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mardi, 22 mars 2011

A la découverte de TOKOMBERE

A La découverte de Tokombéré.

Le Maire.JPG

La région de l’Extrême Nord du Cameroun est la plus vaste, la plus peuplée et constitue par conséquent une force et un attrait sur le plan politique. A la veille des échéance électorales au Cameroun, Mbolo Cameroon fait une incursion dans l’une des communes de cette région : Tokombéré, chef lieu du département du Mayo sava. C’est le département d’origine de l’honorable Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale du Cameroun depuis un certain nombre d’années. Nous avons rencontré pour cela, Monsieur kari deguer, le Maire de cette unité administrative qui nous sert de guide.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, qui êtes-vous ?

kari deguer : Je suis né vers 1962 dans l’arrondissement de Tokombéré, département du Mayo sava. Je suis marié et père 13 enfants. J’ai deux épouses et suis greffier de formation.

Sur le plan politique,je suis d’obédience RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais). Je suis à trois mandats à la tête de la commune de Tokombéré et entame ma 15è année en politique. Je ne saurais dire que cette longévité n’est pas due au fait que mes populations apprécient mon travail. Je suis en bons termes avec elles.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, pouvez vous à présent nous nous décrire la commune dont vous présidez aux destinées ?

kari deguer : La mairie de Tokombéré a une superficie de 520 km2 où habitent 140 000 âmes réparties en plusieurs ethnies. On peut citer entre autres les madas, les zoulzos, les molgos, les wulémés, les moyangs, les FULBES, guemchés, les guizigas et les mbokos. Une mosaïque de peuples qui s’entendent très bien dans la diversité. Depuis la nuit des temps, il n’y a jamais eu de problèmes majeurs. Les gens vivent en paix.

Mbolo cameroon : De quoi vivent toutes ces populations ?

kari deguer : Les populations de tokombéré vivent de l’agriculture. Les principales cultures pratiquées sont le mil, les arachides, le vouanzou, le fonio. Du coté des montagnes, vers DALAZO, il y a la canne à sucre, et les maraîchers dans presque toutes les différentes localités. Sur le plan alimentaire, on trouve le mil qui est une denrée très riche et fort appréciée, la patate, le taro et la banane douce. On ne meurt pas de faim ici. Côté boisson, nous avons notre boisson traditionnelle qu’on appelle le Bil Bil . Ce n’est pas tout le monde qui consomme la bière qui déjà coûte plus cher que notre boisson traditionnelle. Nos populations n’ont pas assez de moyens pour aller boire dans les bars et autres lieux assez chics. Comme il n’y a jamais de règles sans exception, sachez qu’il y a des gens qui ont des moyens issus du fruit de leurs activités et qui vont dans les milieux mondains consommer ce qui leur plait.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, que peut-on retenir sur le plan culturel de Tokombéré ?

kari deguer : Toutes les ethnies citées plus haut ont des valeurs et des spécificités culturelles qui les caractérisent. Elles sont riches et variées. Toutes ces ethnies ont des danses et d’autres formes d’expression, d’où la variété. Il faut toutes fois signaler que malgré cette diversité d’expression, nous n’avons pas encore de festival culturel. Mais les jeunes de notre commune ont souvent crée des sortes de rencontres culturelles de manière informelle. Nous entendons combler ce vide dans les années à venir avec l’aval de notre jeunesse. Nous comptons faire des évènements grandioses afin de solliciter des apports extérieurs qui permettront de donner une envergure à la dimension de notre richesse et de notre diversité.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire intéressons nous un peu au mariage dans votre commune. Pouvez –vous nous dire ce que ça coûte pour prendre pour épouse une fille de Tokombéré ?

kari deguer : Chez nous la dot, vous pouvez vous rassurer, n’est pas chère si vous vous entendez avec votre amante. La belle famille aimerait simplement que sa fille aille en mariage et vive dans de bonnes conditions. Donc, on ne demande particulièrement rien. L’important, c’est d’être en de bons termes avec votre fiancée. Le reste n’est que symbolique. On n’exige pas des boeufs comme vous entendez. On vous reçoit, on requiert l’avis de la fille. Si l’entente est parfaite, ça va. S’il y a un cas de malheur dans votre belle famille, en tant que beau-fils, votre contribution est parfois attendue. Une chèvre, du vin et quelques vivres font l’affaire.

