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lundi, 10 mai 2010

1er mai 2010 à Yaoundé: Impressions des travailleurs...

FETE DU TRAVAIL 2010 au Cameroun

Sans titre.JPGLes impressions des participants.

NGANDI ABESSOLO (Inspecteur du Crédit national du centre : CRENAC) « Mes sentiments sont assez bons. C’était un baptême du feu pour nous et je crois que notre prestation n’a pas été médiocre vu les applaudissements de la tribune officielle. Des discours prononcés, je retiens en tant que travailleur ce qu’a dit le ministre n’est qu’une réalité profonde. C’est comme si nous lui avions fait la liste de nos doléances et que ce jour, il est venu les défendre. Je souhaite que les mesures proposées se concrétisent. Son discours appelle à beaucoup d’espoirs. »

En rappel, le crédit national du centre que vous voyez sur cette photo, est société de micro finance de 1ère catégorie, qui compte une vingtaine d’agences sur l’ensemble du territoire.

 Son siège est  à Yaoundé. Elle est dirigée par le Dr Jean-Claude SINGHE.

Ci-haut: le personnel du CRENAC démontrant sa capacité de mobilisation.

Didier ONANA (c)mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr

 

FETE DU TRAVAIL 2010 au Cameroun

Les impressions des participants.

NGANDI ABESSOLO (Inspecteur du Crédit national du centre : CRENAC) « Mes sentiments sont assez bons. C’était un baptême du feu pour nous et je crois que notre prestation n’a pas été médiocre vu les applaudissements de la tribune officielle. Des discours prononcés, je retiens en tant que travailleur ce qu’a dit le ministre n’est qu’une réalité profonde. C’est comme si nous lui avions fait la liste de nos doléances et que ce jour, il est venu les défendre. Je souhaite que les mesures proposées se concrétisent. Son discours appelle à beaucoup d’espoirs. »

En rappel, le crédit national du centre que vous voyez sur cette photo, est société de micro finance de 1ère catégorie, qui compte une vingtaine d’agence sur l’ensemble du territoire.

Son siège est  à Yaoundé. Elle est dirigée par le Dr Jean-Claude SINGHE.

Ci bas, le personnel du CRENAC démontrant sa capacité de mobilisation.

Didier ONANA (c)mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr

mupeci.JPG

 Léopold K. TCHOUPOU :(chef d’Agence MUPECI   du Centre) :  « La célébration de cette fête du travail ne s’est pas effectuée comme nous aurions voulu . S’il faut se résoudre à marcher comme on l’a fait sans s’asseoir pour voir la condition du travailleur, nous pensons qu’il y a un problème qu’il faille au préalable résoudre.

MBOLOCAMEROON : Mais vous auriez dû le faire au sein de votre entreprise…

Léopold K. TCHOUPOU : Au sein de l’entreprise c’est vrai, mais si les choses étaient organisées de sorte qu’au sommet déjà, on songe à mettre les débats comme ceux-là sur la table, ça devrait être bien. Ne pensez pas qu’au sein de l’entreprise on ne le fait pas. Ca ne peut avoir le même impact que s’il y avait la pression administrative. C’est un peu à ça que je renvoie, si non à notre niveau, les choses se sont assez bien déroulées. C’est vrai que ça ne peut pas être à 100% comme on aurait voulu. Mais comme je le dis, ce qui manque encore, c’est une véritable fête du travail. Que ce ne soit plus une fête au cours de la quelle on va s’asseoir pour partager. Il faut bien qu’on essaie      de changer pendant les fêtes comme celle –là.

 

MBOLOCAMEROON : Est-ce que la Mupeci en tire quand même quelque chose ?

Léopold K. TCHOUPOU : J’ai envie  dire oui, par ce que la Mupeci , du fait de brandir ses couleurs  s’est faite découvrir. Il ya deux ans, on ne défilait pas. On allait juste sur le lieu de la fête pour voir comment ça se passait. Il ya donc cette publicité qu’on fait. Ceux  qui ne connaissaient   la mupeci qu’en passant l’ont découverte aujourd’hui en voyant ses couleurs. Désormais ils vont se rapprocher forcément  pour voir ce qu’elle fait. C’est pour ça que je dis que Mupeci n’est pas perdant.

