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mardi, 26 février 2013

Flash-back sur le Mont Cameroun 2013

Articles du 25 février IMG0582A.jpg
Athlétisme : Ascension du Mont Cameroun : Yvonne Gwaya et Gabsi Godlove au sommet
L’édition 2013 de l’ascension du Mont Cameroun a tenu ses promesses : intensité, émotions et performances. Malgré quelques éclats de voix, le plus grand évènement d’athlétisme du Cameroun a laissé de bons souvenirs…….

IMG0574A.jpgOn annonçait environ sept cents participants, ils ont été plus de cinq cents coureurs venus de tous les continents à affronter le ‘’char des dieux’’. Certaines personnes avaient des appréhensions quant à l’organisation au vu de la fièvre des préparatifs du renouvellement des organes exécutifs des fédérations sportives, il n’en a rien été. Les choses se sont passées peut-être pas comme sur des roulettes, mais sans trop de couacs comme par le passé. Quelques éclats de voix, mais minimisables. L’accueil, l’hébergement, les modalités pratiques et même l’ambiance, contrairement à ce que nous avons souvent vu ou entendu n’ont pas été loin des attentes. IMG0588A.jpgOn peut toutefois, regretter la colère du président et des athlètes de la région du Sud qui ont eu quelques difficultés avec les équipes techniques, et la quasi marginalisation des athlètes handicapés visuels qui, contrairement à l’année dernière n’ont pas été habillés, ont vu le coup d’envoi de leur course donnée par le ministre des sports après un mini sit-in. Il y a aussi eu quelques plaintes sur le volume des émoluments de certains membres de l’organisation.
Quelques impressions

MbateVeward (vainqueur chez les handicapés visuels) : « je suis très content de ma victoire. Ma déception vient du fait que l’on ne nous ait pas habillés. C’est comme si on ne voulait pas non-voyants.je vais néanmoins continuer à travailler ».

TanchoFidèleIMG0670A.jpg (athlète non-voyant) « J’éprouve deux sentiments. D’abord de l’amertumepar ce que les athlètes non-voyants, contrairement à l’année dernière ont été marginalisés. Ils n’ont pas été habillés ni reçu des dossards. Il en est des primes qui n’ont été données uniquement au vainqueur. Je ne parle pas du montant qui est insignifiant, trente mille francs, alors que nous avons parcouru la même distance que les vétérans qui ont été plus récompensé que nous. On a l’impression que l’n ne voulait pas de notre présence. Vraiment à ce niveau, l’organisation a été mauvaise.Nous remercions toutefois le gouverneur de la région pur ce qu’il a fait pur nous. Mon sentiment de joie vient du fait de notre participation. Nos athlètes ont tous couru, sont tous arrivés sans problème et sans abandon ».

Tiayong IMG0697A.jpg(président de la ligue régionale des sports pour déficientsvisuels du Sud-ouest) « Je suis le non-voyant le plus heureux pour la simple raison que pour la seconde année consécutive, les athlètes non-voyants ont pris part à la course de l’espoir. Malgré les difficultés rencontrées, le fait d’avoir participé à cet évènement est une satisfaction. Par rapport aux dossards que nous n’avons pas eus, je dois dire que c’est une situation regrettable. Un cadre de la fédération camerounaise d’athlétisme nous a dit que nous les non-voyants ne devrions pas participer à cette compétition, par ce que , nous avons une fédération à nous les visuels. C’est pour ça que nos athlètes ont couru avec leurs tenues propres. C’est grâce à l’intervention du ministre des sports que nous avons pris part à la compétition. Je crois que le fait d’avoir une fédération ne pose aucun problème. Beaucoup de fédérations prennent souvent part aux activités organisées par d’autres fédérations. Notre présence est une illustration de la politique d’intégration prônée par le président de la république, celle de l’intégration et de l’unité ».

Déborah Nformy 3è déborah fachée.jpg(encadreur athlète visuel) « je suis déçue par la faible considération manifestée à l’endroit des athlètes handicapés visuels. Ils ont parcouru la même distance que les vétérans, mais n’ont pas eu le même montant au niveau des primes, n’ont pasété habillés, n’ont pas eu ne médailles ni de trophées comme les valides. Un vainqueur qui reçoit la modique somme de trente mille francs. Ce n’est pas juste. S’ils ne veulent plus que les athlètes non-voyants prennent part à leur compétition, ils doivent nous le dire. C’est anormal et frustrant.