Mbolo cameroon : Parlons un peu du tourisme Monsieur le Maire.

kari deguer : Disons que parmi les activités menées dans notre

Commune, il y a la vannerie. Des produits artisanaux de bonne qualité sont fabriqués et vendus. Nous avons des tables en feuilles de palmier rônier qu’on vulgarise. Des gens viennent en chercher en grande quantité pour en faire toute sortes de meubles. Il y a aussi des grottes notamment à Mokio où les anciens restaient. Elles existent encore aujourd’hui. Les animaux y vivent et on peut les voir. Dans les différentes montagnes, on trouve des grottes qui constituent une véritable attraction. Elles sont généralement le gîte des animaux tels que les panthères, les cynocéphales, les chimpanzés et bien d’autres espèces animales. Ces animaux descendent parfois jusque dans la plaine chercher des proies. Dans ces montagnes, il y a des eaux qui ruissellent parfois toute l’année. On les découvre dans les fonds de montagne et se retrouvent dans une sorte de cuvette pour le grand bonheur des animaux qui viennent s’y abreuver et des montagnards qui viennent puiser de l’eau pour leurs activités. Il faut aussi vous dire que dans notre commune, nous avions monté un projet visant à construire une sorte de campement qui nous permettrait de recevoir quelque soit leur nombre, les étrangers qui viendraient ici, ou même ceux qui, vivant hors de chez nous viendraient dans le but de découvrir notre région. Nous sommes aussi entrain d’arranger nos différentes routes avec l’aval de nos élites qui ont touché les hauts sommets de la république afin que cette viabilisation soit effective. Nos populations veulent voir le désenclavement de notre sphère géographique. Nous avons monté un projet que nous avons envoyé au Ministère du plan et de l’aménagement du territoire (Minepat) pour que d’ici les trois années à venir, toutes ces routes soient viables. Nous construirons progressivement des routes et dès que ce projet prendra fin, on reprogrammera d’autres. L’accès aux différentes localités sera ainsi facile.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, quelles sont les ressources de votre mairie et quelles relations entretenez vous avec le fonds d’équipement et d’intervention communale (Feicom) ?

kari deguer : Il faut vous dire la vérité, nos populations sont pauvres. Si aujourd’hui la mairie de Tokombéré vit, elle le fait avec les centimes additionnels communaux. L’impôt libératoire sur le bénéfice agricole que nous plaçons est insignifiant par ce que les populations sont démunies. Elles sont habituées aux choses que certaines leur disaient au début de la démocratie au Cameroun. Les promesses du genre « on ne va plus payer l’impôt. L’impôt ne servira à rien… » Elles ont ancré ça dans leurs têtes si bien que le recouvrement de ces taxes là est devenu difficile malgré la sensibilisation. La commune de Tokombéré a ses petites recettes de marché. Les droits de place sur le marché ne rapportent pas gros et ne peuvent aucunement permettre de réaliser des projets. Avec les centimes additionnels communaux, nous avons réalisé de projets comme la construction des salles de classe, les hangars de marché, les magasins de stockage, la réfection des routes entre autres. Avec les projets tels que les programmes de certaines ONG avec qui nous sommes en relation et en partenariat, nous parvenons à faire aussi certaines réalisations.

