’avez-vous connu en votre temps ?
Je n’ai jamais vu ça quand j’étais entraîneur sélectionneur des Lions en 2001. Là aussi, on n’a pas tiré les leçons de ce qu’on a vu en Angola. Et là aussi, j’avais eu à intervenir dans une chaîne de radio ou de télévision pour dire que Dieu et les sorciers ne vont pas ensemble. Vous ne pouvez pas en même temps suivre Dieu et les sorciers, ce que vous appelez marabout. Dieu est tellement jaloux. Il dit qu’il n’y a que lui en qui on doit croire. C’est Dieu lui-même qui a créé le sorcier qu’on appelle Lucifer.

Il lui a certainement laissé certains pouvoirs comme il voulait se comparer à lui. Et il lui a dit que je te prouverai partout que je suis au-dessus de toi. Et c’est ce qui se passe. Dieu vous montre que si vous faites semblant d’être avec lui, et en même temps vous êtes avec des marabouts, vous ne verrez même plus Dieu et il sait où il vous sanctionne. Je croyais qu’on avait tiré les leçons de la Can, mais si on parle encore des marabouts en Afrique du sud, ça veut dire que nous étions dans un groupe où il y avait un fourre-tout. Personne n’a donc cherché à résoudre le problème qui se posait. Et comme à force de couvrir et étouffer un problème, à un certain moment, quand le couvercle ne peut plus tenir, ça explose. Et c’est pourquoi on a assisté à tout ce qui s’est passé en Afrique du sud. Ça fait honte à notre pays.

Comment en sortir ?
Je crois que le plus tôt est le mieux. Il faut mettre tous ces problèmes sur la table et refonder l’équipe nationale. Déjà, le ministre des Sports a eu une très belle initiative d’organiser le forum sur le football dernièrement. Je crois que de très bonnes résolutions sont sorties de ce forum. Il reste maintenant de les mettre en chantier. Il reste de les mettre en chantier pour ce qui concerne le football au Cameroun. A propos de l’équipe nationale qui ne doit être que le reflet d’une bonne organisation du football dans un pays, il faut mettre tous les problèmes sur la table et les analyser froidement, cyniquement et trouver des solutions.

Le décollage de notre football doit se faire avec le label Cameroun ; avec des entraîneurs Camerounais. On a longtemps essayé avec ces expatriés, on ne voit pas ce que ça nous a apporté. Je crois que sauf si on est tous des imbéciles dans ce pays, pour ne pas le comprendre et essayer de changer, parce qu’il n’y a que des imbéciles qui ne changent pas. Qu’on fasse confiance aux entraîneurs Camerounais. Je crois qu’aujourd’hui, la majorité des Camerounais est tout à fait d’accord qu’on fasse aussi avec. Même s’il faut qu’on aille échouer. On va dire qu’ils ont aussi échoué. Les autres échouent, mais avec les leurs.

On l’a souvent fait, mais pas avec les mêmes moyens…
Qu’on donne les mêmes moyens aux entraîneurs locaux, comme on les donne aux Blancs facilement. Vous verrez qu’ils feront vraiment du travail et même peut-être mieux que ces expatriés qu’on nous amène et qui finalement deviennent des mercenaires. Et pour le faire, il faudrait qu’on voie les compétences des uns et des autres. Parce que là aussi, il y a trop de favoritisme, trop de fantaisie quand il faut nommer les entraîneurs nationaux. Je rappelle ici que tout comme un joueur, l’équipe nationale est une consécration pour tout entraîneur.

Et la consécration c’est par rapport au vécu que vous avez au niveau des clubs, au moins pendant cinq à dix ans. On voit d’abord le travail que vous avez abattu avant de vous confier une responsabilité au niveau national. Or ici, quand on veut nommer un national, c’est par intérim. Et c’est le tribalisme qui prévaut, c’est le favoritisme. On va prendre quelqu’un qui n’a jamais entraîné nulle part, on le propulse au niveau national. Il faudrait qu’on dépasse ces considérations, surtout que ça n’apporte jamais les résultats. Qu’on confie l’équipe aux gens qui méritent. Et les gens qui méritent ont un vécu expérientiel, ils ont déjà travaillé ailleurs.

