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dimanche, 03 juillet 2011

Le champion Walid Raffi raconte sa victoire

PETANQUE

walid en action.JPGL’édition 2011 de la coupe de l’Ambassadeur de France de pétanque a eu une saveur particulière. Elle a vu la participation de l’homme du jour à toutes les différentes étapes, a été financée par une personnalité très active et qui abat un travail de fourmi, pas toujours reconnu mais très apprécié. Cette personnalité de l’ombre finançait certainement l’une des toutes dernières compétitions de sa présence au Cameroun. Walid RAFFI, pour ne pas le nommer est arrivé en fin de séjour chez nous. Ironie du sort, nous dirons belle récompense de la nature et de la providence, il a remporté avec brio et manière cette édition. A la fin de cette finale âprement disputée, nous avons recueilli ses impressions.

WALID RAFFI: (vainqueur de la coupe de l’Ambassadeur de France 2011) :

le trophée.JPG« Il faut d’abord remercier monsieur Bruno GAIN, l’Ambassadeur de France au Cameroun et son épouse qui ont participé à toutes les étapes de cette compétition. Il a lancé le bouchon, a déjeuné avec nous à midi et a assisté à la finale. C’est dire toute l’importance qu’il accorde à ce tournoi. Généralement, l’Ambassadeur ne vient qu’à la fin de la finale, mais son épouse et lui ont assisté à tout le déroulement de la finale.

Question : Vous avez été au four et au moulin de cette bonne organisation. Où avez-vous trouvé les ressources pour jouer et remporter cette compétition ? Les mauvaises langues pourraient penser que vous avez organisé pour gagner

Walid Raffi : Écoutez, on ne peut pas empêcher les gens de dire ce qu’ils pensent. Vous avez assisté de bout en bout à cette compétition. Vous pouvez témoigner que ça ne s’est pas passé comme ça. Autre élément de preuve, nous avons perdu une partie à six, puis nous avons infligé une fanny à une équipe, puis à une autre et à une autre encore. C’est une performance remarquable. Quelle est l’équipe qui peut accepter de se compromettre en se faisant humilier de cette façon ? Vous ne trouverez pas un joueur qui va accepter se plier par une fanny (défaite par 13-0). Il peut accepter à 10 ou à 11. L’équipe que nous avons rencontré en ¼ de finale a encaissé elle aussi une fanny. Pouvez-vous accepter à ce stade de la compétition perdre par cette marge alors que vous entrevoyez déjà la finale ? Il est à un certain moment question d’honneur, et l’honneur n’a pas de prix. Accepter se faire battre par 13 à 0, c’est humiliant. C’est difficile pour ne pas dire impossible. Pour votre gouverne, sachez que j’ai souvent gagné des compétitions organisées ici l’AMT (assistance militaire technique) avant que le tablier ne soit rendu. J’ai par exemple perdu le tournoi de la St Valentin  en jouant avec mon épouse. La suivante était la coupe de l’Ambassadeur que j’ai remportée. Moi je vais à la pétanque pour me faire plaisir, l’appétit venant en mangeant, on a vie de gagner toutes les rencontres pour arriver en finale. A ce stade, on se sent pousser les ailes pour la remporter. Rappelez vous aussi que notre adversaire de la finale n'avait pas perdu de rencontre avant. Nous avons les seuls à lui infliger une défaite.

les finalistes.JPGQuestion : Parlez nous de cette finale face au Colonel malgache Rarivomanana et l’international camerounais Roger BIYOHO..

Walid Raffi : Une belle finale. Nous étions menés par 7 à 2 face à la fougue  et la concentration qui caractérisent  les malgaches. Nous sommes revenus au score jusqu’à ce carreau qui nous a donné trois points et la victoire finale.

Question : Justement, ses derniers instants étaient palpitants….Vos adversaires ont fait deux trous alors qu’ils avaient le vent en poupe. Votre Co équipier Mbenoun vous dit «  Je vais faire un carreau. » le public se lève et retient son souffle. Quelqu’un crie dans les gradins «  laisses-le tirer, ça sort de ses tripes. » Vous dites à Mbenoun «  Vas y petit, fais ce que tu ressens ». Il tire et un fait un carreau…..

concertation.JPGWalid Raffi : Je ne sais pas si vous avez compris la stratégie que le Colonel RARIVOMANANA a mise en place. Nous le connaissons bien. Il est très déterminé dans toutes ses parties et est à l’aise dans les six –sept mètres. Il tombe sur votre boule, la chasse et reste à la place de la votre. Nous avons bien compris ça et avons placé le bouchon très loin. Là, le Colonel perd en précision et en lucidité. Pour bien jouer avec lui, il faut le faire à neuf ou dix mètres. Nous l’avons étudié au moment où il terminait sa ½ finale. Mon partenaire et moi avons travaillé les automatismes. C’est aussi le manque d’esprit d’équipe et de complicité qui a tué nos adversaires de la finale. Roger le Co équipier du Colonel RARIVOMANANA ne rate jamais les  boules où il fait des carreaux. Notre stratégie était bien simple. A la pétanque, quand on arrive à huit, c’est dangereux. On peut s’arrêter là et perdre car l’adversaire a encore cinq ou six boules et peut renverser la vapeur car vous avez plus de pression que lui. Nous avons joué la carte de la méfiance. J’ai demandé à mon partenaire de pointer, il a accepté mais dans les tribunes, quelqu’un a crié « laisses-le tirer, ça sort de ses tripes. »  Alors je lui ai dit «  petit, fais ce que tu ressens. Si tu veux tirer, tu tires, si tu veux pointer tu pointes. Vous avez vu le miracle qu’il a fait. Il a fait un carreau sur la boule du milieu. Ca nous a fait 13 points puis que nous étions à 10. Je dois tout de même dire que notre remontée de deux à sept points a démoralisé et fait paniquer  nos adversaires au point où le Colonel qui est très adroit dans les 6,7 mètres a fait deux trous. La suite vous la connaissez. Nous avons su gérer notre stress et l’avantage des boules ».

famille.JPGPropos recueillis par Didier ONANA ©Mbolo C@meroon 94788688/ 70311128

La photo de famille générale.

20:57 Écrit par Bambino dans PETANQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coupe, ambassadeur de france, walid raffi, bobard, decriptage, stratégie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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