Mbolo cameroon : Avez-vous justement pensé à des jumelages avec les communes des autres pays ?

kari deguer : Nous envisageons faire des jumelages avec l’extérieur. Seulement, quand on parle de jumelage, ça ne veut pas dire que quand vous irez, on vous donnera tout ce que vous demanderez ou tout ce que vous envisagez faire pour votre commune. C’est de l’échange. Là bas, vous arrivez, vous vous entretenez. Ils ont des articles ou d’autres choses comme des engins qu’ils peuvent vous donner. En retour il faut que vous leur trouviez aussi une compensation. Vous comprenez que c’est de l’échange entre commune et partenaires extérieurs. C’est la même chose à tous les niveaux. Le jumelage n’est pas un cadeau qu’on va prendre à l’extérieur. C’est des échanges à tous points de vue. Au moment où nous nous entretenons, nous avons un voyage en vue dans la commune française d’Oléron où l’association des communes de montagnes nous a invité compte tenu du fait que nous sommes aussi des habitants des montagnes. Nous allons échanger les expériences afin que chacun, en ce qui le concerne, expose sa situation. Il faut aller voir et demain aussi, nous allons les inviter à venir découvrir notre localité et nos montagnes.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, dans l’imagerie populaire ici à Yaoundé où cet entretien est réalisé, l’on dit que sur le plan sanitaire, la région de l’Extrême Nord est mal lotie. Qu’en est il particulièrement de votre commune ?

kari deguer : Malgré les efforts des pouvoirs publics, pour pourvoir notre circonscription en infrastructures sanitaires, beaucoup reste encore à faire. Nous avons l’hôpital de district de Tokombéré, le centre privé catholique Père Christian à Maga, il y a des centres de santé intégré à Oulémé, à mangavè, à Mamfiza et dans d’autres localités environnantes. Nous sommes entrain de construire un autre centre de santé intégré à Mokio et à Kotaba. Toutes ces infrastructures verront le jour cette année.

Mbolo cameroon : Parlons un peu des activités sportives …

kari deguer : Il ne manque jamais d’activités sportives dans la ville. L’activité sportive est abondante et intense surtout pendant les vacances scolaires. Pendant l’année scolaire, il existe des compétitions inter établissements. Le football, la handball, le basket-ball, le volley-ball et autres sont pratiqués par les jeunes. Le sport dans chaque localité occupe une place importante. Il contribue à son animation. Il existe des tournois et compétitions inter quartiers et de temps en temps nous allons les présider en apportant des contributions et en donnant des primes et aides financières. Ces activités donnent un peu de vie à ces localités évitant ainsi l’oisiveté et des dérives. Les jeunes ne se dispersent pas et s’occupent à faire quelque chose.

Coté infrastructures sportives donc, nous utilisons les terrains vagues que les jeunes construisent pour la pratique de ces différentes disciplines sportives. Quand nos moyens nous le permettent, nous leur apportons de l’aide quelque soit le volume de cette dernière.

Mbolo cameroon : Monsieur le maire, une certaine opinion a toujours pensé qu’au Grand nord, l’éducation scolaire n’est pas la préoccupation des populations, surtout des jeunes filles qui sont accusées de rester à la maison. Qu’en est-il dans votre commune ?

kari deguer : Ce n’est pas vrai. Nous avons des lycées à Tokombéré, à Galaga, Mada, Kotaba, le collège Baba Simon. Au niveau des collèges d’enseignement secondaires (CES), il y a celui de Mokio, et de Mayo plata qui a vu le jour l’année passée, il y a le collège d’enseignement technique et industriel de Tokombéré. Bref, nous avons des infrastructures scolaires qui verront le jour ou leur consolidation grâce à l’aval de nos élites comme le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Cavaye Yeguie Djibril qui nous épaule beaucoup dans presque toutes nos actions. S’il décide qu’on fasse certaines choses aujourd’hui, elles vont réussir. Ces établissements scolaires sont assez pourvus en élèves qui y vont régulièrement.

Contrairement à ce que les gens ont souvent pensé de l’éducation de la jeune fille dans l’Extrême Nord, celle de la commune de Tokombéré va régulièrement à l’école. Nos jeunes filles ne restent pas à la maison ou au village. Franchement elles vont à l’école où elles se distinguent par leur intelligence et leurs résultats.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, nous savons que des personnalités comme Cavaye Yeguié Djibril le président de l’Assemblée nationale ou Sa Majesté Boukar Tikiré le président de la fédération camerounaise d’haltérophilie et bien d’autres sont originaires de Tokombéré. Pouvez vous dire quelles relations vous entretenez avec les élites de votre commune ?

kari deguer : Nos rapports avec nos élites sont bons. Nous entretenons des rapports cordiaux. Je suis en parfaite relation avec elles. Quand bien même il y aurait de petites mésententes, nous mettons l’intérêt de la commune au dessus de tout. S’il faut voir les petites situations que les gens créent entre eux, on ne peut que leur prodiguer des conseils. Nous nous battons chaque fois de le faire dans le bon sens afin qu’il y ait compréhension. Nous essayons de leur faire comprendre que nous sommes tous natifs de là. Nous prônons toujours le respect mutuel et celui des aînés. Il faut savoir vivre avec les aînés et les élites. Chacun devrait reconnaître et respecter sa place dans la société. On ne peut grandir spontanément pour être à la hauteur de ces personnalités. Toutes ces élites sont des frères et sont issues de la même région. Il va aussi sans dire qu’il y a des gens qui viennent pour vous tenter, pour se plaindre par exemple de la marginalisation. Ce qui n’est pas vrai, il faut approcher les gens, se rapprocher des gens pour que l’harmonie soit parfaite. Il y a des tentatives de déstabilisation de temps à autre, mais nous gérons en bon père de famille. Si vous écoutez les uns sans le faire des autres, alors vous n’êtes pas le père de tout le monde. Quand vous êtes le père, vous pouvez donner des enfants sorciers alors que vous ne l’êtes pas. Vous avez parmi ceux-là, des enfants respectueux et ceux qui ne le sont pas. En tant que père de famille, vous devez gérer toutes ces diversités de personnes et de comportements en faisant savoir aux uns et aux autres où est l’homme.

MBOLO CAMEROON : Monsieur le Maire, votre mot de la fin.

kari deguer : D’abord vous dire merci pour l’occasion que vous m’avez donné pour parler en longueur de la commune de Tokombéré. Ce n’est pas toujours courant. Je vous prie de continuer sur cette lancée. Pour ma part, je pense que quand vous vivez, il est bon et meilleur de souhaiter la vie à tous ceux qui vous suivent et leur dire que la vie n’est pas aussi compliquée. Pour quelqu’un qui est simple, la vie lui est aussi simple. Pour celui qui est compliqué, ce n’est pas à autrui, mais à lui-même que les choses seront compliquées. Donc il vaut mieux être simple et vivre simplement avec n’importe qui que ce soit. La vie est ainsi faite. Nous avons une certaine durée sur cette terre et après on va partir.

Propos recueillis en septembre 2010 par Etienne Didier ONANA

jeudi, 17 mars 2011

MBOLO CAMEROON EN TABLOIDE BIENTOT

IMPORTANTES NOTES

Nous remercions tous les visiteurs de notre blog pour la confiance en nous placée. Malheureusement, nous ne sommes pas haileté à publier les fiches d’inscription pour le recrutement de 25 000 diplômés. Nous n’en avons pas eu mandat. Vous pouvez entrer dans le site : www.minfopra.gov.cm

Merci pour la confiance.

La rédaction.