© Propos recueillis par : Lindovi Ndjio

 

 

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Mondial 2010: Les langues se délient... Le rgard des autres...

Cameroun : Joseph Antoine Bell, ancien gardien du Cameroun - “6 coupes du monde pour 5 échecs au premier tour’
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L’homme est connu par son franc parler qui perturbe. L’ancien gardien de but des Lions Indomptables dit sa part de vérité sur la sortie prématurée des Lions du Cameroun.
Comment expliquer l’élimination des Lions Indomptables avant la fin du premier tour ?
L’équipe du Cameroun a perdu ses deux premiers matchs sans avoir joué contre le premier du groupe. Dans ces conditions, l’équipe est la dernière et ne peut donc se qualifier pour le tour suivant.
Les Lions sont derniers de leur groupe alors qu’on garde un très bon souvenir de cette équipe, notamment lors de la Coupe du Monde de 1990. Pourquoi cette déconfiture ?
Tout le monde garde le souvenir de 1990. Pourtant, 1990 c’est une seule édition de la Coupe du Monde. Pourquoi ne parle-t-on pas des autres années ? Que s’est-il passé en 1994, en 1998, en 2002 et en 2006 ? Nous avons fait un bon parcours une fois : une seule participation réussie. Toutes les autres participations se sont soldées par des échecs que nous avons happés par un esprit complaisant qui fait qu’on ne regarde pas la vérité en face et on se compromet.
Quelle est cette vérité ?
La vérité est qu’on a été six fois en Coupe du Monde et que cinq fois on est rentré au premier tour. Et le seul résultat que nous mettons toujours en avant est celui de 1990, comme si c’était ça notre régularité. La vérité est que nous n’avons jamais gagné de match de Coupe du Monde en dehors de 1990. Sauf l’Arabie Saoudite qu’on a battu en 2002. Et encore ! Par un but à zéro. Voilà les chiffres de l’équipe du Cameroun. Si on avait accepté de regarder cette vérité en face depuis longtemps, on aurait probablement accepté de prendre les mesures qui s’imposent et on n’aurait pas continué dans cette voie qui nous conduit aujourd’hui là où nous sommes.
De quelles mesures parlez-vous ? Pensez-vous qu’il y a un problème de discipline, de cohésion ou encore de sélection des joueurs ?
La discipline et la cohésion sont des choses qui viennent en dernier lieu et il faut parler plus de cohérence que de cohésion. La cohésion s’adresse à l’équipe mais la cohérence c’est d’abord les idées. Une équipe ce n’est pas simplement les joueurs qui sont sur le terrain : c’est une politique générale de management. Il faut définir où on va, qu’est-ce qu’on recherche… etc. Lorsqu’on a répondu à ces questions, ce qu’on fait ensuite devient cohérent avec les idées de départ qui guident la conception de la politique qu’on veut mettre en place. Lorsqu’on est complaisant, on finit par avoir ce que nous avons eu. C’est-à-dire qu’à un moment, le sport nous rattrape et il est implacable. Nous n’avons jamais été contents d’une Coupe du Monde depuis 1990. Et à chaque fois qu’on n’est pas content, on rejette les torts sur quelqu’un d’autre, jamais sur nous-mêmes. Dans tous les cas, on se pare de la réussite de 1990.
La mauvaise prestation des Lions était-elle donc prévisible ?
Il y avait tous les indices qui montraient qu’on ne serait pas bons lors de cette Coupe du Monde. Nous nous sommes laborieusement qualifiés dans un groupe où il y avait le Togo, le Gabon et le Maroc. Mais nous avons fait passer le Togo, le Gabon et le Maroc pour des foudres de guerre afin de nous attribuer le mérite d’un miracle. Personne n’a eu le courage de dire que se qualifier dans ce groupe là n’était pas un miracle et si c’en était un, ça veut dire qu’un échec cuisant nous attendait forcément en Coupe du Monde où il n’y aurait pas de Togo ni de Gabon.
Si pour pouvoir se galvaniser d’avoir gravi les hauteurs en saut en hauteur, vous abaissez la barre, ne vous étonnez pas que si vous allez à une compétition mondiale, vous ne franchissiez aucune barre. Nous avons rabaissé nos exigences. Donc, évidemment, nous nous satisfaisons de faux obstacles que nous nous posons nous-mêmes. Quand une équipe du Cameroun, qui se veut être leader africain et qui devait être l’espoir de l’Afrique pour remporter la Coupe du Monde est contente de se qualifier péniblement dans un groupe où il y a le Gabon et le Togo, lorsque cette équipe va en Coupe d’Afrique des Nations et sort en quart de finale et qu’à cette Can, le Gabon confirme que le Cameroun est à son niveau puisqu’il le bat, et que jusque-là, on ne se rend pas compte de ce qui est en train de se passer, on ne peut pas après crier à la surprise quand en Coupe du Monde on ne gagne pas de match.
Les problèmes internes à l’équipe dont les journaux ont récemment parlé ont-ils aussi pu être à l’origine de cette débâcle ?
Les problèmes internes font partie de la cohérence dont je parlais tantôt. Si vous gérez votre équipe avec complaisance ou dans l’incompétence, les problèmes internes naîtront. Les problèmes internes sont le résultat d’une absence de rigueur. Le management est là pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de problèmes internes. Il n’y a jamais de problèmes internes chez les vainqueurs, il n’y a jamais de problèmes internes chez les compétents, il n’y a jamais de problèmes internes chez les champions. Les problèmes internes c’est pour ceux qui ne passeront pas. Parce que, forcément, ça veut dire qu’il y a un problème de management. Il n’y a pas de problèmes internes là où il y a un manager rigoureux et compétent
© L'intelligent d'Abidjan : Réalisée à Johannesburg par Hamed Konin

