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mercredi, 20 juillet 2011

LA FOIRE AUX IDEES POUR LE DEVELOPPEMENT

FLASH BACK SUR
Pour la première fois en Afrique centrale s’est tenue une foire aux idées pour le développement suivie d’un forum sue la gouvernance. Une idée porteuse,une initiative prometteuse.
Didier Etienne ONANA
Conjointement organisée par la Banque Mondiale et la Catholic Relief Services ,la foire aux idées pour le développement a connu à en juger par l’affluence et les moyens déployés, un succès retentissant, et un engouement populaire. Pendant deux jours, une trentaine de projets finalistes a pu être passée au scanner par un jury exigeant,les nombreux experts et autres invités ont débattu et délibéré dans un esprit de convivialité , de compétitivité ,de fair play, de responsabilité et de respect. Les débats ont été enrichissants et les objectifs fondamentaux atteints. A l’arrivée, beaucoup de recommandations, de résolutions et les quinze meilleurs projets primés. Ils recevront dans quelques jours, les financements pour la mise en œuvre des projets retenus ou jugés finançables. Seul hic dans cette organisation, la place réservée à ceux qui sont sensés relayer l’information au près du public.


LE FORUM SUR LA GOUVERNANCE.


Il a consisté à la tenue d’une série de communications suivie de débats enrichissants et édifiants sur certains aspects de la vie nationale : la santé, l’éducation,la gouvernance, la décentralisation, les TIC ou la foresterie. Pour reprendre un extrait du « Cameroun vision 35 » nous dirons que « la promotion de la gouvernance ,par ce qu’elle renvoie à une utilisation efficace et efficiente du potentiel et des differentes ressources disponibles et contribue au rayonnement intérieur et extérieur de l’image du pays , est l’un des principaux défis majeurs que le Cameroun doit relever dans le cadre de la réalisation de sa vision d’être un pays émergent ,démocratique, et uni dans la diversité à l’horizon 2035 »
Les thèmes avaient un lien direct avec les difficultés rencontrées par les populations des pays tels que le Cameroun. Parmi ces thèmes, celui sur : l’infrastructure, démographie et institutions : défis et opportunités pour l’Afrique a retenu notre attention. Il avait pour modérateur l’ancien ministre David ABOUEM A TCHOYI, et comme panélistes ; Marcelo GIUGALE le Directeur Unité de la Réduction de la Pauvreté et la Gestion Economique à la Banque Mondiale,Jean TCHOFFO, le Secrétaire Général du MINFI, TUNA MAMA,Professeur à l’université de Yaoundé II, et Martin ABEGA, le Secrétaire Exécutif du Groupement inter patronal du Cameroun (GICAM).
La gouvernance et la vision stratégique,, l’emprunt obligataire,l’émergence du Cameroun en 2035 ont été les points saillants. Pour Martin ABEGA que nous avons rencontré à la fin du débat « la Banque Mondiale nous a invité à venir contribuer sur la manière par la quelle le Cameroun peut être un pays émergent, un pays qui lutte contre la pauvreté, où on crée des richesses, où on stimule la croissance. » pour lui, l’Etat camerounais doit associer le secteur privé à ses actions. Il est difficile à croire que pour des projets aussi juteux que le deuxième pont du Wouri, l’on n’associe pas le secteur privé. On préfère emprunter de l’argent aux autres. Le secteur privé camerounais doit être fort, l’Etat même fort, la société civile forte aussi. « Si nous n’avons pas un Etat fort, nous n’allons pas être compétitif. L’Etat doit aussi amener les roublards de ce secteur privé à payer leurs impôts. Au niveau technique comme éthique, l’Etat doit mettre fin à l’impunité. Les autorités publiques doivent aider la société civile à se structurer et à mettre fin à la zizanie au sein de celle-ci. Ces autorités doivent accepter la contradiction. »
Parlant de la décentralisation, le sécrétaire exécutif du GICAM estime que « la décentralisation est un bon objectif. L’Etat devrait faire en sorte que la collaboration avec le secteur privé s’étende non seuleument au niveau des régions, mais aussi au niveau des départements. C’est alors qu’on pourra vivre un partenariat secteur privé, secteur public fort » . Pour lui, malgré la loi qui existe, ce partenariat ne fonctionne pas. Nous ne sommes pas poursuit-il dans une « économie dirigée » où l’Etat continue d’imposer n’importe quoi.
Etienne Didier ONANA©Mbolo C@meroon2011 94 78 86 88 / 70 31 11 28

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