MBOLO CAMEROON BIENTÖT EN TABLOIDE

En vue de permettre à beaucoup de jeunes camerounais de trouver du travail sur place, le Groupe Multi Média MBOLO CAMEROON entend mettre sur le marché, un journal papier format tabloïde. A cet effet, tous ceux qui aimeraient passer des annonces , faire la promotion, la publicité ou se faire connaître sont priés de nous contacter dès maintenant à l’adresse

mbolocameroon@yahoo.fr ou au

94 78 86 88/ 70 31 1128

mardi, 11 mai 2010

Fabrice NGON : Elles le méritent ...

Fabrice NGON : Voici pourquoi j’ai choisi le noir et blanc …

ngon & sultan.jpgA la fin du vernissage de l’exposition du Reporter photographe Fabrice NGON vendredi dernier, MBOLO CAMEROON l’a rencontré…

MBOLO CAMEROON : Fabrice NGON, pourquoi avoir choisi d’exposer en noir et blanc ?

Fabrice NGON : «  j’ai choisi le noir et blanc par ce que j’ai trouvé que pour un travail comme celui-ci, c’est l’idéal. Nous voulons montrer un travail de patrimoine. Le noir et blanc contribue à donner plus de valeur, plus d’engouement et plus de véracité à ce que vous voyez ce soir.

MBOLO CAMEROON : La photo argentique face à la photo numérique, pourquoi la préférence de l’une par rapport à l’autre ?

Fabrice NGON : « Je pense que les deux sont complémentaires. Nous avons choisi la photo numérique parce qu’elle est une chance pour les africains. La photo numérique me fait faire des économies par rapport à l’achat des films. Vous voyez que dans notre contexte, il n’ y a pas trop de films en noir et blanc et  de bonne qualité. Si aujourd’hui nous avons la chance d’exploiter le format numérique, c’est une chance et il faut la saisir. Nos dépenses sont réduites.

MBOLO CAMEROON : Combien de temps vous a pris la réalisation  de chef d’œuvre et pourquoi ce thème?

sultan inter.jpg

Fabrice NGON : Deux ans. Je travaille aujourd’hui sur le peuple  Bamoun, demain ce sera les Bafia, les peuples de la côte, ceux du septentrion ou les Batanga. C’est un choix.

MBOLO CAMEROON : Fabrice, quand vous regardez cette œuvre aujourd’hui, qu’est ce que vous vous dites : satisfait, un peu satisfait ou simplement déçu ?

Fabrice NGON : Je suis un peu satisfait par ce que j‘ai vu ce soir, un monde qui était  assez intéressé par ce travail, une forte présence des médias, des personnalités de haut rang, ça me va tout droit au cœur.

MBOLO CAMEROON : Un message  à ceux qui aimeraient faire comme vous ?

Fabrice NGON : De se rapprocher de ceux qui le font déjà, de travailler et de se former. Je pense que tout ira bien.

1ère photo: Fabrice NGON explicant au Sultan MBOMBO NJOYA les raisons de son choix.

2è photo :Le Sultan Ibrahim MBOMBO NJOYA répondant donnant ses impressions  à la presse.

Propos recueillis par Didier ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr

 

COIFFURES ET PARURES BAMOUN: Fabrice NGON EXPOSE !!!

EXPOSITION :

    FABRICE NGON  CELEBBRE LA FEMME DANS …

     « COIFFURES ET PARURES BAMOUN »

visiteur expo.jpgQue serait le Cameroun  sans le peuple Bamoun ?  Beaucoup de camerounais se posent souvent cette question. En effet, s’il nous était permis de classer les différents peuples camerounais par ordre d’importance culturelle, de richesses artistiques, de traditions orales matérielles, et ou immatérielles, de traditions ou de personnalités emblématiques, le peuple Bamoun occuperait certainement les premières loges.