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jeudi, 24 juin 2010

La coupe de l'Ambassadeur était pleine !

PETANQUE : L’AMBASSADEUR DE FRANCE PERPETUE LA TRADITION.

 boules 3.jpg

Le nouvel Ambassadeur de France au Cameroun S.E Bruno GAIN a présidé dimanche dernier la deuxième édition  du tournoi de pétanque de l’Ambassadeur .Une belle fête  qui a vu la participation massive des boulistes français et camerounais. C’était au club de l’Assistance Militaire Technique (AMT).

La compétition  s’est déroulée en doublettes. Les rencontres d’un bon niveau technique et l’on a apprécié en finale surtout, l’opposition de ce que l’on pourrait appeler : France $ Cameroun  ou encore Blancs $ Noirs. En effet celle-ci a vu les paires  TRONCHE-Jeannot affronter MEBOH-MOBARA. Le public présent a pu apprécier les talents de tireurs et de pointeurs des protagonistes qui ne se sont pas de cadeaux. Le score de 13-10 en faveur de la paire Tronche-Jeannot est une illustration de l’âpreté des débats.

Le classement final a été le suivant :

 

Rang

PAIRES

Rang

PAIRES

1er

Jeannot –Tronche

Nanfoué-Odilon

Mobara –Meboh

Augier-Crépin

Bro – Bernard

Njoya - Mbarga

Akao -Soulé

 

 

Au niveau des distinctions et des prix, l’on peut signaler la super consolante qui a été attribuée à la paire conduite par le président de la fédération, le colonel Ndjock Parfait. Les paires ont reçu des enveloppes pour la plu part, et un trophée pour les vainqueurs. L’émotion a atteint son comble lorsqu’il a fallu dire au revoir au couple Tronche (le Directeur technique national  de la fédération) qui va en vacances et surtout madame qui est affectée à Paris. Il a reçu des cadeaux souvenirs de la fédération. L’Ambassadeur, pour sa bienvenue a aussi eu droit à un cadeau…

Notons que Philippe Tronche continuera d’assumer ses fonctions de DTN. Il a rassuré les uns et les autres en dévoilant son plan de travail pour les prochaines échéances.