Nguefouet Angèle née Tezono Angéla Vicky« Je suis satisfaite angéla tezono.jpgpar l’organisation, mais je crois peut faire mieux. Notre fédération peut aussi se mettre à l’école des pays comme le Nigéria qui a une compétition comme celle-ci, moins prestigieuse mais plus rentable pour les athlètes qui touche de grosses primes. Pourquoi ne pouvons-nous pas accepter les conditions du comité international des courses de montagnes pour qu’elle puisse homologuer notre compétition. Nous passons tout notre temps à rester dans l’ombre. Le Mont Cameroun est pourtant quelque chose d’extraordinaire. Si nous pouvions organiser aussi un championnat du monde des courses de montagnes, ce serait formidable. Ces gens du comité international ont plusieurs fois demandé au Cameroun de revoir le parcours de l’Ascension du Mont Cameroun, mais nos autorités hésitent ou ne veulent pas encore. L’affluence que vous voyez à chaque édition serait plus grande et les retombées aussi énormes qu’on ne peut l’imaginer. Le climat permet aux athlètes de mieux s’exprimer. Celui d’Oboudou au Nigéria où j’ai pris part au dernier championnat d’Afrique est moins clément que celui d’ici. Si nous pouvons organiser un championnat d’Afrique et un championnat du monde, notre pays va vraiment changer.
Quant à ma troisième place, je ne peux pas cracher dessus, mais je contente car chaque compétition est une grosse incertitude. Tout peut arriver. Je remercie Le Très Haut. IMG0642A.jpgJe tire aussi le comité d‘organisation pour le ravitaillement. Je n’ai jamais vu ça. Nous n’avons jamais été aussi ravitailléscomme cette année. Ils ont compris son importance. Plus il y a de l’eau, moins il y a des accidents. L’eau c’est le carburant de l’athlète. Pour parler d’Oboudou, cette compétition se cout sur une distance de 8 km et le vainqueur touche une prime de 25 millions de francs. Ici, on fait cinq heures de course pur avoir 3 millions. Vous voyez le gap ?C’est déplorable.

Kammogne (entraineur national des courses de montagne) « je suis satisfait par l’organisation. IMG0685A.jpgL’arrivée était très disputée. Je suis content aussi de voir que GabsibuinGdlovea gagné, j’accueille aussi la belle performance de Jaunais ,un ancien vainqueur de la course.

Sarah Etonguè (2è chez les seniors dames. « Je remercie Dieu pour m’avoir permis de terminer la course et de monter sur une marche du podium. Ça n’a pas été facile, mais j’avais à cœur de défendre mon honneur et ma réputation.Je remercieDieu sans oublier le gouvernement et la fédération qui s’est encore battue pour nous offrir cette course ».

Jacques Sébastien Mbous IMG0583A.jpg(président de la fédération camerounaise d’athlétisme) « Nous venons de vivre une belle et grande fêtesportive. Nous avons eu des vainqueurs logiques. Coté organisation, nous avons monté d’un cran et je crois nous allons poursuivre notre marche vers l’amélioration de cette course qui est une importante vitrine sportive de notre pays. Je voudrais remercier tous ceux qui se sont mobilisés pour la réussite de cet évènement ».
Didier ONANA ©mbolocameroon.com 22114587/ 94788688/ 70311128

12:24 Écrit par Bambino dans International, L' AHTLETE DE LA SEMAINE, Olympisme, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 20 juin 2012