Issu du département du Noun dans  la riche région des Grass-Fields de l’Ouest –Cameroun, le peuple Bamoun est bourru d’une histoire très riche avec des traditions fortes d’où l’important  flux remarqué chaque année en direction de cette partie du pays. On dirait une zone bénie des dieux : un sol riche d’où sortent d’abondantes  cultures qui ravitaillent une bonne partie des marchés du Cameroun, un artisanat prolifique et varié, une gastronomie  copieuse et diversifiée, des hommes ingénieux à l’instar de NJOYA qui inventa une écriture qui permit à son peuple de s’instruire. Qui oserait parler des Bamoun sans évoquer l’emblématique  Sultan Ibrahim MBOMBO NJOYA, l’actuel roi, une figure dont le Cameroun ne pourra jamais oublier à cause de son parcours politique et des services rendus à la nation camerounaise.

C’est certainement  ce qui a poussé Fabrice NGON, reporter photographe  émérite, en service au quotidien national Cameroon-Tribune à consacrer en cette année du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun une exposition photos.

explications ngon.jpg« J’ai voulu célébrer et magnifier la beauté, la liberté et l’épanouissement de la femme Bamoun. J’ai voulu lui donner un moyen d’afficher et d’extérioriser son identité. J’ai choisi pour le faire, la photographie qui est un art majeur, un vecteur de communication sociale, un moyen d’expression et de créativité, une autre façon aussi de lutter contre la pauvreté. »

Fabrice  NGON a donc parcouru le sultanat et tout le département du Noun pour découvrir les richesses de la coiffure féminine. Il a à la fin retenu et réalisé 16 portraits en numérique, noir et blanc, de format 30 x 45 cm. Ces tableaux à la beauté inqualifiable représentent donc les coiffures traditionnelles de la femme Bamoun. Des tresses nattées aux coiffures traditionnelles , modernes et  classiques ornées de cauris avec des tatouages des cultures musulmane et  touareg. Un chef d’œuvre que n’ont pas manqué d’apprécier et d’admirer les nombreuses personnes venues vendredi dernier à l’hôtel Djeuga de Yaoundé. Parmi les personnalités présentes, pas moins que le … Sultan Ibrahim MBOMBO NJOYA, roi des Bamoun dont la classe et le rang social font de lui un être qu’on ne déplace pas facilement. La qualité de l’œuvre valait bien la peine. Il avait à ses cotés, le ministre chargé des relations avec les assemblées, Monsieur  Grégoire OWONA, des députés et d’autres figures marquantes de la culture camerounaise et de la cour royale qui se sont reconnues dans cette œuvre. Enfin et c’est rare en matière de culture à Yaoundé, une forte présence des journalistes.

Photo du haut: Une vue de l'exposition.

Photo du bas: Fabrice NGON explicant son oeuvre au sultant MBOMBO NJOYA.

Didier ONANA©mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr

 

lundi, 10 mai 2010

Suite et fin des échos de la fête du travail 2010 au Cameroun.

bank.JPGECHOS DE LA 124è EDITION DE LA FETE DU TRAVAIL

Impressions des participants :                      

EKOLO SONO : (sous directeur du budget à l’Institut National de Cartographie. INC) :

 « Je trouve que le défilé a été impeccable en ce qui concerne l’organisation et la participation des entreprises. L’Institut National de Cartographie  (INC)  est une entreprise publique. Ce qui fait que les conditions de travail sont presque les mêmes que dans les autres structures. Parlant des conditions de travail, elles ne sont pas mauvaises. Les outils de travail quant à eux y sont, mais parfois, ça fait défaut aussi bien dans l’administration centrale que dans des structures comme les nôtres. 

Disons que l’INC participe pour la seconde fois au défilé de la fête du travail et je crois que comme les autres structures, la préparation a commencé il y a environ un mois, la preuve c’est que, vous nous voyez avec nos tissus pagne. Quand on ne s’est pas bien préparé, on se retrouve avec tricots comme tenue vestimentaire. Après cette rencontre, nous allons nous retrouver chez nous pour partager un repas en famille.

MBOLO CAMEROON : Y a-t-il eu un message particulier de la part de votre hiérarchie ?