Nous avons recueilli quelques impressions.

Bruno GAIN (Ambassadeur de France au Cameroun) : J’ai été très impressionné par l’habileté des joueurs camerounais d’abord,j’ai été heureux que ce sport d’origine française particulièrement de la région de Marseille, ait traversé la méditerranée pour se retrouver en Afrique, et au Cameroun en particulier. C’est un beau sport qui demande d’habilité et de concentration. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à suivre cette finale et découvrir l’équipe nationale du Cameroun de pétanque à qui je souhaite beaucoup de chance et de succès pour les journées difficiles qui l’attendent lors du prochain championnat d’Afrique des nations. La bataille a été indécise jusqu’au bout. Il a fallu qu’un membre de l’équipe camerounaise commette une erreur en choisissant de tirer au lieu de pointer. C’était ça le tournant du match à mon avis. J’espère être là l’année prochaine pour la troisième édition.

            DA Cruz Peireira Jeannot (DGA du PMUC  –vainqueur) : C’est la victoire de la pétanque et de la fraternité. Je crois que ça s’est bien passé. Je remercie le club de l’AMT, l’Ambassadeur de France, le président de la fédération  et tous les participants qui étaient là.boules 2.jpg

Quand on est en finale, on ne doute pas. Tous les participants ont eu leur chance. Si on est là, ce n’est pas par hasard. On essaie de former une paire. Mais j’ai beaucoup joué pour mon coéquipier (Tronche partant) avec qui on a passé de moments fabuleux. Il va quitter le Cameroun pour des raisons professionnelles.

Quant à nos adversaires, ils ont été à la hauteur. Ils sont très bons Je les encourage. Ce sera difficile de les battre prochainement.

Didier ONANA©mbolocameroon 22 11 45 87

03:23 Écrit par Bambino dans PETANQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tournoi de pétanque, ambassadeur, france, cameroun, boulistes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Perdre en Afrique avec l'Afrique !!!

MONDIAL 2010 : PERDRE EN AFRIQUE AVEC L’AFRIQUE !

 songeur le ngouen.jpg

La FIFA avait-elle raison de lancer son programme et slogan « gagner en Afrique avec l’Afrique » ? Telle est la question que notre rédaction se pose au moment où toutes les équipes africaines participant à la première coupe du monde de football jamais organisée sur le sol africain tombent comme des mouches au premier tour.

 

          « Gagner en Afrique avec l’Afrique », ce slogan ressemblait bien à une trouvaille du président de la FIFA, SEPP BLATTER pour battre campagne et gagner l’estime du continent noir. Beaucoup de personnes ont certainement apprécié tous les programmes de formation et stages de recyclage des entraîneurs et officiels  organisés sur notre continent depuis quelques années. Ceux-ci ont eu pour objectif de renforcer les capacités des techniciens du football en Afrique. Seulement  au vu des médiocres performances des africains au mondial Sud-Africain, on se demande à quoi tout cela a servi.

 Combien d’entraîneurs africains étaient ils assis sur les bancs de touche des équipes africaines ?  Un seul, celui de l’Algérie, Rabah SAADANE qui n’a pas mieux fait que les expatriés qui se sont accaparés le poste des cinq autres équipes. Le Cameroun ayant ‘terminé le tableau’ avec comme adjoint du principal Paul Le guen, un autre toubab !!! Dire que les camerounais n’avaient pas le droit de se délecter de … son incompétence. Qu’on ne nous parle pas de Jacques SONGO’O, l’entraîneur des gardiens de buts.

Non ce « Gagner en Afrique avec l’Afrique » aura été un échec. Seuls quelques arbitres ou assistants parmi les quels MEKOUANDE Evarist, le camerounais ont  réussi à « Gagner en Afrique avec l’Afrique ». Eux  au moins ont été à la hauteur des attentes par leurs prestations somme toutes honorables.

