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jeudi, 04 avril 2013

Camp touristique du 10 au 25 aout 2013 à Nkolbiyen

Nous organisons un Camp agro-pastoral et touristique à Nkolbiyen,
du 10 au 25 out 2013. Venez nous rejoindre .
Objectifs :
Promouvoir le tourisme, promouvoir les richesses agricoles, pastorales, piscicoles, de la région, promouvoir les brassages et les échanges interculturels entre les touristes et les populations locales, développer des partenariats divers en formations, éducation, développement durable.Promouvoir le volontariat.


Date : 10 -25 aout 2013 Lieu : Nkolbiyen Centre du Cameroun.
Hébergement : Nombre de places : 30
Des familles sont prêtes à accueillir les étrangers dans la mesure de leurs possibilités. Des auberges et motels offrent des services à des prix relativement bas.La capitale camerounaise située à 25 km peut aussi accueillir les étrangers qui n’aimeraient pas résider dans le village. Ce n’est pas le souhait des visiteurs.
Pour les prix, une fourchette peut être envoyée aux éventuels candidats cet évènement à l’adresse suivante : femmes_rurales_@yahoo.fr


Restauration :
La restauration : Des restaurants offrent des repas traditionnels et occidentaux à des prix discount. Toutesfois, le comité d’organisation prendra des dispositions efficaces pour permettre aux participants de faire eux-mêmes leur cuisine.

Le marché de Nkolbiyen et de Mbankomo proposent des variétés de denrées alimentaires. On y trouve :
Du manioc sous toutes ses formes(brut, en farine de couscous,ébobolo, gari de tapioca),des tubercules de macabo, de patate douce, la banane plantain, le riz importé. Les produits de la récolte (arachides, mais, prunes…). Les produits de la pêche artisanale, les légumes dans toutes leurs variétés.Les gâteaux de pistaches (graines de courge),les mets de feuilles de manioc écrasées « Mboamkpem », l’Okok, le mets de mais égrené aux légumes « Sanga », les mets de gibier ou de poisson aux feuilles d’oseilles « Domba » , les brochettes de larves de palmier, de hanneton, les termites « Somen » dans toutes leurs variétés sans oublier les mets des autres régions du pays comme le Ndolé, le Kondré, le Koki, le Eru au couscous de manioc…..


La boisson : les boissons produites par les brasseries du pays y sont vendues, mais, les visiteurs pourront déguster le vin de palmeaccompagné de kola, des quelques racines aphrodisiaques.

Participation : 200$ ou 153 Euros (comprenant : les visites des sites, transport sur les sites, gastronomie lors des visites et soirées culturelles….)
Transport international à la charge des visiteurs.
Description du site :
La localité de Nkolbiyen est située à 25 km de Yaoundé la capitale, dans l’arrondissement de Mbankomo, département de la Mefou et Akono. En aout, le climat est clément, la chaleur varie entre 27 et 35 degrés.



Activités :
Visite des sites et des chefferies; travaux agricoles et pastoraux, ateliers de formation, gastronomie, hygiène et salubrité,ateliers de formation,participation aux récoltes avec certaines familles. Soirées culturelles au coin du feu avec des veillées de contes, de chants traditionnels. Un mini festival culturel des femmes est prévu pendant trois jours. Dépistage de certaines maladies (cancer du sein, diabète, VIH SIDA, maladies provoquant des handicaps, causeries éducatives,…………..


La santé
L’hôpital d’arrondissement de Mbankomo situé à 5 km et les différents centres de santé intégré de l’arrondissement offrent une couverture sanitaire appréciable. Des secouristes de la croix rouge seront sollicités lors des visites des sites.


La sécurité
La police et la gendarmerie patrouillent régulièrement. Les chefs de village et les autorités traditionnelles ont des gardes constituées des jeunes volontaires et des guides du camp touristique qui assurent la sécurité des visiteurs et des étrangers.


lundi, 04 février 2013

Elections 2013 : Yampen Ousman sur le terrain

Inscriptions sur les listes électorales : Le dernier virage.


