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mardi, 01 mars 2011

Lutte contre le dopage en sport

 

Des sportifs camerounais luttent contre le dopage

Il y a quelques semaines que s’est tenu à Yaoundé, un séminaire sur le dopage en sport. C’était à l’initiative de la fédération camerounaise d’haltérophilie avec le concours de la fédération internationale d’haltérophilie (IWF). Près d’une cinquantaine de personnes y ont pris part à la grande satisfaction des Dr Monika UNGAR, Conseiller juridique à l’ IWF et Béla TAMASI, assesseur médecin de la même organisation les deux experts hongrois dépêchés pour la cause.

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La salle des fêtes « les kyriakettes » du parc Kyriakidès à Elig-Essono par Yaoundé aura servi de cadre pour le séminaire susmentionné. Il portait sur les moyens de lutte contre le dopage en sport. Outre le staff dirigeant de la fédération camerounaise d’haltérophilie emmené par son président Sa Majesté BOUKAR TIKIRE, sa vice présidente Madame MOUNCHIKPOU MANDOU Margueritte et Yves Vincent MPENEKOUL. Y prenaient part également, des athlètes, des journalistes, des entraîneurs, des médecins, des amateurs et des curieux. Les échanges auront porté tour à tour sur les mobiles de l’organisation dudit séminaire, la genèse de l’Agence mondiale antidopage (AMA), la définition du dopage et les actes constituants des violations des règles antidopage ainsi que la localisation de l’athlète et partant sur le système de gestion des informations sur l’athlète dénommé ADAMS « Anti-doping Administration System ». C’est ainsi que l’on a pu retenir entre autre que le dopage ne se réduit pas exclusivement à l’usage des substances prohibées, mais s’étend à l’enfreinte des différentes règles antidopage recensées. Il en existe huit dont la possession des substances interdites, l’incitation ou l’assistance au dopage, le manquement à l’obligation de transmission d’informations sur la localisation de l’athlète, le refus de se soumettre à un prélèvement d’échantillon, celui-ci pouvant être urinaire ou sanguin selon le besoin, ainsi que la présence d’un d’une substance interdite dans un échantillon prélevé d’un athlète. Cela sous-entend que, pour le sportif, ne pas consommer de dopant ne met tout autant pas à l’abri d’un résultat positif lors d’un test. Etant donné que certains aliments peuvent renfermer des substances interdites. C’est pour ça que l’athlète étant seul responsable de ce qu’il ingère, doit toujours déclarer tous les produits consommés lors d’un test. S’agissant des substances interdites ou produits dopants, ils sont de plusieurs ordres : les anabolisants qui ont des effets nocifs sur le système sexuel,musculaire et cardio-vasculaire , les hormones telles que la testostérone qui affectent aussi le système sexuel ,les diurétiques ou substances masquantes qui altèrent le système cardio-vasculaire …

Par ailleurs, les substances interdites sont mises en évidence à travers un test anti- dopant dont le processus est généralement le suivant : sélection de l’athlète, notification, localisation, prélèvement de l’échantillon, gestion de l’échantillon ou analyse. il est à préciser que la sélection du sportif testé peut être motivé ou arbitraire ,le test pouvant s’effectuer indépendamment du lieu où il se trouve ( lieu de travail, compétition ou domicile). De plus l’athlète a un délai d’une heure pour se rendre au poste de contrôle une fois qu’il est notifié. Il peut se faire accompagner s’il le désire ou même solliciter l’aide d’un interprète s’il n’est pas de même culture linguistique que l’agent chargé d’administrer le test.

En cas de test positif à l’issue du contrôle, l’athlète est frappé d’une sanction dont la durée varie en fonction de la nature de la substance identifiée. Ainsi, la sanction va d’une suspension de six mois à deux ans pour toutes autres substances interdites que les anabolisants, d’une suspension de quatre ans pour l’usage des anabolisants à une suspension définitive en cas de récidive.

Toute fois, l’on ne peut s’empêcher d’observer qu’en dépit de la démultiplication des méthodes antidopage dissuasives, on assiste à la prolifération de violation des règles en la matière. De l’avis de madame Monika UNGAR, ce paradoxe s’explique par le désir de plus en plus fort pour les athlètes de dépasser les limites physiques afin de battre les records ou pour améliorer leurs performances tels qu’ils le justifient souvent.

Rappelons que tout au long de ce séminaire, un quiz gagnant aura permis d’évaluer les connaissances acquises par les participants. Un document comportant la liste des produits interdits en 2011 par le code mondial antidopage a été distribué aux participants afin que nul n’en ignore.

Dominique SOH & Didier ONANA

A la fin du séminaire nous avons recueilli les impressions de quelques participants :

Dr BELA TAMASI (Employé de l’Agence anti- dopage de Hongrie)

« Ca été un plaisir pour nous de donner aux sportifs camerounais, des informations sur le dopage. J’ai le sentiment que ce séminaire de deux jours a été enrichissant et s’est passé dans de bonnes conditions.Ca été un succès par ce qu’il y avait beaucoup de questions de la part des participants. Je crois que nous avons donné des réponses à ces questions. En résumé, je pense qu’il est important d’éduquer les gens contre les pratiques du dopage.

C’est pour la première fois que je viens au Cameroun. Je n’avais pas d’appréhension. Je suis habitué à ce genre d’exercice. Notre séjour a été agréable. J’ai été marqué par la qualité du service à l’hôtel, par la gentillesse des gens. Aucun souci au niveau du climat qui était bon. Vous savez qu’en Europe, il fait très froid maintenant. Je suis heureux de ce séjour et je n’hésiterai pas à revenir si l’occasion m’est donnée à nouveau. »

Dr Monika UNGAR (Conseiller juridique de l’International weightlifting Federation- IWF) :

« Je voudrais avant toute chose transmettre les salutations du Président de l’IWF, le Dr TAMAS AJAN. Je suis heureuse d’être venue au Cameroun donner des conseils et des informations sur le dopage. Le programme antidopage au sein de l’ IWF est très grand et concerne tous les pays membres. J’ai été contente d’avoir plus d’une cinquantaine de participants parmi lesquels, les athlètes, les entraîneurs les officiels les personnels administratifs et même les journalistes. J’espère que nous allons poursuivre ce programme de collaboration avec la fédération camerounaise d’haltérophilie. Mon collègue et moi avons été très heureux le premier jour de recevoir plus d’une vingtaine de questions. Dans notre philosophie, il n’ y a pas de question stupide. Toutes les questions sont importantes. Il faut apporter des clarifications à ces sujets. A la fin du séminaire, nous avions un jeu questions- réponses aux participants. Le principe étant que si les réponses sont justes, c’est qu’ils ont compris les enseignements.

Le dopage est mauvais d’abord pour la santé des athlètes, pour l’équipe à la quelle ils appartiennent, pour la fédération nationale et pour la fédération internationale. Enfin, la participation aux compétitions internationales est plus importante que gagner à tout prix et à tous les prix. »

EPIE OSUNGU :(haltérophile,internationale camerounaise) « Ce que j’ai retenu ,c’est que nous les athlètes ne devons pas consommer n’importe quoi par ce que ça peut être fatal pour nous lors d’un contrôle anti- dopage. Le séminaire était nécessaire pour nous par ce qu’il y a des trucs qu’on prenait sans savoir que c’est dangereux pour nous. Comme l’a dit le président, « nous  étions dans l’obscurité désormais une lumière est venue nous éclairer en ce qui concerne le dopage »

©mbolocameroon

Etienne Didier ONANA 94788688 /70311128

11:49 Écrit par Bambino dans Haltérophilie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dopage, haltérophilie, sensibilisation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

bonjour je pense que c'est une bonne initiative et que désormais les athlètes camerounais sauront effectivement distinguer les différents moyens de dopage afin de mieux s'abstenir.je pense également qu'il serait indispensable d'organiser d'autres séminaires et inviter les acteurs de la sphère sportive camerounaise tels que les professeurs d'eps et les entraineurs.merci

Écrit par : wannamo francois | jeudi, 26 mai 2011

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