Pour terminer,disons que la Mutuelle pour la promotion de l'épargne  et du crédit d'investissement  est une micro finance de 1ère catégorie ayant une dizaine d'agences sur toute l'étendue du territoire camerounais. Elle a pour directeur général monsieur Thaddée FOMEKONG et pour président du Conseil d' Administration;monsieur Augustin YEMENE.

 Photo du milieu : la mupeci défilant le 1er mai.

Didier ONANA (c)mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr

 

samedi, 08 mai 2010

ECHOS DE LA FETE DU TRAVAIL 2010 au Cameroun

mvog betsi.JPGQUELLE FETE DU TRAVAIL 2010 AU CAMEROUN !

Les lampions de la 124 journée  internationale du travail se sont éteints au petit matin du 2 mai dernier. Une  commémoration qui n’a pas du tout été différente de celle des années passées. Et pour cause …

Comme il est de tradition, les travailleurs issus de tous les secteurs d’activités se sont mobilisés au sein de leurs entreprises respectives et dans d’autres lieux publics  pour des manifestations allant du sport à la remise des médailles aux travailleurs méritants en passant par les débats, les tables rondes  et autres réflexions sur le thème de la journée : Combattre les vulnérabilités en milieu professionnel .

Au Cameroun, le ministère en charge des problèmes d’emploi et de la sécurité sociale, a organisé toute une semaine d’activités. Celle-ci, c’est le cas de le dire n’a pas connu l’adhésion de tous les travailleurs à cause des contingences liées au rendement ou à la crainte de la baisse du niveau de production, de rendement,  du ralentissement des activités au sein des entreprises ou simplement du manque d’intérêt même pour cette journée.

Le clou des manifestations a toutefois été similaire à savoir : une marche commémorative précédée par les discours, des  responsables syndicaux de travailleurs qui ne ratent jamais l’occasion de cracher leur venin à l’endroit du patronat  puis ceux des pouvoirs publics. Enfin, les éternelles et très attendues réjouissances populaires. Chacun allant en fonction du volume du budget consacré, de son gout et de la perception qu’on a de cette journée.

A Yaoundé siège des institutions où nous avons passé la journée, plus que 4000 personnes, tous sexes confondus, issues de tous les secteurs d’activités se sont données rendez-vous au boulevard du 20 mai pour la grande parade( ?).Il y avait à voir et à entendre. Coté vestimentaire, l’on est allé des simples tricots de 200 francs qu’arboraient les employés de certaines entreprises au costumes en passant par le très envié et respectable tissu pagne conçu aux couleurs et à l’effigie des entreprises. Les gadgets et autres produits fabriqués ou réalisés par les défilants ne sont pas passés inaperçus. Parapluies, pâtisseries, produits avicoles comme ceux de la ferme avicole de Mvog- betsi. Un fait remarquable cependant pendant cette marche, le brassard de couleur noire qu’arboraient les personnels des médias à capitaux privés. Explications de STEVE SEKE, un journaliste : « Le brassard noir que nous arborons ce jour est un hommage que nous rendons à notre frère BIBI NGOTA décédé le 22 avril dernier à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Paix à son âme. Je souhaite seulement que nous les journalistes essayions de nous rassembler, de nous unir afin de sortir une véritable association forte, dynamique pour la défense de nos droits et de nos intérêts. »

Coté discours, il y en a eu. Le charismatique syndicaliste Louis SOMBES dans son propos n’ a pas du tout été tendre vis-à-vis de certaines multinationales qu’il a vertement indexés disant qu’elles sont venues au Cameroun « intoxiquer l’atmosphère ». Si vous passez a-t il dit du coté de l’ancien aéroport, « vous verrez les fumées qui sortent de quelque part. Tout  ce qu’ils ont pensé investi au Cameroun, ce sont ces fumées là.les brasseries du Cameroun pour ne pas les nommer. Vous ne verrez pas un seul immeuble appartenant aux brasseries… vous ne verrez aucun immeuble appartenant au groupe Bolloré. Bolloré est au transit du bois, au transport du bois, à la coupe du bois, à l’assurance du bois, et au dragage du port. Bolloré est partout. Il ne lui reste qu’à habiter à la présidence de la république. Vous ne verrez pas une entreprise comme orange Cameroun en dehors de la publicité sur les maillots avec un bâtiment quelque part. Ils veulent acheter Camel. Est-ce que vous acceptez ça ? Est ce que ce sont les entreprises citoyennes ? Quant au PMUC, les contrats de travail sont définitivement temporaires. Au pmuc, tous les employés que voyez dans les kiosques n’ont pas de contrat de travail. On ne peut pas parler d’allocations familials. Tout cela se passe sous la barbe de vous et moi. Je m’arrête ici monsieur le ministre pour ne pas gâcher la fête  Mais je voudrais vous dire que nous sommes prêts à dénoncer ces employeurs véreux. »

Prenant la parole en guise de réponse, Robert NKILI le ministre en charge des problèmes de travail et d’emploi, dans un ton parfois humoristique n’a malheureusement ni convaincu, ni  enflammé les foule.