A Yaoundé IV : le Sous-Préfet YAMPEN Ousmane fait le tour du propriétaireP1080223.JPG
L’arrondissement de Yaoundé IV défraie la chronique depuis la fin de l’année 2012. Les raisons, on les connait tous. C’est dans le but de rassurer d’avantage les populations que Monsieur YAMPEN Ousmane, le sous-préfet de cette importante unité administrative de la ville de Yaoundé a entrepris depuis quelques jours une visite de tous les quartiers.
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Il a rencontré la plus part des groupes sociaux à savoir :les autorités traditionnelles, politiques, municipales, celles du maintien de l’ordre, les chefs de quartier, les transporteurs et autres. Partout, ce digne fils du département du Noun prodigue des conseils, donne des instructions, écoute et rassure. Lors de l’étape de ce mercredi 30 janvier 2013, nous l’avons surpris avec toute son équipe à la chefferie de montéeKondengui I Est. Devant plusieurs dizaines de personnes et malgré l’heure un peu avancée, Monsieur YAMPEN Ousmane a tenu réconforté tout le monde, notamment les membres de l’Association des transporteurs par moto du département du Mfoundi (ASTRAMOM), arrondissement de Yaoundé VIè. Ceux-ci, par la voix de leur président, le nommé Ndongo Joseph Désiré, a dit leur joie derencontrer leur plus grande autorité. Il a parlé des actions que ses collègues et lui ont entrepris pour juguler le climat d’insécurité et de peur qui s’est emparé de Yaoundé IV. Celles se résument en la triptyque : identification, dégorgement réglementation. Il a terminé son propos en promettant ne pas faillir, pour le bien-être des populations. Des propos réconfortants quand on sait que l’une des plus grosses difficultés des transporteurs par moto au Cameroun, c’est le l’identification. Ceux-ci ont aussi rassuré l’autorité quant à leur inscription sur les listes biométriques.
Dans sa réponse, le Sous-Préfet a dit qu’il voudrait réactiver les comités de vigilance, mettre fin aux nuisances sonores entretenues par les églises réveillées et les débits de boisson. « Il faut se mobiliser pour mettre à la recrudescence de l’insécurité. Pour de faire, des mesures seront prises à savoir ;la réhabilitation de l’éclairage public, la réception du tronçon carrossel-SonelEkounou qui a bénéficié d’un financement de la Banque Mondiale et de la Communauté Urbaine de Yaoundé. Il faudra maintenir ce cap. Il faut continuer à s’engager pour afficher une image positive.
Le Sous-préfet de Yaoundé IV a donné des explications sur les audiences foraines qui ont lieu dans les locaux de la maison de la femme de Nkolndongo, un quartier voisin à Kondengui.
Pour terminer, ila exhorté les populations à s’inscrire massivement sur les listes électorales et elles qui ont fait jusqu’à présent le maximum. Répondant aux préoccupations de certaines personnes, Monsieur YAMPEN a dit que les agents d’Elécamtravailleront désormais de 8 h à 20h voire plus.Il a demandé aux Chefs traditionnels de faire une large diffusion du calendrier des inscriptions biométriques.
E.Didier ONANA©mbolocameroon.com 22114587

16:15 Écrit par Bambino dans COMMUNE A LA UNE, Droit & Liberté, Evènements à venir | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 02 novembre 2011

