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lundi, 21 février 2011

Tout sur la libération des otages à Bakassi

BAKASSI : Les otages Enfin  libérés

 

Les personnes faites prisonnières par des ravisseurs dans la péninsule de Bakassi ont été libérées le mercredi 16 février 2011. Le Ministre camerounais de la communication Monsieur ISSA TCHIROMA BAKARY a réuni jeudi dernier dans la salle des conférences de son département ministériel, la presse camerounaise et internationale pour l’informer des circonstances dans lesquelles celle-ci a eu lieu.

Etienne Didier ONANA

 

        Dans son style habituel, Monsieur TCHIROMA  en anglais puis en français, est allé droit au but pour délivrer le message  selon lequel : 

 «  Sous  hautes instructions du Chef de l’Etat,   les forces de défense et de sécurité camerounaises ont procédé le 16 février 2011à la libération des personnes prises en otage le  dimanche 06 février 2011 par les ravisseurs dans la péninsule de BAKASSI :

Il s’agit de :

AYUK Edward,Sous-préfet d’ Akwa, ABOKO Patrick Maire de la commune d’Akwa, Benedict OKON,Adjoint au Maire d’Akwa, l’Officier de police de 2è grade ZE Ceprin,Commissaire spécial d’Akwa,l’Officier de 2è grade,Commissaire de sécurité publique d’ Akwa,le Maréchal des logis BAOGA François,le Gendarme Major NGO’O MEBE,le Gendarme NDAPTCHE Philip,Madame TUBAH Priscillia,Infirmière,Moses, photographe nigérian,ITA Okon, le Représentant du chef de village d’ Akwa. En attendant les visites médicales d’usage, toutes ces personnes suscitées se portent relativement bien à l’exception du gendarme NGOO’ MEBE grièvement blessé, et de Madame TUBAH Priscillia victime d’une fracture et de troubles psychiques mais dont les jours ne sont pas en danger.

 Le gouvernement de la république a malheureusement, la douleur d’annoncer le décès de l’Adjudant chef major MENGUE Jean-Paul, Commandant de la brigade maritime d’ Akwa, et du Maréchal de logis, NGUIDJOE Emmanuel, en service au sein de la même unité survenus au cours de la riposte menée au moment de la prise d’otages, par les éléments de nos forces de défense et de sécurité accompagnant le sous-préfet. S.E Paul Biya salue avec émotion la mémoire de ces valeureux soldats. Il exprime ses sincères condoléances à leurs familles respectives  et ses voeux de prompt rétablissement aux blessés. Il les assure que toutes les mesures seront mises en œuvre en vue de la récupération dans les meilleurs délais possibles  des dépouilles mortelles des regrettés disparus. »

        Répondant à l’unique question des hommes et femmes des médias qui voulaient savoir, si cette libération s’était  faite  sans une contre partie financière, Le Ministre de la communication a donné les raisons qui d’après lui, poussent certaines âmes à mener des actes malheureux comme celui qu’on condamne tous aujourd’hui. Il s’agit d’après le Porte parole du gouvernement camerounais :

        « Des convoitises dues aux richesses de notre pays, faisant de celui-ci le terrain de prédilection des preneurs d’otages ».

 Il a ensuite relevé la pertinence de la question avant de dire que : « Si d’aventure je vous dis que cette partie de notre territoire est un terrain de prédilection des preneurs d’otages.  À la place de votre question, si vous exaltiez le courage  de nos forces de défense et de sécurité qui, au prix de leur vie, acceptent là-bas pour mesurer leur courage, leur bravoure, leur  force avec des forces invisibles qui surgissent de nulle part avec des armes beaucoup plus puissantes, si vous exaltiez leur courage, je vous aurais salué. Mais  ce n’est pas pour autant que j’esquive votre question.  Je dis donc que, si aujourd’hui je me mettais à vous dire que le gouvernement a négocié  et qu’il a sorti tant d’argent,  qu’il a procédé de telle façon, n’est ce pas une manière d’encourager ces preneurs d’otages, de venir s’installer à Bakassi  pour rendre la vie impossible à nos paisibles citoyens, à nos forces de défense qui sont là-bas ? Ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que sur  très hautes instructions du Président de la République, toutes les mesures sont prises pour que ça ne se répète pas. Mais comme je vous disais tout à l’heure, c’est un terrain de prédilection.

Je voudrais par la suite attirer votre attention sur une autre vérité que vous connaissez. Le Cameroun n’est pas le premier pays où s’opère une prise d’otage. Mais est ce que vous connaissez un seul pays  où il y a eu des prises d’otages et où les gouvernements ont porté sur la place publique les conditions de négociations qu’il y a eu ? Pourquoi voulez-vous  que le gouvernement  auquel vous appartenez fasse exception par rapport à ce qui se  fait de part le monde ? Je tiens  donc à saluer votre responsabilité une fois de plus, si vous ne voulez pas mettre en danger la vie des commis de l’Etat et des populations  qui servent la nation avec beaucoup d’abnégation, de courage et parfois au sacrifice de leurs vies. Ne poussez pas les preneurs d’otages à s’installer  par ce que, ce qu’on mettra à leur disposition constituera un appât».

Décriptage de : Etienne Didier ONANA ©mbolocameroon 94788688/70311128/22114587

 

13:18 Écrit par Bambino dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otages, libération, bakassi, raisons, film, point de presse, tchiroma, issa, mbolocameroon, président | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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