« Après avoir écouté les nombreuses préoccupations exprimées tantôt au nom des masses laborieuses  par les responsables syndicaux, je constate de toute évidence que qu’il s’agit d’une commémoration. » Robert NKILI a ensuite fait l’historique de la journée internationale du travail et brossé la situation dans les entreprises camerounaises. « Je ne vous apprends rien, vous le savez bien, dans nos entreprises, nos usines, nos industries, nos plantations et même dans nos services publics, les violations des droits des travailleurs sont hélas monnaie courante…. Cette situation est inadmissible. La violation des droits des travailleurs  et les multiples vulnérabilités  constatées en milieu professionnel  sont des faits et gestes qui dégradent  et fragilisent la vie des individus. Ces vulnérabilités en milieu professionnel sont malheureusement légion. On peut citer le sous-emploi, la surexploitation de la main d’œuvre dite bon marche. Je pense particulièrement au personnel domestique  et à tous ces gagne petits qui s’expriment dans l’informel. Un phénomène qui prend de l’ampleur dans notre pays au fil des années. Puis il a aussi évoqué les problèmes tels que les risques professionnels, les harcèlements, les licenciements abusifs les  accidents de travail qui portent atteinte à l’intégrité physique et morales des travailleurs.

C’est par une note d’humour qui n’a pas fait rire les gens que le ministre robert NKILI a terminé son discours de circonstance.

Didier ONANA©mbolocameroon 22 11 45 87.

mbolocameroon@yahoo.fr

 

vendredi, 30 avril 2010

Le crédit du centre dans la fête du travail 2010

CRENAC : Epargne et crédit pour la     fête

 

 Dans le cadre des préparatifs  de la célébration de la prochaine fête du travail, l’une des entreprises ayant accepté communiquer sur nos colonnes est la micro finance  crenac (crédit national du centre …..)

Le crenac est une institution de micro finance créée en 2004 qui se propose d’améliorer le niveau de vie des populations à revenu intermédiaire évoluant en marge du système bancaire classique. Il est dirigé par le Dr Jean-claude SINGHE.  Avec ses 20 agences répandues à travers la république, le crenac se mobilise pour célébrer comme toutes les autres entreprises, la fête du travail 2010. Nous avons rencontré monsieur ABESSOLO qui est au sein de cette entreprise entre autres,  responsable de la communication.

 

ABESSOLO : Au sein du crenac, on essaie de faire de notre mieux, pour célébrer cette fête du travail dans de bonnes conditions. Nous avons déjà distribué des pagnes et non plus des tricots à notre personnel. Nous les avons motivés à les coudre, ça été fait, hier jeudi ils ont été livrés. Les dames par exemple ont choisi en toute liberté leur styliste et le modèle de couture, les hommes aussi. Nous nous sommes inscrits pour le défilé du 1er mai et le comité d’organisation nous donné le lieu où nous nous rassemblerons. Après le défilé, nous allons nous retrouver dans un restaurant de la place pour communier en toute convivialité avec notre patron autour d’un plat et d’un verre. Puis chacun rentrera chez lui.

 

MBOLO CAMEROON : Qu’est ce qui fera la particularité cette année ?

 

ABESSOLO : Disons que la particularité c’est au niveau vestimentaire. Nous passons des tricots au pagne. La couture est à la charge du personnel. Au niveau de nos 20 agences, la fête s’organisera de la même façon et nos clients seront associés à cette fête.

 

MBOLO CAMEROON : On a l’impression que vous vous limitez seulement aux agapes. N’y a t-il pas de message particulier de la direction générale ou alors d’autres activités entrant dans le thème de la célébration ?

ABESSOLO : Non, il y a  eu un certain nombre de rencontres avec la hiérarchie. Des messages ont été justement passés. Le promoteur nous a exhorté au cours de celles-ci à aller de l’avant dans le cadre de l’amélioration du rendement.

 

Nous avons par la suite donné la parole à un employé de cette micro finance…

 

MOUELLE Patrice est responsable informatique : Nous préparons dans de bonnes conditions cette fête.  Nous avons fait coudre des tenues en tissus pagne commandés à la Cicam .dans l’ambiance du travail, nous sommes solidaires pour que tout se passe bien. Il y a de l’ambiance au sein du personnel  et ça nous motive d’avantage.

 

MBOLO CAMEROON : Est ce que vous vous dites entre les employés que  ce sera un grand jour ?

 

MOUELLE Patrice : Oui. D’autant plus que la fête du travail est une grande journée. Par conséquent nous devons bien nous préparer et la vivre dans sa plénitude. La fête du travail c’est une fois l’an et c’est pour nous l’occasion  de parler de nos problèmes.

 

MBOLO CAMEROON : pas de revendication ? Rien allant dans ce sens ?

 

MOUELLE Patrice : Si. Nous le faisons chaque fois que nous célébrons cette fête. C’est pour rectifier les erreurs précédentes. A ce niveau nous interpellons beaucoup plus le gouvernement  d’une manière ou d’une autre sur la conditions du travailleurs  et sur le la multiplication des opportunités de travail aux jeunes. Nous nous avons la chance d’avoir un emploi, ce n’est pas le cas chez les autres. A cet effet, il faut que le gouvernement fasse des efforts pour trouver des emplois aux jeunes.

 

 

Didier ONANA© mbolocameroon 22 11 45 87

 

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La société SIDI TRANS : La confirmation en zone Cemac !!!

SIDI TRANS : Une société qui compte en zone Cemac !

         Président Directeur Général de la société qui porte son nom, Monsieur SIDI FADI BEY de nationalité libanaise emploie plus de deux cents camerounais. La fête du travail de cette année revêt un caractère particulier pour lui. En effet depuis  17 ans qu’il l’a créée celle-ci n’a cessé de croître. La stabilité de son effectif est une preuve du sérieux qui caractérise son responsable principal. La preuve, certains employés recevront des médailles. Un honneur aussi pour le Cameroun qui administre là une illustration à ceux qui pensent qu’il n’est pas une terre propice aux affaires. Nous avons donné la parole à cet être réceptif qui nous parle de la fête du travail 2010 dans sa société.

 

 SIDI FADI BEY : Pour la fête du travail de cette année, nous avons pris un certain nombre de dispositions à savoir :la mobilisation pour le défilé,pour les différentes remises de médailles et une manifestation pour couronner tout cela.

 

MBOLO CAMEROON : Qu’est ce qui fera la spécificité par rapport aux années antérieures ?

 

SIDI FADI BEY : Outre la remise des médailles, les personnels via le syndicat et moi organiseront des rencontres sportives  concernant le personnel. La particularité c’est pour mon personnel le plus ancien qui recevra des médailles.

 

MBOLO CAMEROON : Combien de personnes employez-vous ?

 

SIDI FADI BEY : Un peu plus de deux cents personnes depuis dix sept ans.

 

MBOLO CAMEROON : Nos lecteurs aimeraient certainement connaître d’avantage votre société.

 

SIDI FADI BEY : Disons que SIDI TRANS est une société qui exerce dans le transport en général sur le territoire camerounais et dans la zone Cemac.

 

 

 MBOLO CAMEROON : Quittons le domaine professionnel, les sportifs camerounais vous connaissent une passion pour les sports mécaniques. Peut-on savoir ce qui vous y amené ?

SIDI FADI BEY : vous savez, tout sportif naît avec une  passion qu’il veut. Qu’il soit footballeur ou pratiquant d’un autre sport. Moi j’adore les sports mécaniques et je compte toujours y exercer.

 

 MBOLO CAMEROON : Vous avez transmis les gènes de cette passion à l’un de vos fils qui nous a révèle une fois qu’il comptait prendre votre place un jour …

 

SIDI FADI BEY : (rires…) Ce serait une bonne chose….

 

MBOLO CAMEROON : Quelle image avez-vous du Cameroun depuis que vous y êtes ?

SIDI FADI BEY : Je suis né ici. Je connais le Cameroun  qui est un pays de paix,qui prospère dans tous les domaines. Il suffit d’y mettre de la volonté et on réussira tout ce qu’on veut y faire. Que ce soit sur le plan sportif économique ou autre. Le message que je peux avoir aujourd’hui à l’endroit des camerounais, c’est un message d’encouragement, et de travail. A coté de cela, il doivent ajouter le coté sportif.  

 

 Entretien de : Didier ONANA

 

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mardi, 13 avril 2010

Quelques participants donnent leurs impressions.

A la fin de cette journée de travail, nous avons recueilli les impressions de quelques participants.

 

Madame Omgba Geneviève (Déléguée du GIC FAN d’Okola) : Je dois vous dire que nous connaissons la mupeci depuis 2006 par un heureux hasard. Si nous avons grandi aujourd’hui, c’est grâce elle et à notre volonté propre de pouvoir faire quelque chose de bien. Dans toute organisation le départ est toujours difficile. Mais, nous nous sommes unis avec volonté pour réussir et atteindre le même niveau que tous les autres. La mupeci nous a encadré à tous les niveaux. Avec le programme de l’Union Européenne, la mupeci nous encouragé et aidé à créer notre propre poulailler pour mille sujets. Chaque année, avec l’argent que la mupeci nous donne, nous produisons quatre bandes de mille poulets, nous leur donnons ce que nous leur devons, et nous gardons le bénéfice qui nous permet de pouvoir évoluer.

 

MBOLOCAMROON : Parlez nous un peu de votre GIC.

 

Madame Omgba Geneviève : Notre GIC, le GIC fan  a été créée à Okola dans la région du centre en 2004. Il est constitué de dix femmes. Nous faisons dans l’agriculture et l’élevage des poulets de chair. Nous cultivons le mais et le soja. Notre est un peu la locomotive dans ce domaine à Okola. Tous les partenaires occidentaux qui y viennent se réfèrent à notre GIC. C’est comme ça qu’il a été choisi pour aller en Israël pour un programme précis d’opportunité et de commercialisation  des productions animales pour les femmes. Nos hôtes israéliens sont persuadés que le développement passe par les femmes.

 

MBOLOCAMROON : Madame, parlez nous un peu des modules de la formation reçue en Israël.

 

Madame Omgba Geneviève : Il y en avait plusieurs : la gestion du personnel de l’entreprise en général,le montage des projets  et les éléments qu’il faut que pour qu’un projet soit éligible auprès des bailleurs de fonds et mêmes des micro finances. Vous savez, il y a des critères et des niveaux. Si un projet n’est pas bien ficelé, si les points sur lesquels on se base pour octroyer les crédits ne sont pas bien relevés, alors on ne peut pas le financer.

 

MBOLOCAMROON : Quels sont vos projets d’avenir ?

 

Madame Omgba Geneviève : Notre GIC voudrait s’étendre et la formation reçue en Israël nous ouvre beaucoup les portes et la balle est désormais dans notre camp.  Nous devons bien travailler car un travail bien fait est toujours récompensé.

 

YOUGOUA Alex (Bafoussam) : C’est pour la première fois que j’assiste à un session de l’Assemblée générale de la mupeci. Mes impressions, au vu de ce que j’ai vu et entendu ici ce jour, sont très bonnes .La mupeci est capable de beaucoup de choses tel qu’il ressort des différents rapports du Commissaire aux compte, du Président du conseil d’administration ou du Directeur général .Il ressort que la Mupeci a de l’avenir. Il faut compter sur la mupeci.  

 

TEDONJO Georges Colbert (Chef d’agence –mupeci Akwa)

 

MBOLOCAMROON : Monsieur TEDONJO, vous avez été désigné comme le meilleur chef d’ agence Mupeci du cameroun. Quel est votre sentiment après cette  marque de reconnaissance de la part de la hiérarchie ?

 

TEDONJO Georges Colbert : Je suis un homme très satisfait  et très comblé parce que je me rends compte que tout le travail que j’abats avec mes collaborateurs  est apprécié par nos dirigeants. Je dédie cette distinction à  tous mes collaborateurs.

      Je suis avec la Mupeci i depuis le 3 octobre 2005. Mon cheminement a été simple. J’ai commencé au bas de l’échelle. Agent de guichet, responsable de guichet, responsable des opérations, puis chef de service de crédit à la direction générale, puis chef de l’agence siège  qui se trouve être celle d’ Akwa.

 MBOLOCAMROON : Qu’est ce qui d’après vous a milité pour votre distinction ?

TEDONJO Georges Colbert :

  Cette distinction n’est pas la mienne à moi tout seul. Elle est celle de tous mes collaborateurs, de tous ceux qui sont autour de moi. Vous conviendrez  avec moi qu’un seul homme ne peut pas diriger toute une agence .Quand je suis par exemple à l’extérieur, mes collaborateurs assurent mes arrières. C’est ce qui a certainement milité pour l’attribution de  cette distinction de meilleur  chef d’ agence mupeci. Chacun parmi mes collaborateurs fait bien son travail à son niveau.

 

MBOLOCAMROON : Monsieur TEDONJO, qu’est ce qui va changer dans votre manière de travailler ?

 

TEDONJO Georges Colbert : Le plus difficile n’est pas d’arriver au sommet, mais de s’y maintenir, ça va être un  grand défi car nous allons nous battre pour décrocher cette distinction l’année prochaine. Je vais pour cela continuer à galvaniser tous mes collaborateurs pour qu’ils puissent accomplir au mieux les taches qui leur seront confiées. J’ai sous ma charge sept personnes et je crois que ça  ira.

 

 

 

Augustin YEMEGNE : (Président du Conseil d’Administration de la MUPECI) :

Je vais vous dire qu’au vu de tous les rapports  faits par les différents intervenants aujourd’hui, il n’ y a l’ombre d’aucun doute, la MUPECI évolue très bien. L’année dernière, nous avons eu bilan global de deux milliards cinq cents millions  de francs. Cette année nous sommes passés à quatre milliards six cents millions.

 

MBOLOCAMROON : Dites-nous monsieur le président, qu’est ce qui fait la spécificité de la MUPECI aujourd’hui ?

 

 

Augustin YEMEGNE : La MUPECI est un établissement de micro finance de 1ère catégorie. Je l’ai rappelé, les sociétés de micro finances au Cameroun préfèrent s’installer dans les zones urbaines où elles vont minimiser les risques, simplement par ce qu’elles préfèrent fonctionner avec les hommes d’affaires et les commerçants. Les gens évitent de prendre le risque des zones rurales où on finance l’agriculture, l’élevage, les jeunes et les mamans. Il y a des moments où vous donnez des crédits pour  l’agriculture et après on vous dit que les pluies ne sont pas arrivées à temps.

 Il  y a pas de problèmes. Je tiens à vous dire que si l’on veut avancer dans ce pays, il faut absolument qu’on mette un point d’honneur  dans le domaine agricole. Plus on sort de l’argent pour importer les produits alimentaires, plus l’économie nationale prend un coup. Ce n’est pas bien. Cette année par exemple, on a importé du mais  pourtant certaines personnes qui ont été financées ne parviennent pas à vendre leur mais. La raison est que les prix ont chuté justement à cause de l’importation du mais en grande quantité.  

Notre objectif majeur est donc de mettre un point d’honneur sur le développement agricole en finançant les groupes de femmes, les comités de jeunes, en les organisant et en les encadrant. La grande résolution que nous avons prise aujourd’hui c’est de financer d’autres comités de femmes, de les encadrer, et de les organiser en leur donnant des crédits pour leur développement.

 Nous ferons la même chose pour les comités des jeunes. Voyez ce que l’on importe chez nous chaque année. Ce sont des tonnes de riz. Pourtant en cultivant comme on le faisait du riz avant dans les zones comme Santchou, TONGA dans le ndé ou Ombessa a dans le Mbam et inoubou, on résoudrait les problèmes de pauvreté et d’emploi. Depuis des années, ces productions ont cessé. Comment pourra-t on avancer si nous cessons de cultiver pour nous adonner à l’importation ? Le fait de sortir l’argent pour faire venir les produits alimentaires de l’extérieur nous cause un gros préjudice financier avec la perte des devises. Ca nous fait un manque à gagner énorme. C’est pour ça que la MUPECI a décidé d’intégrer et de soutenir le monde agricole et  rural. C’est ce qui nous a valu le prix de l’ ONG Afrique Avenir en octobre 2009 à Yaoundé parrainé par le ministère du commerce. »

 

Didier ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87.

mbolocameroon@yahoo.fr  

 

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