Sa Majesté AMOUGOU OWONA ouvre les portes d' EWANKAN

Le Chef.jpgSa Majesté A AMOUGOU OWONA Joseph Bienvenu Chef du quartier Ewankan ouvre ses portes.
Il se présente comme « Kolo Beti » du groupe Mvog Belinga Emombo KOUNOU, Chef traditionnel du 3e degré. Il est enseignant marié et père de plusieurs enfants.
Question : Quel regard jetez-vous sur la chefferie traditionnelle au Cameroun ?
Réponse : « La chefferie traditionnelle doit servir de base, la base même de l’Etat, base de la Société. Au Cameroun, nous avons l’impression que cette chefferie est scindée en deux parties. Une première où elle est fortement implantée et une seconde où elle n’existe presque pas. Dans les régions du grand Nord, grand Ouest, la chefferie traditionnelle est forte. C’est tout à l’opposée des autres régions où elle n’existe presque pas parce que le chef ne représente rien pour les populations. C’est pour ça que nous souhaitons que dans tout le Cameroun, l’Etat essaie de faire quelque chose pour que véritablement le chef traditionnel soit le même. Au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest.
Question : Avez-vous au niveau du grand Sud entrepris des démarches auprès des pouvoirs publics pour qu’ils réussissent à asseoir ou à restaurer l’autorité perdue ou inexistante de la chefferie traditionnelle telle qu’elle devrait être ?
Réponse : « Je crois que les chefferies c’est d’abord un Etat. Comme vous le dites, il faudrait d’abord que les chefs eux-mêmes soient conscients du statut qu’ils incarnent. Ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour amener les pouvoirs publics au Cameroun à les reconnaître et à les soutenir. Evidemment on ne peut pas soutenir quelqu’un qui ne fait rien à son niveau. C’est pour ça qu’ils doivent prendre conscience du fait qu’ils représentent la base. Ils doivent être des figures de proue, des exemples pour leurs populations. Ce n’est que dans ce sens que l’Etat pourra éventuellement les soutenir de manière efficace.
Question : Majesté on a remarqué dans le grand Sud une certaine misère des chefs traditionnels. D’après vous, quelles solutions pour les en sortir ?
Réponse : « Le chef est lui-même à l’origine de cette situation. Généralement, la majorité n’est pas consciente de ce qu’ils incarnent. Il y en a qui sont conscients et qui travaillent pour que ce statut soit maintenu et réconforté. L’Etat ne peut soutenir que ce qui est déjà. C’est l’ensemble de la chefferie qui doit poser les jalons. C’est après l’avoir fait que l’Etat peut les soulever.
Question : Il y a quelques années, on voyait les chefs traditionnels mal habillés, dépourvus et très endettés, sans connaissances académiques avérées. Aujourd’hui, cette situation a changé. Est-ce que cette évolution apporte un plus à la perception et à la considération qu’a la population des chefs dans le grand Sud Cameroun ?
Réponse : « Aujourd’hui vous trouverez encore des chefs mal habillés, des chefs qui ne savent ni lire, ni écrire, des chefs pauvres. Mais à côté de ceux là, il y en a qui sont le contraire de ceux que vous décrivez. Des chefs qui savent s’habiller. Le monde avance. Le chef vit dans un contexte où il est moulé. Un Chef qui est conscient de son statut doit savoir lire et écrire, il fait tout pour être un modèle et aller au-delà. Il doit être au besoin la principale élite. La figure de proue, l’exemple même pour ses habitants et pour ceux qui le soutiennent et le regardent.
Question : Majesté, est ce votre cas vous aussi ? Parlez-nous des relations que vous entretenez avec les différentes élites de la capitale, particulièrement celles de Yaoundé IV ?
Réponse : « Le chef est une passerelle, la chefferie un carrefour. Dans un carrefour donc, le monde y vient, passe et le chef doit recevoir tout ce monde. Il doit aider tous ceux qui le sollicitent. C’est ça le rôle du chef. C’est-à-dire, faciliter la vie. Mes relations avec les élites sont bonnes. Je n’ai de problèmes avec personne. L’Elite est d’abord un administré. Moi je ne fais par de différence entre élite et le reste.
J’entretiens de bonnes relations avec toutes les élites et toutes les populations quelles que soient leurs origine ou provenance, j’ai sous mon autorité environ quatre mille personnes issues de toutes les régions du pays.
Question : Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face à Ewankan ?
Réponse : « La principale difficulté, ce sont les routes, les voies d’accès. Nous n’en avons pas. Nous sommes obligés de bricoler avec les sentiers. Ensuite, il y a le grand banditisme. Il n’y a pas d’éclairage public. C’est un peu le refuge des grands bandits. C’est un quartier périphérique où se réfugient les bandits. Nous sommes l’un des rares quartiers ou village qui n’ait ni Collège d’Enseignement Public, ni école primaire publique, ni centre de santé, ni poste de gendarmerie. Nous sommes un peu un village perdu et nous souhaitons que les pouvoirs publics puissent enfin jeter un regard sur nous.
Question : Les échéances électorales approchent. N’êtes vous pas parfois courtisés par les différents concurrents ?
Réponse : « Cela va sans dire. A l’approche des élections, nous avons des marchands d’illusions c’est clair que c’est chacun qui nous fait des propositions. Mais en tant qu’ autorité morale, le chef traditionnel doit être égal à lui-même, faire ce qui est bon et bien pour lui, ses populations et son pays.
Question : Quels conseils pouvez-vous donner à la jeunesse ?
Réponse : « Je suis moi-même jeune. Je conseille à la jeunesse de travailler, travailler, travailler et travailler. Un travail bien pensé et bien mené. Ce n’est que ce chemin qui peut amener à la réussite et à l’épanouissement véritable.
Nous avons l’impression qu’aujourd’hui nous choisissons le chemin de la facilité. Les jeune choisissent le chemin de la facilité, ce chemin ne mène nulle part, le vrai chemin c’est celui de l’effort.
Propos recueillis par ESSINGANG.




18:42 Écrit par Bambino dans COMMUNE A LA UNE, Culture, LE PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chefferie, tradition, culture, politique, enclavement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 22 mars 2011

A la découverte de TOKOMBERE

A La découverte de Tokombéré.

Le Maire.JPG

La région de l’Extrême Nord du Cameroun est la plus vaste, la plus peuplée et constitue par conséquent une force et un attrait sur le plan politique. A la veille des échéance électorales au Cameroun, Mbolo Cameroon fait une incursion dans l’une des communes de cette région : Tokombéré, chef lieu du département du Mayo sava. C’est le département d’origine de l’honorable Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale du Cameroun depuis un certain nombre d’années. Nous avons rencontré pour cela, Monsieur kari deguer, le Maire de cette unité administrative qui nous sert de guide.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, qui êtes-vous ?

kari deguer : Je suis né vers 1962 dans l’arrondissement de Tokombéré, département du Mayo sava. Je suis marié et père 13 enfants. J’ai deux épouses et suis greffier de formation.

Sur le plan politique,je suis d’obédience RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais). Je suis à trois mandats à la tête de la commune de Tokombéré et entame ma 15è année en politique. Je ne saurais dire que cette longévité n’est pas due au fait que mes populations apprécient mon travail. Je suis en bons termes avec elles.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, pouvez vous à présent nous nous décrire la commune dont vous présidez aux destinées ?

kari deguer : La mairie de Tokombéré a une superficie de 520 km2 où habitent 140 000 âmes réparties en plusieurs ethnies. On peut citer entre autres les madas, les zoulzos, les molgos, les wulémés, les moyangs, les FULBES, guemchés, les guizigas et les mbokos. Une mosaïque de peuples qui s’entendent très bien dans la diversité. Depuis la nuit des temps, il n’y a jamais eu de problèmes majeurs. Les gens vivent en paix.

Mbolo cameroon : De quoi vivent toutes ces populations ?

kari deguer : Les populations de tokombéré vivent de l’agriculture. Les principales cultures pratiquées sont le mil, les arachides, le vouanzou, le fonio. Du coté des montagnes, vers DALAZO, il y a la canne à sucre, et les maraîchers dans presque toutes les différentes localités. Sur le plan alimentaire, on trouve le mil qui est une denrée très riche et fort appréciée, la patate, le taro et la banane douce. On ne meurt pas de faim ici. Côté boisson, nous avons notre boisson traditionnelle qu’on appelle le Bil Bil . Ce n’est pas tout le monde qui consomme la bière qui déjà coûte plus cher que notre boisson traditionnelle. Nos populations n’ont pas assez de moyens pour aller boire dans les bars et autres lieux assez chics. Comme il n’y a jamais de règles sans exception, sachez qu’il y a des gens qui ont des moyens issus du fruit de leurs activités et qui vont dans les milieux mondains consommer ce qui leur plait.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, que peut-on retenir sur le plan culturel de Tokombéré ?