La Fondation Handisport en quête de soutien

Tableaux de réalisations
537517_2175666687662_1756702536_n.jpgDans le cadre de la promotion
des droits civiques et citoyens des personnes handicapées. Nous avons fait établir les cartes nationales d’identité à 138 personnes handicapées en Février 2011, grâce à l’appui financier de Monsieur NDENGOUE NOUMBISSI Jean Marie membre d’honneur de la Fondation et 2ème Adjoint au Maire de Nkongsamba 1er, et nous avons également procédé à une campagne d’inscription de 356 personnes handicapées sur les listes électorales afin qu’ils accomplissent leur droits civique lors de la dernière élection présidentielle de 2011.
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Nous avons procédé à la distribution des fournitures scolaires le 15 septembre 2011 à 68 élèves handicapés pour un montant estimé à 250 000 cfa (deux cent cinquante mille Francs CFA) sous offert par Monsieur NDENGOUE NOUMBISSI Jean Marie.
Les artisans de la fondation quant à eux, ont pris part au salon international de l’entreprenariat qui a eu lieu dans la ville de Nkongsamba du 02 au 05 mai 2012, et s’en sont sortis avec le premier prix. Ceci vise à amener de nombreuses personnes handicapées à exploiter leurs géni et leurs potentiels à valoriser l’image de la personne handicapée grâce aux objets artisanaux qu’ils fabriquent et qui sont aussi leurs sources de revenus financiers, qui conduit vers une forme d’autonomie.
Nous avons initié une cérémonie d’arbre de Noël qui consiste à donner des paquets composé des denrées alimentaires de 1ère nécessité tels que : riz, spaghetti, huile de cuisine et savon aux handicapées les plus démunis afin qu’ils puissent passer les fêtes de fin d’année dans de bonnes conditions.
Dans le domaine sportif, nous avons négocié et obtenu le gymnase du Lycée du Manengouba, pour nos entraînements de sitting-volley et de tennis de table, la villa Kleber de Mélong pour la natation.
Nous avons pris part à l’ouverture de la saison de natation à SAROIT hôtel de Buea et où nous avons raflé 04 (quatre) médailles d’or.
Nous avons envoyé un membre au séminaire de……………………………….qui s’est tenu à Yaoundé du ……au ………..
Nous avons noué un partenariat avec ISMAM qui nous a remis des maillots et a recruté une personne handicapée de la fondation en la personne de Mlle EPENZA Berthiline.

DIFFICULTES RENCONTREES
Durant l’accomplissement de nos activités, nous avons rencontré d’énormes difficultés de trois natures qui sont :
- Humaine
- Matérielle
- Financière
1- Matérielle et financière
Il nous a été donné de constaté un réel problème de déplacement tant pour nous-mêmes qui ne pouvons pas parcourir des dizaines de kilomètres à pieds pour sensibiliser et éduquer nos membres, que pour nos cibles qui ne parviennent pas à se déplacer du fait de leurs éloignements de nos bureaux.
Manque des ordinateurs et imprimantes, pour sauvegarder et produire nos rapports.
Manque en appareille de motricité afin d’aider bon nombre de personnes handicapées de pouvoir se déplacer et des infrastructures sportives.
2- Humaine
La fondation manque de personnels qualifiés dans le domaine de l’encadrement sportif et sur le plan des personnels permanents chargés d’aider les membres dans l’exercice permanent de nos missions.
Les difficultés de communication pour un bon nombre de personnes handicapées du fait de leur non scolarisation.
L’absence de soins et de centres de formation spécialisés pour personnes handicapées.
Le manque de point d’accès pour handicapées dans plusieurs édifices publiques.

OPPORTUNITES
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Si certains efforts sont menés dans un premier temps par les personnes handicapées, en changeant l’image quelles ont d’elle-même, et en s’impliquant dans l’édification de notre pays, elles amèneront les décideurs à changer le regard qu’elles ont des handicapés, en prenant plus en compte les problèmes auxquels les handicapés sont confrontés au quotidien. Egalement en leur accordant plus de responsabilité.
Changer la personne handicapée du statut de consommateur à celui de producteur et vecteur du développement.
LECONS APPRISES
La personne handicapée n’ayant aucune qualification coûte plus chère que celle formée et exerçant un emploi.
Plusieurs familles de personnes handicapées ne sont pas sensibilisées sur les droits de ces derniers, car bon nombre continue de les garder au fond de la maison.
PERSPECTIVES
MATERIELLE ET SOCIOCULTURELLES

La fondation a pour ambitions à court terme, d’étendre sa zone d’intervention, sensibiliser un grand nombreux de personnes handicapées et leurs famille sur les droits des personnes handicapées et leurs devoirs, les aider à avoir les pièces d’état civil et les pièces d’identité ; encourager ces personnes à aller à l’école pour certains et d’autres à suivre une formation.
Lutter contre la mendicité qui tend à caractériser les personnes handicapées, participer aux différentes foires et expositions auxquelles nous serons invités.
Favoriser l’insertion scolaire et socioprofessionnel, afin qu’elles deviennent des citoyens autonomes et sur lesquels la nation peut compter.
Distribuer régulièrement des fournitures scolaires, accorder des bourses scolaires, des appareils de motricité.
Devenir une association d’utilité publique.
SUR LE PLAN SPORTIF