Iya mohammed.jpg 

La responsabilité de l’échec des équipes africaines à ce mondial sud africain incombe d’abord aux dirigeants africains qui n’ont pas toujours voulu faire confiance à leurs techniciens. Pourquoi donc dépenser autant d’argent pour les former si ceux-ci ne peuvent pas exercer chez eux ? Ils préfèrent  dépenser des dizaines voire des centaines de millions de francs CFA par mois pour des entraîneurs  expatriés qui ne leur apportent rien. Pourtant s’ils  donnaient au moins le ¼ de ce qu’ils versent à ces « sorciers blancs », ces derniers, connaissant mieux l’environnement  et les réalités, limiteraient les dégâts.  Non, trois fois non ! L’Afrique ne méritait pas cette grosse humiliation.  «  Gagner en Afrique avec l’Afrique » ne voulait certes pas dire que les africains auraient toutes les facilités au cours de ce mondial, au moins jouant à la maison avec les faveurs du chaleureux public sud africain, ceux-ci devaient avoir une prestation honorable. Nous sommes fatigués de vivre sur les souvenirs de 1990 et 2002. Nous tirons notre chapeau à la FIFA qui a mis d’énormes moyens techniques au profit de l’Afrique pour que celle-ci ne « perde pas en Afrique avec l’Afrique ». Dommage pour les africains qui n’ont pas su traduire ce concept en actes concrets. Nous aimerions bien savoir ce qui sera crée après cette foireuse coupe du monde ? peu être que c’est le continent américain qui bénéficiera de ces programmes. Lui au moins saura les exploiter…. Quant à l’Afrique, elle continuera de rêvasser … et de perdre en Afrique avec les gros moyens africains.

 

Etienne Didier ONANA. ©mbolocameroon 22 11 45 87

 

 

03:19 Écrit par Bambino dans Culture, EDUCATION /, Football, International, Mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : officiels, entraineurs, occidentaux, locaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 20 juin 2010

Ce que dit la presse occidentale ...

Après l’élimination du Cameroun de la coupe du monde, nous avons fait le tour de certains médias pour voir ce qui a été publié … Voici des extraits de RMC et eurosport..fr

Paul Le Guen a livré sa réaction après la défaite du Cameroun face au Danemark (2-1), synonyme d'élimination de la Coupe du Monde.

«C'est une grosse désillusion, on avait beaucoup d'espoirs. Le match a montré qu'on avait des raisons d'en avoir, on a manqué d'efficacité et on n'a pas su concrétiser nos bonnes périodes. C'est une grosse déception par rapport aux espoirs du peuple du Cameroun. Ce qui a fait la différence, c'est l'efficacité devant le but. On a eu des occasions très nettes, mais on a manqué de réussite en touchant le poteau. On a été maladroit dans la finition, mais on a été généreux et on a donné ce qu'on pouvait donner», a-t-il confié en conférence de presse. L'ancien entraîneur de Lyon a par ailleurs précisé qu'il ne démissionnerait pas de son poste malgré cette élimination prématurée

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Malgré le succès des siens face au Cameroun (2-1) qui les maintient en course pour les huitièmes de finale, le sélectionneur danois Morten Olsen avait beaucoup de choses à reprocher à ses joueurs. Il a même conscience que son équipe aurait pu boire la tasse face aux Lions Indomptables. «Nous n'avons pas très bien commencé ce match et nous avons fait une erreur que le Cameroun a bien utilisée, a concédé Olsen. Nous avons montré que nous avions de la volonté et un bon état d'esprit. Il y a des erreurs qu'on ne pourra pas répéter dans ce tournoi, le Cameroun aurait pu nous punir plus lourdement. On s'est bien battu, c'était difficile de récupérer le ballon, c'est le domaine où il faudra progresser à l'avenir. Nous avons été surpris par leur configuration en diamant, mais nous avons vite réagi. J'étais en colère en quittant le terrain, car nous avons fait trop d'erreurs élémentaires. Nous avons encore des progrès à faire.» Le Danemark jouera sa place au prochain tour face au Japon, jeudi. (Avec AFP)

Battu par le Danemark (1-2), le Cameroun est le premier éliminé de la Coupe du monde. Cette deuxième défaite en deux matches ne laisse en effet aucune chance dans le groupe E aux Lions Indomptables avant leur dernier match face aux Pays-Bas. Une grosse déception pour l'équipe de Paul Le Guen.

