Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

jeudi, 28 février 2013

Echos du renouvellement

Echos des renouvellements
Après la décision du Ministre des sports et de l’éducation physique de suspendre 17 fédérations sportives,nous avons recueillis les impressions de certains présidents qui pour la plus part, disent ne pas bien comprendre les raisons pour lesquelles leurs associations sont frappées. Ils acceptent néanmoins la décision de l’autorité, surtout qu’en Afrique, comme dans l’armée, on ne discute pas les ordres du Chef, on exécute d’abord, puis, on voit comment cela peut s’arranger. Nous avons observé depuis lundi dernier une sorte de ballet sportif au ministère des sports où les présidents et quelques membres de leurs staffs partent compléter leurs dossiers.
P1080206.JPG
Cette décision logique et salutaire de suspendre certaines fédérations peut-être saluée (enfin ?)Comme un réveil de ce département ministériel, qui montre de temps en temps des signes de laxisme et d’essoufflement. Nous voulons comprendre pourquoi la circulaire du 15 janvier 2013 n’a pas été adressée aux fédérations en juin ou juillet 2012 ?, question de leur donner assez de temps d’arrimer leurs textes. En cas de non-exécution, frapper comme cela vient d’être fait. Nous voulons comprendre pourquoi au ministère des sports on veut administrer le même traitement à toutes les fédérations. Chacune de ces associations a ses spécificités, ses réalités qui sont calquées sur le modèle des instances faitières internationales. Au ministère des sports, on connait bien toutes les fédérations qui travaillent. On connait les petits malins, on connait les fédérations qui ternissent l’image du Cameroun, les fédérations sans siège, sans organe de communication à l’instar des sites Internet, on connait celles qui,comme le cyclisme bénéficient d’une subvention d’environ 2 milliards de francs CFA par olympiade, et qui n’organisent que deux maigres compétitions par an. Compétitions dites de «souveraineté ». Pas de championnat national, pas de coupe du Cameroun, mais à la clôture des activités sportives de l’année, ces fédérations apathiques et laxistes se permettent d’aller serrer la main du Grand manitou, S.E Paul BIYA. C’est par là qu’il fallait commencer.
P1080924.JPG
Le Dr ASSIGA AHANDA Yves Martin de la fédération camerounaise de golf, s’adressant aux journalistes de sport vendredi dernier, a soulevé un certain nombre de réflexions. Nous pensons notamment à ces textes, circulaires et statuts des associations sportives qui créent une confusion lors des élections. L’immixtion de la tutelle dans les assemblées fait en sorte que,les représentants du ministère peuvent peser d’une certaine manière sur une élection. S’il faut entrer dans la définition d’une association, on conclut que le ministère peut décider de l’élection ou non d’un candidat. Pour être membre d’une fédération, il faut s’affilier à celle-ci, remplir un certain nombre de critères, payer le Member-ship, pratiquer ce sport et respecter les règles. Conditions que les envoyés du ministère ne remplissent pas. De ce fait, un représentant du ministère, peut, en payant la caution, se retrouver à la tête d’une fédération alors qu’il ne connait rien de la discipline. On se retrouve avec des aventuriers, et c’est la discipline qui prend un coup. On se demande aussi où sont passées une fédération comme celle du power lifting dont le président , après avoir abandonné ses athlètes à P1080002.JPGBafoussam, a voulu prendre la poudre d’escampette. Malheureusement pour lui, ceux-ci, ayant pris leur courage, ont manifesté leur mécontentement de la manière la plus noble. Il s’est trouvé obligé de séjourner dans une des cellules du Commissariat de la ville. Collince Feugaing est son nom. On devrait chasser à coups de gourdin, ce genre de dirigeant de notre sport.
Didier ONANA©mbolocameroon.com 22 11 45 87 / 94 78 86 88/ 70 31 11 28

Les commentaires sont fermés.