EKOLO SONO : Effectivement. Le directeur général a profité de cette occasion pour remettre tous ses employés au travail. Il nous a demandé de faire mieux que par le passé afin que l’INC redevienne une entreprise qui peut  fournir des fonds à l’Etat..

MBOLO CAMEROON : Justement, pouvez vous nous rappeler les missions de l’INC ?

EKOLO SONO : L’Institut national de cartographie a pour mission première d’observer et de cartographier. Au-delà de ces missions, nous avons beaucoup d’autres choses. Nous fonctionnons comme une entreprise privée. Nous offrons des prestations aux tierces personnes et à d’autres structures étatiques ou même privées. Nous gagnons des marchés et nous rendons des services au-delà des missions que l’Etat nous a assignées. Nous pensons par exemple à la délimitation des frontières nationales, l’intervention  dans les problèmes entre différentes localités, les problèmes de frontières. Nous intervenons un peu partout. Nous sommes partie prenante dans l’affaire de Bakassi. Je puis vous dire que si le Cameroun a eu le dessus dans cette affaire, l’INC ya été pour beaucoup. »

Propos recueillis par DIDIER ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87.

 

samaritan.JPG

Madame DOROTHY MVE (Directeur du bureau direct du siège de Samaritan Insurance INC) : « par rapport au thème de la fête du travail de cette année, qui est la vulnérabilité des employés dans les milieu professionnels, nous avons eu de débats et des réunions préparatoires. On peut dire que la fête du travail pour nous est une occasion d’union, une occasion d’être en phase les une avec les autres. Il s’agit pour nous de nous réunir et d’être une seule personne, de travailler en équipe, et de se soutenir mutuellement dans le milieu professionnel.

MBOLO CAMEROON : Pouvez-vous nous parler de la Samaritan Insurance ?

Madame DOROTHY MVE : Samaritan Insurance INC est une compagnie d’assurance et de réassurance. Elle est régie par le code Cemac. Nous avons obtenu notre agrément en septembre 2006. Nous avons un conseil d’administration et un directeur général qui est un grand banquier. Nous sommes partenaires de la NFC Bank, un partenaire de référence. Nous sommes 108 personnels administratifs dans tout le Cameroun, comptons 23 agences. Le personnel commercial est au nombre de 230 dans tout le réseau. »

 

Propos recueillis par DIDIER ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87.

 

nfc.JPG

Félix NDOH FORBATI : (Audit departement à la NFC Bank S.A).

« Le sens que nous donnons à cette fête, c’est que  nous les travailleurs du secteur privé demandons un certain nombre de choses au gouvernement qu’il devrait nous donner. C’est ça l’essence et l’importance de cette commémoration. Nous demandons aux syndicats de nous protéger et c’est pour ça que nous sommes fiers de quelqu’un comme monsieur Isaac BISSALA qui nous a aidés et permis de comprendre que nos droits devraient être respectés. C’est le cas par exemple avec la CNPS. Nous nous battons pour nous assurer que les choses vont dans le bon sens.

 

MBOLO CAMEROON : Pouvez-vous nous parler de la NFC Bank?

 

Félix NDOH FORBATI le NFC Bank est une société très grande. Nous avons environ 300 représentations dans notre réseau. Pour cette, il n’y avait que le personnel travail à Yaoundé. Nous avons des agences dans d’autres régions du Cameroun. Nous sommes au moins 120 à la direction générale. Notre déploiement massif ne saurait être considéré comme de la publicité. Nous voulons conscientiser aussi bien nos collaborateurs, notre personnel que les pouvoirs publics sur le respect de nos droits.

Notons pour terminer que la NFC Bank a dix agences soit quatre à yaoundé, une à Douala, Bamenda, Kumba, Muyuka, Manfé et Buea. Son siège social est à yaoundé et a un capital de 3.685.720.000 CFA.

 

Propos recueillis par DIDIER ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr