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vendredi, 01 avril 2011

SENEGAL CAMEROUN FAIT ENCORE DES VAGUES DANS LA PRESSE !

SENEGAL CAMEROUN FAIT ENCORE DES VAGUES DANS LA PRESSE !

 

Réflexion de Georges Collins, journaliste sportif basé à Paris,
sur l'incident de la Conférence de presse après le match Sénégal - Cameroun


"A certains le terrain, à d'autres la critique..."

Chers tous,

je ne saurais être trop long, car mon but n'est pas de raviver la polémique, ni même d'en recréer les conditions ici.

Toutefois, étant sûrement plus jeune dans le métier, j'ai été autant si ce n'est plus choqué que la plupart d'entre vous par le récent incident qui a émaillé la conférence de presse d'après match de la rencontre Sénégal Cameroun... et j'aimerais n'avoir jamais à le revivre . "Très loin" de partager l'avis du confrère Sismondi B.Bitchoka (cf Camer.be), ou du grand frère L.Pascal Fouda (cf.STV), je pense qu'il faille non pas prendre parti,,, mais plutôt apaiser le discours et réconcilier la famille sportive avec les médias.

Bien qu'étant un inconditionnel du goléador Camerounais, toujours prompt à le défendre, je viens ici marquer ma désapprobation vis à vis des propos et menaces tenus par lui, lors de cette conférence et ,je souhaite du fond du cœur qu'elles ne trouvent jamais écho auprès des employeurs du collègue "incriminé".

Samuel Eto'o Fils est un modèle à plus d'un titre pour la jeunesse, et c'est en sa qualité de "Grand homme" que je le sais capable de bien mieux que le spectacle qu'il a pu nous livrer en salle samedi dernier... Pour ma part je lui pardonne volontiers cet incident, car le Capitaine des Lions Indomptables qui était sous le coup de la colère, ne diffère pas du commun des mortels ; il se trompe parfois mais le tout est encore de se "faire pardonner', et je le sais capable de cela (sans angélisme aucun).

Je viens par le présent mot vous implorer tous, chers collègues et grands frères, de faire preuve de vigilance et d'entourer de solidarité le collègue pris à parti, et éventuellement établir un dialogue avec le Capitaine, afin que quelque soit la lourdeur des propos tenus par le journaliste, il ne le paie pas de son emploi, juste à cause d'un malheureux "coup de sang".

Un dialogue éventuel entre les deux hommes serait plus qu'opportun, afin de laver ce malentendu ; mais après quoi, il faudra que les règles du jeu soient connues de tous et acceptées comme telles par les joueurs, officiels et journalistes. C'est en cela que le silence observé par tous, m'interpelle car nous devrions tous nous sentir concernés.

Pour ma part, ce qui est en jeu ici, outre l'image d'une idole, c'est la liberté de presse et mieux d'opinion. Tout pigiste ou journaliste que l'on soit, devrait avoir le droit de poser les questions qu'il estime pertinente sans se voir opposer de menaces en retour, ou être jugé par ses confrères, voire livré en pâture... Une règle élémentaire de notre métier est je crois, qu'il n' y a pas de mauvaise question, mais  que de mauvaises réponses... Le droit du "client" est encore de ne pas répondre lorsqu'il estime la question déplacée, et sûrement pas d'édicter au professionnel, les grandes lignes de son métier.  

A certains le terrain, à d'autres la critique et c'est ainsi que cela fonctionne partout, dans le strict respect des personnes.

Voilà ma modeste contribution pour, je l'espère, une paix prochaine et durable entre ces 2 mondes, car je serais autant chagriné de savoir que les médias occidentaux ont cette image de notre Capitaine, et que notre presse ne l'aide pas à comprendre ses erreurs par peur de représailles.

Bien à vous

Il n'y a aucune réconciliation à faire. Chacun fait son travail et le public saura juger. Les journalistes posent les questions (bonnes ou mauvaises) et les footeux jouent au foot et ferment leur gueule.

Voilà quelqu'un qui joue en se regardant jouer, qui veut être félicité après une défaite. C'est quoi ce délire?!

Jean-Bruno Tagne
Le Jour

Bonjour chers amis,

Que s'est-il réellement passé à Dakar ? Le constat est clair. Les "Lions" ont perdu sur le score étriqué de 1 but à 0. Dans quelles conditions ont-ils préparé et joué pour s'incliner ? Quelles sont les chances d'espérer ?

Si la question de notre confrère d'Equinoxe renvoie à mes questions, Eto'o fils, capitaine des Lions indomptables n'a pas à se plaindre. Bien au contraire, devrait en tirer le meilleur profit pour ce travail complémentaire à celui opéré par le staff technique.

Ce que j'imagine...
L'environnement de cette équipe est pollué. Une situation qui rend difficile l'atteinte des objectifs. Nous devons, tous ensemble même par patriotisme, contribuer à la recherche des voies et moyens pour rassurer le groupe perturbé beaucoup plus sur le plan mental. Un climat de doute et de suspicion gangrène le milieu. On n'y joue pas la carte de l'amateurisme dans la préparation et l'absence de transparence. "Impossible n'est pas Camerounais" nous rattrape.

Des illustrations de l'amateurisme sont par exemple, le regroupement en pièces détachées et la convocation de Assou Ekotto à la dernière minute. D'autres talents, tous aussi performants, existent mais leur appel dans la tanière serait assimilable à la cannelle (huile essentielle utilisée en cas d'évanouissement).

Pour terminer, je vais rappeler à Georges Collins que toutes les questions ne sont pas bonnes à poser sous le prétexte qu'il revient au "client" d'en apprécier. Cette manière de fonctionner est irresponsable et interpelle le journaliste sur ses limites. Ne dit-on pas que "ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui ?" Ainsi perçu, Eto'o fils coincé dans les cordes, pourrait sortir de ses gonds. Et comment ? Toute proportion gardée, un sportif de surcroît leader d'un groupe, doit toujours intégrer la notion de fair-play dans ses comportements. Il s'agit ici du respect de soi, de "l'adversaire", des officiels et du public. Nous devons bannir de notre langage des expressions de type : affrontement, confrontation, contre, croisement de fer, frères ennemis, adversaire etc. Le sport est une saine émulation qui a ses règles. Au-delà, c'est un vecteur de rapprochement des hommes et non de haine et de division. C'est l'une des raisons pour laquelle je me suis insurgé contre la FECAFOOT qui avait récusé les arbitres Sud-africains de la rencontre Sénégal Cameroun.

Au plaisir de lire vos diagnostics pour une thérapie efficace. Notre malade est touché et l'avenir semble se compliquer. Ce n'est pas pour autant dire qu'il est à l'article de la mort.

A vos plumes...

Un de vos aînés Nenkam Fernant

MBOLOCAMEROON 94 78 86 88/ 70 31 11 28

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