Nous souhaitons acquérir des équipements sportifs (survêtements et maillots), des matériels tels que : javelots, poids, banc, bar et disques de haltérophilie.
Véhicule pour transporter les sportifs tant dans la ville, qu’a l’extérieur.
Faire suivre des formations aux athlètes et aux encadreurs tant sur le plan national qu’international.
Nouer des partenariats avec des associations qui poursuivent les mêmes objectifs que nous tant au Cameroun qu’à l’étranger.
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Avoir nos propres installations sportives.
Etre le pôle de l’excellence sportif pour les handicapés moteur au Cameroun.
Pour les aider :Tél +237 96 44 84 24 OSSOMBA Marcellin, le président
(c)mbolocameroon.com 22114587

11:49 Écrit par Bambino dans HANDICAP-CAMEROON, International, La Libre Essentielle, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 14 mars 2012

Mbolo C@meroon passe bientot des blogs au site !!!



Vous avez été nombreux à vous plaindre de notre disparition sur la toile. Vous avez parfaitement raison. Nous nous en excusons. Nous vous informons que nous changerons bientôt de statut. vous pourrez d'ici la fin du mois lire sur www.mbolocameroon.com

A plus.

dimanche, 04 décembre 2011

Echos des droits humains

Affaire Michel Thierry ATANGANA ABEGA et les autres contre l’Etat du Cameroun.
La prochaine audience aura lieu ce lundi. Lors de la dernière audience, l’on avait écouté l’un des accusés Isaac Njiemoun a développé certains points qui n’ont pas manqué d’émerveiller le public moins nombreux certes, mais important. Cet accusé, dans sa serenité a demandé au tribunal de le relaxer. Le rendez-vous de ce lundi 5 décembre s’annonce riche et intense en émotions.
Le Rapport Les conditions de détention en France, édité aux éditions La Découverte, sera disponible auprès de l'OIP à partir du 6 décembre 2011 et en librairie le 5 janvier 2012. Destiné à un public soucieux du respect des droits fondamentaux de la personne, cet ouvrage de 336 pages qui couvre une période de cinq ans (2005-2011) fournit les clés pour comprendre les tenants et aboutissants du scandale persistant du système carcéral français.

A l'aune d'enquêtes qu'il réalise dans les prisons, et d'observations cumulées par de nombreux acteurs, institutions, et chercheurs, l'OIP dresse dans cet ouvrage, un état des lieux des différentes dimensions de la vie et du travail derrière les murs.Des dispositifs de sécurité s'inscrivant dans une logique de coercition plus que de prévention, aux possibilités d'accès aux soins somatiques et psychiatriques, en passant par le travail des détenus, les contacts avec leurs proches et leurs possibilités d'expression une véritable radiographie de la prison est mise à disposition de tous. Elle témoigne d'un mode de sanction plus contre-productif que réparateur, invitant à revisiter autant nos représentations des auteurs d'infraction que de la réponse pénale et sociale.

Cette édition 2011 vise à devenir un document de référence du débat public sur la prison et la réponse pénale dans les années à venir. Nous souhaitons qu'il fasse l'objet d'une diffusion particulièrement large, notamment dans les rayons de l'ensemble des bibliothèques des établissements pénitentiaires à destination des personnes incarcérées. Depuis sa création, l'OIP met en effet un point d'honneur à mettre gracieusement ses publications à disposition des personnes détenues. Á l'occasion du 10 décembre 2011, journée mondiale des droits de l'Homme, les bibliothèques des prisons recevront par voie postale près de 2 000 exemplaires de ce Rapport. Les détenus qui en feront la demande pourront également le recevoir directement.

A l'heure où le nombre de personnes incarcérées atteint des niveaux historiques et dans un contexte où les fonds alloués aux associations sont de plus en plus restreints, nous en appelons à votre solidarité pour nous soutenir dans cette action.

Votre contribution nous sera plus que précieuse.

Aidez-nous à diffuser massivement le Rapport de l'OIP en détention !


Avec nos chaleureux remerciements.
Pour l'OIP,
Florence AUBENAS,
Présidente.

lundi, 21 mars 2011

Barack Obama se justifie à propos de la Libye

BARACK OBAMA PARLE DE LA SITUATION EN LIBYE

 

Déclaration du président sur la situation en Libye

Bonjour à tous. Je voudrais saisir cette occasion pour informer le peuple américain des derniers développements concernant la situation en Libye. Au cours des dernières semaines, le monde a observé le déroulement des événements en Libye avec espoir et avec alarme. Le mois dernier, des manifestants sont descendus dans la rue, partout dans le pays, pour réclamer leurs droits universels et un gouvernement à la fois responsable devant le peuple et attentif à ses aspirations. Mais ils se sont heurtés à un poing de fer.

En l'espace de peu de jours, des régions entières du pays ont déclaré leur indépendance par rapport à un régime brutal, et des membres du gouvernement servant en Libye et à l'étranger ont choisi de s'aligner avec les forces du changement. Mouammar Kadhafi avait manifestement perdu la confiance du peuple et la légitimité de le diriger.

Au lieu de respecter les droits de son peuple, Kadhafi a choisi la voie de la répression brutale. Des civils innocents ont été maltraités, emprisonnés et, dans certains cas, tués. Des protestations paisibles ont été violemment réprimées. Des hôpitaux ont subi des attaques et des patients ont disparu. C'était le début d'une campagne d'intimidation et de répression.

Devant cette injustice, les États-Unis et la communauté internationale ont agi sans tarder. Des sanctions ont été mises en place par les États-Unis, par leurs alliés et par leurs partenaires. Le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé des sanctions supplémentaires, un embargo sur les armes et le spectre de la responsabilisation internationale de Kadhafi et de son entourage. Une aide humanitaire a été positionnée aux frontières de la Libye et les populations déplacées par la violence ont reçu notre aide. Kadhafi a été amplement averti du fait qu'il devait cesser sa campagne de répression, ou qu'il en serait tenu responsable. La ligue arabe et l'Union européenne se sont unies à nous pour appeler à la cessation de la violence.

Une fois de plus, Kadhafi a choisi de faire fi de la volonté de son peuple et de la communauté internationale. Bien au contraire, il a lancé une campagne militaire contre son propre peuple. Et que personne ne doute de ses intentions car il les a lui-même clairement exposées.

Depuis des décennies, il démontre sa propension à recourir à la force brute par son parrainage du terrorisme contre le peuple des États-Unis aussi bien que d'autres et par les tueries qu'il a commises à l'intérieur de ses frontières. Rien qu'hier, parlant de la ville de Benghazi, une ville d'environ 700.000 habitants, et je cite : « Nous serons sans merci, sans pitié » - aucune merci pour ses propres concitoyens.

Maintenant, voici pourquoi ceci nous importe. Livré à lui-même, il y a tout lieu de croire que Kadhafi commettrait des exactions contre son peuple. Des milliers de personnes pourraient mourir. Une crise humanitaire s'ensuivrait. La région tout entière risque de se déstabiliser et de mettre en danger un grand nombre de nos alliés et de nos partenaires. Les appels à l'aide du peuple libyen resteraient sans réponse. Les valeurs démocratiques que nous défendons seraient bafouées. En outre, les paroles de la communauté internationale resteraient lettre morte.

C'est pourquoi les États-Unis ont collaboré avec leurs alliés et partenaires afin de façonner une réaction internationale vigoureuse aux Nations unies. Notre objectif essentiel est clair : protéger des civils innocents à l'intérieur de la Libye, et tenir le régime de Kadhafi responsable.

Hier, en réaction à un appel à l'action de la part du peuple libyen et de la Ligue arabe, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution ferme exigeant la cessation des actes de violence contre les citoyens, autorisant le recours à la force avec un engagement explicite à employer toutes les mesures nécessaires pour arrêter le massacre, et comprenant la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Cette résolution alourdit également nos sanctions et renforce l'embargo sur les armes à l'encontre du régime de Kadhafi.

À présent, Mouammar Kadhafi a de nouveau un choix. La résolution qui a été adoptée établit très clairement les conditions qui doivent être remplies. Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et les États arabes ont décidé d'un commun accord qu'il faut obtenir immédiatement un cessez-le-feu. Cela signifie que toutes les attaques contre des civils doivent cesser. Kadhafi doit retenir ses troupes d'avancer sur Banghazi, les retirer d'Ajdabiya, de Misrata et de Zawiya, et assurer l'approvisionnement en électricité et en essence à toutes les régions. Il doit permettre à l'aide humanitaire de parvenir au peuple libyen.

Je tiens à le dire clairement : ces conditions ne sont pas négociables. Elles ne sont pas sujettes à négociation. Si Kadhafi ne se plie pas à la résolution, la communauté internationale imposera des conséquences, et la résolution sera appliquée par une action militaire.

Dans cet effort, les États-Unis sont prêts à agir dans le cadre d'une coalition internationale. Le rôle dirigeant des États-Unis est essentiel, mais cela ne signifie pas que nous devions agir seuls : cela signifie mettre en place les conditions permettant à la communauté internationale d'agir ensemble.

C'est pourquoi j'ai demandé au ministre de la défense Robert Gates et à nos forces militaires de coordonner leur plan et, demain, la secrétaire d'État Hillary Clinton se rendra à Paris pour participer avec nos alliés européens et nos partenaires arabes à une réunion sur l'application de la résolution 1973. Nous mettrons à profit les capacités uniques dont nous disposons pour faire stopper la violence contre les civils, notamment en donnant aux alliés européens et aux partenaires arabes la capacité de faire respecter efficacement une zone d'exclusion aérienne. J'ai la certitude que les hommes et les femmes de nos forces militaires sont capables d'exécuter cette mission. Une fois de plus, ils ont droit aux remerciements d'une nation reconnaissante et à l'admiration du monde.

Je voudrais également dire clairement ce que nous n'allons pas faire. Les États-Unis ne vont pas déployer de forces terrestres en Libye. De plus, nous n'allons pas employer la force au-delà d'un objectif bien défini, à savoir la protection de la population civile en Libye. Au cours des semaines à venir, nous continuerons d'aider le peuple libyen au moyen d'une aide humanitaire et économique afin qu'il puisse réaliser ses aspirations pacifiquement.

Certes, les États-Unis n'ont pas recherché ce dénouement. Nos décisions ont été motivées par le refus de Kadhafi de respecter les droits de son peuple et par le risque de tuerie en masse de civils innocents. Ce n'est pas une initiative où nous agirons seuls. En fait, nos alliés britanniques et français et les membres de la Ligue arabe se sont déjà engagés à assumer un rôle directeur dans l'application de cette résolution, de même qu'ils ont été d'actifs participants à son adoption. Nous assurons avec eux une coordination étroite. Et c'est précisément de cette façon que la communauté internationale doit agir à mesure que davantage de pays portent à la fois la responsabilité et le fardeau financier de l'application du droit international.

Ce n'est qu'un chapitre de plus dans les changements qui déferlent sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Dès le début de ces protestations, nous avons clairement souligné notre opposition à la violence. Nous avons clairement établi notre attachement à un ensemble de valeurs universelles ainsi que notre appui au changement politique et économique que les peuples de cette région méritent. Mais je tiens à souligner ceci : le changement dans la région ne saurait être et ne sera pas imposé par les États-Unis ou par une puissance étrangère quelconque. Au final, ce sont les peuples du monde arabe qui le forgeront. C'est à eux qu'appartiennent le droit et la responsabilité de déterminer leur destin.

Je voudrais terminer en disant qu'il n'y a aucune décision qui m'est soumise en tant que votre commandant en chef que j'examine aussi soigneusement que celle de demander à nos militaires hommes et femmes d'employer la force. Particulièrement en ce moment où notre appareil militaire combat en Afghanistan et met fin à ses activités en Irak, cette décision n'en est que plus difficile. Mais les États-Unis d'Amérique ne sauraient rester inactifs face à des actes qui minent la paix et la sécurité du monde. Aussi ai-je pris cette décision avec la pleine confiance que cette action est nécessaire et que nous ne la mènerons pas seuls. Notre objectif est précis, notre cause est juste et notre coalition est forte. Je vous remercie.

Didier ONANA ©mbolocameroon 94788688/70311128

 

17:46 Écrit par Bambino dans A L'ETRANGER, International, POLITIQUE, SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, obama, population, guerre, troubles, soulèvements | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook