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mardi, 01 mars 2011

Echos de la Maison blanche

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Par Merle David Kellerhals Jr.
Rédacteur

Washington - Le président Obama a demandé au dirigeant de la Libye, M. Mouammar Kadhafi, de quitter le pouvoir maintenant, disant que celui-ci et son gouvernement devaient être tenus pour responsables de leurs violations des droits de l'homme et de leur brutalisation du peuple libyen.

Lors d'un entretien le 26 février avec la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, le président a exprimé sa profonde inquiétude quant aux violations des droits de l'homme que le gouvernement libyen continue de perpétrer et à son traitement brutal à l'égard des Libyens. M. Obama a souligné que l'usage de la violence contre le peuple libyen mettait en question la légitimité de la présence de M. Kadhafi à la tête du pays, a indiqué la Maison-Blanche.

La secrétaire d'État, Mme Hillary Rodham Clinton, a mis l'accent sur la position du président Obama en déclarant qu'il ne faisait aucun doute que le peuple libyen souhaitait voir M. Kadhafi quitter le pouvoir.

« Nous avons toujours dit que c'était au peuple libyen de décider de l'avenir du gouvernement Kadhafi et les Libyens se sont clairement exprimés à ce sujet », a dit Mme Clinton le 26 février. « Quand il ne reste à un dirigeant que le recours à la violence massive contre son peuple pour se maintenir au pouvoir, cela veut dire qu'il a perdu sa légitimité en tant que dirigeant et qu'il doit faire la chose juste à l'égard de son pays en quittant le pouvoir maintenant. »

« M. Kadhafi a perdu la confiance du peuple et il doit s'en aller sans soumettre le pays à de nouvelles effusions de sang et à d'autres violences », a-t-elle ajouté.

C'est la première fois que des responsables du gouvernement Obama exhortent directement M. Kadhafi à quitter le pouvoir qu'il occupe depuis 42 ans. Cet appel a été lancé alors que les États-Unis imposent de nouvelles sanctions ciblant les avoirs financiers et les déplacements de M. Kadhafi, de son régime et de sa famille et ceux de 10 de ses partisans et collaborateurs les plus proches.

La Libye est en proie à un conflit civil qui a commencé le 15 février par une révolte non-violente contre le gouvernement. La moitié orientale de ce pays maghrébin situé sur la mer Méditerranée entre la Tunisie et l'Égypte, est maintenant en grande partie sous le contrôle des rebelles libyens, mais les accrochages et les manifestations se sont maintenant répandus jusqu'aux limites de la capitale, Tripoli.

Mme Clinton a quitté Washington le 27 février pour se rendre à Genève aux fins de consultations sur les mesures à prendre avec ses homologues de l'Union européenne, de la Russie et d'autres puissances, notamment des délégués de pays arabes et africains. Elle a prononcé un discours le 28 février au Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur la crise qui s'aggrave en Libye et sur le statut de son gouvernement. C'est la première allocution de Mme Clinton devant cet organe international.

Avant son départ, la secrétaire d'État a téléphoné à Mme Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères, et à d'autres alliés européens.

Le secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, s'entretient le 28 février à la Maison-Blanche avec M. Obama qui avait téléphoné le 25 février à son homologue français, M. Nicolas Sarkozy et à d'autres dirigeants de la communauté internationale.

Le président Obama a déclaré à la presse le 25 février que « les violations continues des droits de l'homme par le gouvernement libyen, sa brutalisation du peuple et ses menaces révoltantes lui ont attiré, comme il se doit, une vaste condamnation ferme de la part de la communauté internationale ».

Les États-Unis ont imposé des interdictions de visa ciblant spécifiquement de hauts responsables libyens et leurs familles et rejetteront toutes nouvelles demandes de visa de leur part. Un gel a été imposé sur tous les avoirs aux États-Unis de M. Kadhafi, de son gouvernement, de ses quatre enfants et de ses collaborateurs. Washington a aussi fermé son ambassade à Tripoli et a suspendu certains échanges militaires limités entre les deux pays.

M. Obama a déclaré que les États-Unis « se tiendraient fermement aux côtés du peuple libyen alors qu'il revendique ses droits universels et un gouvernement qui soit réceptif à ses aspirations car sa dignité humaine ne saurait lui être refusée ».

Les sanctions de l'ONU

Le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité le 26 février en faveur de sanctions politiques et financières contre le dirigeant libyen, ses partisans et son gouvernement - décision qui vise à imposer des mesures immédiates pour faire cesser la violence, assurer la reddition de comptes et fournir une assistance humanitaire au peuple libyen.

En outre, cette résolution est la première qui soit adoptée par le Conseil de sécurité à l'unanimité de ses membres et qui défère la situation en Libye « à la Cour pénale internationale pour des violations des droits de l'homme », a souligné la représentante permanente des États-Unis à l'ONU, Mme Susan Rice.

« Le fait que le Conseil de sécurité ait agi si rapidement est très significatif, de même qu'il a noté à l'unanimité les crimes révoltants et abominables perpétrés par le gouvernement libyen contre son propre peuple », a dit Mme Rice à la presse suite à l'adoption de la résolution. « Ceux qui massacrent des civils doivent être tenus personnellement responsables de leurs actes. »

Les sanctions onusiennes comportent aussi un embargo ferme sur les armes et des mesures visant à dissuader le gouvernement libyen de l'emploi de mercenaires contre son peuple, a ajouté Mme Rice dans ses propos à la presse.

11:40 Écrit par Bambino dans A L'ETRANGER | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, kadhafi, mouammar, rice, obama | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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