kari deguer : Toutes les ethnies citées plus haut ont des valeurs et des spécificités culturelles qui les caractérisent. Elles sont riches et variées. Toutes ces ethnies ont des danses et d’autres formes d’expression, d’où la variété. Il faut toutes fois signaler que malgré cette diversité d’expression, nous n’avons pas encore de festival culturel. Mais les jeunes de notre commune ont souvent crée des sortes de rencontres culturelles de manière informelle. Nous entendons combler ce vide dans les années à venir avec l’aval de notre jeunesse. Nous comptons faire des évènements grandioses afin de solliciter des apports extérieurs qui permettront de donner une envergure à la dimension de notre richesse et de notre diversité.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire intéressons nous un peu au mariage dans votre commune. Pouvez –vous nous dire ce que ça coûte pour prendre pour épouse une fille de Tokombéré ?

kari deguer : Chez nous la dot, vous pouvez vous rassurer, n’est pas chère si vous vous entendez avec votre amante. La belle famille aimerait simplement que sa fille aille en mariage et vive dans de bonnes conditions. Donc, on ne demande particulièrement rien. L’important, c’est d’être en de bons termes avec votre fiancée. Le reste n’est que symbolique. On n’exige pas des boeufs comme vous entendez. On vous reçoit, on requiert l’avis de la fille. Si l’entente est parfaite, ça va. S’il y a un cas de malheur dans votre belle famille, en tant que beau-fils, votre contribution est parfois attendue. Une chèvre, du vin et quelques vivres font l’affaire.

Mbolo cameroon : Parlons un peu du tourisme Monsieur le Maire.

kari deguer : Disons que parmi les activités menées dans notre

Commune, il y a la vannerie. Des produits artisanaux de bonne qualité sont fabriqués et vendus. Nous avons des tables en feuilles de palmier rônier qu’on vulgarise. Des gens viennent en chercher en grande quantité pour en faire toute sortes de meubles. Il y a aussi des grottes notamment à Mokio où les anciens restaient. Elles existent encore aujourd’hui. Les animaux y vivent et on peut les voir. Dans les différentes montagnes, on trouve des grottes qui constituent une véritable attraction. Elles sont généralement le gîte des animaux tels que les panthères, les cynocéphales, les chimpanzés et bien d’autres espèces animales. Ces animaux descendent parfois jusque dans la plaine chercher des proies. Dans ces montagnes, il y a des eaux qui ruissellent parfois toute l’année. On les découvre dans les fonds de montagne et se retrouvent dans une sorte de cuvette pour le grand bonheur des animaux qui viennent s’y abreuver et des montagnards qui viennent puiser de l’eau pour leurs activités. Il faut aussi vous dire que dans notre commune, nous avions monté un projet visant à construire une sorte de campement qui nous permettrait de recevoir quelque soit leur nombre, les étrangers qui viendraient ici, ou même ceux qui, vivant hors de chez nous viendraient dans le but de découvrir notre région. Nous sommes aussi entrain d’arranger nos différentes routes avec l’aval de nos élites qui ont touché les hauts sommets de la république afin que cette viabilisation soit effective. Nos populations veulent voir le désenclavement de notre sphère géographique. Nous avons monté un projet que nous avons envoyé au Ministère du plan et de l’aménagement du territoire (Minepat) pour que d’ici les trois années à venir, toutes ces routes soient viables. Nous construirons progressivement des routes et dès que ce projet prendra fin, on reprogrammera d’autres. L’accès aux différentes localités sera ainsi facile.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, quelles sont les ressources de votre mairie et quelles relations entretenez vous avec le fonds d’équipement et d’intervention communale (Feicom) ?

kari deguer : Il faut vous dire la vérité, nos populations sont pauvres. Si aujourd’hui la mairie de Tokombéré vit, elle le fait avec les centimes additionnels communaux. L’impôt libératoire sur le bénéfice agricole que nous plaçons est insignifiant par ce que les populations sont démunies. Elles sont habituées aux choses que certaines leur disaient au début de la démocratie au Cameroun. Les promesses du genre « on ne va plus payer l’impôt. L’impôt ne servira à rien… » Elles ont ancré ça dans leurs têtes si bien que le recouvrement de ces taxes là est devenu difficile malgré la sensibilisation. La commune de Tokombéré a ses petites recettes de marché. Les droits de place sur le marché ne rapportent pas gros et ne peuvent aucunement permettre de réaliser des projets. Avec les centimes additionnels communaux, nous avons réalisé de projets comme la construction des salles de classe, les hangars de marché, les magasins de stockage, la réfection des routes entre autres. Avec les projets tels que les programmes de certaines ONG avec qui nous sommes en relation et en partenariat, nous parvenons à faire aussi certaines réalisations.

Mbolo cameroon : Avez-vous justement pensé à des jumelages avec les communes des autres pays ?

kari deguer : Nous envisageons faire des jumelages avec l’extérieur. Seulement, quand on parle de jumelage, ça ne veut pas dire que quand vous irez, on vous donnera tout ce que vous demanderez ou tout ce que vous envisagez faire pour votre commune. C’est de l’échange. Là bas, vous arrivez, vous vous entretenez. Ils ont des articles ou d’autres choses comme des engins qu’ils peuvent vous donner. En retour il faut que vous leur trouviez aussi une compensation. Vous comprenez que c’est de l’échange entre commune et partenaires extérieurs. C’est la même chose à tous les niveaux. Le jumelage n’est pas un cadeau qu’on va prendre à l’extérieur. C’est des échanges à tous points de vue. Au moment où nous nous entretenons, nous avons un voyage en vue dans la commune française d’Oléron où l’association des communes de montagnes nous a invité compte tenu du fait que nous sommes aussi des habitants des montagnes. Nous allons échanger les expériences afin que chacun, en ce qui le concerne, expose sa situation. Il faut aller voir et demain aussi, nous allons les inviter à venir découvrir notre localité et nos montagnes.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, dans l’imagerie populaire ici à Yaoundé où cet entretien est réalisé, l’on dit que sur le plan sanitaire, la région de l’Extrême Nord est mal lotie. Qu’en est il particulièrement de votre commune ?

kari deguer : Malgré les efforts des pouvoirs publics, pour pourvoir notre circonscription en infrastructures sanitaires, beaucoup reste encore à faire. Nous avons l’hôpital de district de Tokombéré, le centre privé catholique Père Christian à Maga, il y a des centres de santé intégré à Oulémé, à mangavè, à Mamfiza et dans d’autres localités environnantes. Nous sommes entrain de construire un autre centre de santé intégré à Mokio et à Kotaba. Toutes ces infrastructures verront le jour cette année.

Mbolo cameroon : Parlons un peu des activités sportives …

kari deguer : Il ne manque jamais d’activités sportives dans la ville. L’activité sportive est abondante et intense surtout pendant les vacances scolaires. Pendant l’année scolaire, il existe des compétitions inter établissements. Le football, la handball, le basket-ball, le volley-ball et autres sont pratiqués par les jeunes. Le sport dans chaque localité occupe une place importante. Il contribue à son animation. Il existe des tournois et compétitions inter quartiers et de temps en temps nous allons les présider en apportant des contributions et en donnant des primes et aides financières. Ces activités donnent un peu de vie à ces localités évitant ainsi l’oisiveté et des dérives. Les jeunes ne se dispersent pas et s’occupent à faire quelque chose.

Coté infrastructures sportives donc, nous utilisons les terrains vagues que les jeunes construisent pour la pratique de ces différentes disciplines sportives. Quand nos moyens nous le permettent, nous leur apportons de l’aide quelque soit le volume de cette dernière.

Mbolo cameroon : Monsieur le maire, une certaine opinion a toujours pensé qu’au Grand nord, l’éducation scolaire n’est pas la préoccupation des populations, surtout des jeunes filles qui sont accusées de rester à la maison. Qu’en est-il dans votre commune ?

kari deguer : Ce n’est pas vrai. Nous avons des lycées à Tokombéré, à Galaga, Mada, Kotaba, le collège Baba Simon. Au niveau des collèges d’enseignement secondaires (CES), il y a celui de Mokio, et de Mayo plata qui a vu le jour l’année passée, il y a le collège d’enseignement technique et industriel de Tokombéré. Bref, nous avons des infrastructures scolaires qui verront le jour ou leur consolidation grâce à l’aval de nos élites comme le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Cavaye Yeguie Djibril qui nous épaule beaucoup dans presque toutes nos actions. S’il décide qu’on fasse certaines choses aujourd’hui, elles vont réussir. Ces établissements scolaires sont assez pourvus en élèves qui y vont régulièrement.

Contrairement à ce que les gens ont souvent pensé de l’éducation de la jeune fille dans l’Extrême Nord, celle de la commune de Tokombéré va régulièrement à l’école. Nos jeunes filles ne restent pas à la maison ou au village. Franchement elles vont à l’école où elles se distinguent par leur intelligence et leurs résultats.

Mbolo cameroon : Monsieur le Maire, nous savons que des personnalités comme Cavaye Yeguié Djibril le président de l’Assemblée nationale ou Sa Majesté Boukar Tikiré le président de la fédération camerounaise d’haltérophilie et bien d’autres sont originaires de Tokombéré. Pouvez vous dire quelles relations vous entretenez avec les élites de votre commune ?

kari deguer : Nos rapports avec nos élites sont bons. Nous entretenons des rapports cordiaux. Je suis en parfaite relation avec elles. Quand bien même il y aurait de petites mésententes, nous mettons l’intérêt de la commune au dessus de tout. S’il faut voir les petites situations que les gens créent entre eux, on ne peut que leur prodiguer des conseils. Nous nous battons chaque fois de le faire dans le bon sens afin qu’il y ait compréhension. Nous essayons de leur faire comprendre que nous sommes tous natifs de là. Nous prônons toujours le respect mutuel et celui des aînés. Il faut savoir vivre avec les aînés et les élites. Chacun devrait reconnaître et respecter sa place dans la société. On ne peut grandir spontanément pour être à la hauteur de ces personnalités. Toutes ces élites sont des frères et sont issues de la même région. Il va aussi sans dire qu’il y a des gens qui viennent pour vous tenter, pour se plaindre par exemple de la marginalisation. Ce qui n’est pas vrai, il faut approcher les gens, se rapprocher des gens pour que l’harmonie soit parfaite. Il y a des tentatives de déstabilisation de temps à autre, mais nous gérons en bon père de famille. Si vous écoutez les uns sans le faire des autres, alors vous n’êtes pas le père de tout le monde. Quand vous êtes le père, vous pouvez donner des enfants sorciers alors que vous ne l’êtes pas. Vous avez parmi ceux-là, des enfants respectueux et ceux qui ne le sont pas. En tant que père de famille, vous devez gérer toutes ces diversités de personnes et de comportements en faisant savoir aux uns et aux autres où est l’homme.

MBOLO CAMEROON : Monsieur le Maire, votre mot de la fin.

kari deguer : D’abord vous dire merci pour l’occasion que vous m’avez donné pour parler en longueur de la commune de Tokombéré. Ce n’est pas toujours courant. Je vous prie de continuer sur cette lancée. Pour ma part, je pense que quand vous vivez, il est bon et meilleur de souhaiter la vie à tous ceux qui vous suivent et leur dire que la vie n’est pas aussi compliquée. Pour quelqu’un qui est simple, la vie lui est aussi simple. Pour celui qui est compliqué, ce n’est pas à autrui, mais à lui-même que les choses seront compliquées. Donc il vaut mieux être simple et vivre simplement avec n’importe qui que ce soit. La vie est ainsi faite. Nous avons une certaine durée sur cette terre et après on va partir.

Propos recueillis en septembre 2010 par Etienne Didier ONANA

jeudi, 17 juin 2010

Gilbert TSIMI EVOUNA EN GUERRE CONTRE LA MENDICITE !!!

Yaoundé: Le Délégué du gouvernement interdit la mendicité

Par Idriss Linge - 17/06/2010

Toute personne aperçue en train de mendier pourrait être bientôt interpelée par les forces de l’ordre et de police

 

Des interpellations envisagées
Selon un communiqué lu ce mardi sur les ondes de la radio nationale, Gilbert Tsimi Evouna le Délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, la capitale camerounaise, a fait savoir à «Messieurs les mendiants» qu’à partir de cette date, les équipes de la communauté urbaine procèderont à des interpellations de toute personne pris en flagrant délit de mendicité. Le Délégué indique s’appuyer sur un arrêté de la communauté urbaine signé le 17 juin 2003. Le texte interdisait les pratiques de la mendicité et du petit commerce dans les carrefours de la ville de Yaoundé. Une autre raison évoquée par le délégué du gouvernement est selon lui le fait que ces mendiants sont complices de certaines agressions faites sur des personnes. De nombreux mendiants affirment n’avoir pas été informés de cette mesure. Là où je suis là je n’ai rien et je n’ai pas le travail, j’ai une femme avec trois enfants et je ne sais pas comment je vais faire si on m’interdit de venir ici à la poste et que on ne me donne pas à moi et à ma famille de quoi manger, a indiqué un mendiant qui a dit s’appeler Souaïbou. Comme beaucoup d’autres dans sa situation, il affirme que la mendicité est une activité intermédiaire. Dès que j’aurai eu assez d’argent, je vais quitter la route pour faire le commerce affirme-t-il, ajoutant qu’il n’a jamais eu connaissance des services d’aide aux personnes handicapées.

 

 

© www.souvenirducameroun.com
Le marché central de Yaoundé

Un phénomène croissant
La mendicité a pris de l’ampleur dans la ville de Yaoundé comme dans toutes les grandes villes du pays. Elle semble être pour une certaine couche de la population un mode de vie. Parfois dans les rues on voit passer une femme aveugle, un enfant sur le dos et deux autres assurant la mendicité auprès des passants. Tout un symbole. Les autorités semblent insouciantes de ce problème. Au ministère des affaires sociales, on se refuse à commenter la décision prise par le Délégué du gouvernement. On estime à près de 15 000 personnes, la part de la population mendiante dans la ville de Yaoundé. Le marché semble pourtant porteur. Aucune taxe à payer. Il n’a que des recettes. Je reçois parfois 500 ou 1000 francs, cela dépend des jours, nous indique Souaïbou. Il y a quelques années on a vu arriver des mendiants de race blanche avec une méthode plus agressive. De jeunes enfants poursuivaient parfois des personnes sur près de 500 mètres, sous le contrôle des parents présentant des signes de bonne santé pourtant. Ces enfants mendiants d’un style spécial faisaient aussi preuve de discipline. Polis, mais fermes. Difficile de les embarquer toute la famille fera bloc. Une incompréhension demeure pourtant sur les raisons de la mendicité pour ces personnes.

Des mesures fortes s’imposent
Pour les observateurs, cette nouvelle tentative du Délégué Tsimi Evouna risque de se heurter à un mur. Dans un quartier comme la Briqueterie, les mendiants se mêlant aisément aux autres personnes qui ne semblent pas voir en eux un risque potentiel d’agression ou d’insalubrité. Cette démarche de la communauté n’est pas la première. En 2007, Gilbert Tsimi Evouna avait invité les automobilistes et autres usagers de la route à ne plus encourager la mendicité. Il leur conseillait de ne pas donner suite aux demandes des mendiants. La mesure avait été diversement appréciée. Pour certaines religions comme l’islam, venir en aide aux plus pauvres est une prescription divine. Mais d’un autre côté, le groupe constitué de mendiants présente aussi de nombreux revers. Certaines personnes y ont trouvé une façon astucieuse de gagner sans effort un peu d’argent. La mesure sera difficile à appliquer. Aucune indication n’a été donnée sur la suite de la procédure après leur interpellation. Mais les observateurs affirment que sans une mesure coercitive effective, ou alors le renforcement de l’intervention de l’Etat ou des organisations de charités, il sera difficile de mettre fin à la pratique de mendicité dans les grandes villes du Cameroun.

 

Source :journalducameroun .com