CAMEROUN - DANEMARK : 1-2

Buts : Eto'o (10e) pour le Cameroun et Bendtner (33e), Rommedahl (61e) pour le Danemark

Les sélections africaines ne sont décidemment en veine sur leur continent. Les entraîneurs français non plus. Si le Ghana reste en course, les autres représentants sont au plus mal. Le Cameroun de Paul Le Guen, lui, est déjà éliminé. La faute à une défaite face au Danemark (1-2), la deuxième après celle contre le Japon (0-1), qui qualifie dans le même temps les Pays-Bas pour les 8e de finale. Critiqués durant la semaine, les Camerounais ont pourtant tenté de répondre. Tout au moins pendant les 20 premières minutes. C'est une bien maigre consolation pour Samuel Eto'o et ses coéquipiers venus en Afrique du Sud pour imiter, voire dépasser, leurs devanciers de 1990 qui avaient atteint les quarts de finale.

Mais ces Lions-là manquent définitivement d'appétit. Ou ils ont perdu leur temps en coulisses à se chercher des poux sur fond de guerre des clans et de contestation du capitaine Eto'o. Paul Le Guen avait pourtant pris en compte les critiques des uns, revendications des autres et ses propres erreurs du match initial en remaniant son milieu de terrain avec notamment la titularisation d'Alexandre Song. Et le début de rencontre a semblé lui donner raison. Dès la 10e minute, Eto'o ouvre la marque en fusillant Thomas Sörensen, suite à une relance complètement ratée de Christian Poulsen. Les Lions Indomptables se montrent alors irrésistibles et Emana manque de peu de doubler la marquer sur un tir de 25 mètres (13e).

Un réveil tardif

Les Danois finissent pourtant par reprendre leurs esprits et le contrôle de la rencontre. Gronkjaer tente sa chance de 20 mètres mais Alexandre Song détourne de la tête en corner (17e) et Souleymanou doit sortir devant Jon Dahl Tomasson (20e). Les Scandinaves concrétisent leur domination à la 33e minute sur une superbe transversale de 60 mètres de Daniel Agger pour Rommedahl. Le milieu offensif prend Benoît Assou-Ekotto de vitesse et sert parfaitement Nicklas Bendtner dans la surface de réparation, qui conclue. A la 41e minute, le Danemark manque de peu d'assommer les Camerounais mais Song sauve son équipe en plongeant pour détourner le tir de Tomasson alors que son gardien est battu.

Dans la foulée, Eto'o profite d'un mauvais renvoi de Sörensen, mais sa frappe percute le poteau droit (42e), puis Emana perfore la défense danoise et rate son tir, capté sans mal par le gardien de Stoke City. En deuxième période, en passant par les ailes et en multipliant les longues transversales, les Danois épuisent la défense du Cameroun qui craque à l'heure du jeu sur un raid solitaire de Rommedahl (61e), qui se joue de Makoun. Les Camerounais a beau eu faire le siège du but danois, ils ont toujours buté sur Sörensen ou l'un de ses défenseurs. Leur rêve sud-africain est désormais terminé.

Dennis Rommedahl, le bourreau du Cameroun ce samedi (1-2), n'avait plus marqué pour le Danemark depuis octobre 2007, soit plus de 2 ans. Retrouvez de façon détaillée les principales statistiques du match Cameroun-Danemark.etoo & leguen.jpg

06:57 Écrit par Bambino dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : élimination des lions | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook