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mardi, 13 août 2013

Flash back sur le jubilé de emmanuel KUNDE

L’Affiche du week-end
Football : Emmanuel KUNDE quitte définitivement les stades !
Les 48 prochaines heures seront émouvantes pour tous les amoureux du ballon rond. En effet, l’ancien capitaine de l’équipe nationale de football fanion du Cameroun, Kundé.jpgEmmanuel Jérôme KUNDE, fera ses adieux au football. C’est la substance de la conférence de presse que le comité d’organisation de son jubilé a donné avant-hier au Club Camtel de Yaoundé. C’était devant un parterre important des journalistes sportifs et autres curieux. Au cours de cet échange, les hommes et femmes de média ont eu les informations sur tous les contours de cet évènement qui s’annonce populaire et festif.
Camtel.jpgPrenant la parole en premier Gérard ASSOUZOO , le responsable de le communication de la Cameroon télécommunications (Camtel), a dit sa joie de se retrouver une fois de plus face à ses confrères pour cet exercice. Leur souhaitant la bienvenue, il a planté le décor en rappelant que Emmanuel KUNDE, homme public, a voulu que ses au revoir soient à son image, c’est à dire populaires. Emmanuel MABOANG KESSAK , l’ancien co-équipier et co-chambrier du légendaire no 6 du Canon et des Lions Indomptables a rappelé la genèse de cet évènement. Il s’agit pour lui de tenir la promesse qu’il avait faite à ce dernier d’organiser son jubilé. Répondant aux questions des journalistes, Emmanuel KUNDE, a dit qu’ « il fallait prendre le temps pour réussir un grand évènement,les grands noms c’est bien, mais la famille c’est mieux». Ce jubilé de KUNDE se caractérise par le caractère populaire, près de six cents joueurs, plusieurs sites, plusieurs équipes venant de plusieurs localités ont le Gabon. Les clubs « Deux-zéros qu’affectionnait l’ancien capitaine les Lions auront la part belle de cette organisation. Le vœu de KUNDE, c’est de rester soudés.
IMG0825B.jpgLa carrière de ce joueur d’exception a été passée en revue. Ses meilleurs moments ses souvenirs, ses moments difficiles, sa vie de famille. Emmanuel Jérôme KUNDE, c’est 127 sélections à l’équipe nationale de football, 17 années dans cette équipe pour 25 buts, deux coupes d’Afrique des nations remportées (1984 et 1988), participation à trois coupes du monde (1982,1990 et 1994), plusieurs clubs ont bénéficié de ses services(Tempête de Nanga-Eboko,Canon de Yaoundé, Prévoyance de Yaoundé et Olympique de Mvolyé au Cameroun), deux clubs en France où il est arrivé ayant la trentaine. Beaucoup de trophées. Il se caractérise par une certaine stabilité et un équilibre. Une seule épouse qui lui a fait quatre enfants dont deux filles et deux garçons. Parmi ceux-ci, seul le dernier, KUNDE Emmanuel Junior, a embrassé une carrière sportive. Il joue dans l’équipe APEJES de Mfou, une équipe de l’élite du football au Cameroun. Dans ses meilleurs souvenirs, on note le match retour Canon de Yaoundé– Hafia de Conakry.Il devait remplacer feu Théophile ABEGA blessé à l’aller en Guinée. Son équipe remporta la partie sur le score de deux buts à zéro. Ce fut ses débuts à l’équipe nationale….. C’est donc, une icône, une figure emblématique qui raccrocheuses ses crampons. . Mais, il restera dans le domaine du football car il a choisi l’entrainement pour sa reconversion. Depuis dix ans, il a ouvert la piste des entraineurs camerounais au Gabon. Beaucoup de ses anciens camarades et compatriotes l’y ont suivi.
Il faut vraiment saluer la CameroonTélécommunications (CAMTEL) Camtel.jpgqui a décidé d’organiser les jubilés de toutes les icônes du football camerounais. Ceux de beaucoup d’entre elles sont annoncés. Nous y reviendrons certainement.
Didier ONANA(c)mbolocameroon 22114587
Didier ONANA.

10:56 Écrit par Bambino dans Football, L' AHTLETE DE LA SEMAINE, LE PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 02 novembre 2011

Sa Majesté AMOUGOU OWONA ouvre les portes d' EWANKAN

Le Chef.jpgSa Majesté A AMOUGOU OWONA Joseph Bienvenu Chef du quartier Ewankan ouvre ses portes.
Il se présente comme « Kolo Beti » du groupe Mvog Belinga Emombo KOUNOU, Chef traditionnel du 3e degré. Il est enseignant marié et père de plusieurs enfants.
Question : Quel regard jetez-vous sur la chefferie traditionnelle au Cameroun ?
Réponse : « La chefferie traditionnelle doit servir de base, la base même de l’Etat, base de la Société. Au Cameroun, nous avons l’impression que cette chefferie est scindée en deux parties. Une première où elle est fortement implantée et une seconde où elle n’existe presque pas. Dans les régions du grand Nord, grand Ouest, la chefferie traditionnelle est forte. C’est tout à l’opposée des autres régions où elle n’existe presque pas parce que le chef ne représente rien pour les populations. C’est pour ça que nous souhaitons que dans tout le Cameroun, l’Etat essaie de faire quelque chose pour que véritablement le chef traditionnel soit le même. Au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest.
Question : Avez-vous au niveau du grand Sud entrepris des démarches auprès des pouvoirs publics pour qu’ils réussissent à asseoir ou à restaurer l’autorité perdue ou inexistante de la chefferie traditionnelle telle qu’elle devrait être ?
Réponse : « Je crois que les chefferies c’est d’abord un Etat. Comme vous le dites, il faudrait d’abord que les chefs eux-mêmes soient conscients du statut qu’ils incarnent. Ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour amener les pouvoirs publics au Cameroun à les reconnaître et à les soutenir. Evidemment on ne peut pas soutenir quelqu’un qui ne fait rien à son niveau. C’est pour ça qu’ils doivent prendre conscience du fait qu’ils représentent la base. Ils doivent être des figures de proue, des exemples pour leurs populations. Ce n’est que dans ce sens que l’Etat pourra éventuellement les soutenir de manière efficace.
Question : Majesté on a remarqué dans le grand Sud une certaine misère des chefs traditionnels. D’après vous, quelles solutions pour les en sortir ?
Réponse : « Le chef est lui-même à l’origine de cette situation. Généralement, la majorité n’est pas consciente de ce qu’ils incarnent. Il y en a qui sont conscients et qui travaillent pour que ce statut soit maintenu et réconforté. L’Etat ne peut soutenir que ce qui est déjà. C’est l’ensemble de la chefferie qui doit poser les jalons. C’est après l’avoir fait que l’Etat peut les soulever.
Question : Il y a quelques années, on voyait les chefs traditionnels mal habillés, dépourvus et très endettés, sans connaissances académiques avérées. Aujourd’hui, cette situation a changé. Est-ce que cette évolution apporte un plus à la perception et à la considération qu’a la population des chefs dans le grand Sud Cameroun ?
Réponse : « Aujourd’hui vous trouverez encore des chefs mal habillés, des chefs qui ne savent ni lire, ni écrire, des chefs pauvres. Mais à côté de ceux là, il y en a qui sont le contraire de ceux que vous décrivez. Des chefs qui savent s’habiller. Le monde avance. Le chef vit dans un contexte où il est moulé. Un Chef qui est conscient de son statut doit savoir lire et écrire, il fait tout pour être un modèle et aller au-delà. Il doit être au besoin la principale élite. La figure de proue, l’exemple même pour ses habitants et pour ceux qui le soutiennent et le regardent.
Question : Majesté, est ce votre cas vous aussi ? Parlez-nous des relations que vous entretenez avec les différentes élites de la capitale, particulièrement celles de Yaoundé IV ?
Réponse : « Le chef est une passerelle, la chefferie un carrefour. Dans un carrefour donc, le monde y vient, passe et le chef doit recevoir tout ce monde. Il doit aider tous ceux qui le sollicitent. C’est ça le rôle du chef. C’est-à-dire, faciliter la vie. Mes relations avec les élites sont bonnes. Je n’ai de problèmes avec personne. L’Elite est d’abord un administré. Moi je ne fais par de différence entre élite et le reste.
J’entretiens de bonnes relations avec toutes les élites et toutes les populations quelles que soient leurs origine ou provenance, j’ai sous mon autorité environ quatre mille personnes issues de toutes les régions du pays.
Question : Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face à Ewankan ?
Réponse : « La principale difficulté, ce sont les routes, les voies d’accès. Nous n’en avons pas. Nous sommes obligés de bricoler avec les sentiers. Ensuite, il y a le grand banditisme. Il n’y a pas d’éclairage public. C’est un peu le refuge des grands bandits. C’est un quartier périphérique où se réfugient les bandits. Nous sommes l’un des rares quartiers ou village qui n’ait ni Collège d’Enseignement Public, ni école primaire publique, ni centre de santé, ni poste de gendarmerie. Nous sommes un peu un village perdu et nous souhaitons que les pouvoirs publics puissent enfin jeter un regard sur nous.
Question : Les échéances électorales approchent. N’êtes vous pas parfois courtisés par les différents concurrents ?
Réponse : « Cela va sans dire. A l’approche des élections, nous avons des marchands d’illusions c’est clair que c’est chacun qui nous fait des propositions. Mais en tant qu’ autorité morale, le chef traditionnel doit être égal à lui-même, faire ce qui est bon et bien pour lui, ses populations et son pays.
Question : Quels conseils pouvez-vous donner à la jeunesse ?
Réponse : « Je suis moi-même jeune. Je conseille à la jeunesse de travailler, travailler, travailler et travailler. Un travail bien pensé et bien mené. Ce n’est que ce chemin qui peut amener à la réussite et à l’épanouissement véritable.
Nous avons l’impression qu’aujourd’hui nous choisissons le chemin de la facilité. Les jeune choisissent le chemin de la facilité, ce chemin ne mène nulle part, le vrai chemin c’est celui de l’effort.
Propos recueillis par ESSINGANG.




18:42 Écrit par Bambino dans COMMUNE A LA UNE, Culture, LE PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chefferie, tradition, culture, politique, enclavement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 11 mai 2010

Fabrice NGON : Elles le méritent ...

Fabrice NGON : Voici pourquoi j’ai choisi le noir et blanc …

ngon & sultan.jpgA la fin du vernissage de l’exposition du Reporter photographe Fabrice NGON vendredi dernier, MBOLO CAMEROON l’a rencontré…

MBOLO CAMEROON : Fabrice NGON, pourquoi avoir choisi d’exposer en noir et blanc ?

Fabrice NGON : «  j’ai choisi le noir et blanc par ce que j’ai trouvé que pour un travail comme celui-ci, c’est l’idéal. Nous voulons montrer un travail de patrimoine. Le noir et blanc contribue à donner plus de valeur, plus d’engouement et plus de véracité à ce que vous voyez ce soir.

MBOLO CAMEROON : La photo argentique face à la photo numérique, pourquoi la préférence de l’une par rapport à l’autre ?

Fabrice NGON : « Je pense que les deux sont complémentaires. Nous avons choisi la photo numérique parce qu’elle est une chance pour les africains. La photo numérique me fait faire des économies par rapport à l’achat des films. Vous voyez que dans notre contexte, il n’ y a pas trop de films en noir et blanc et  de bonne qualité. Si aujourd’hui nous avons la chance d’exploiter le format numérique, c’est une chance et il faut la saisir. Nos dépenses sont réduites.

MBOLO CAMEROON : Combien de temps vous a pris la réalisation  de chef d’œuvre et pourquoi ce thème?

sultan inter.jpg

Fabrice NGON : Deux ans. Je travaille aujourd’hui sur le peuple  Bamoun, demain ce sera les Bafia, les peuples de la côte, ceux du septentrion ou les Batanga. C’est un choix.

MBOLO CAMEROON : Fabrice, quand vous regardez cette œuvre aujourd’hui, qu’est ce que vous vous dites : satisfait, un peu satisfait ou simplement déçu ?

Fabrice NGON : Je suis un peu satisfait par ce que j‘ai vu ce soir, un monde qui était  assez intéressé par ce travail, une forte présence des médias, des personnalités de haut rang, ça me va tout droit au cœur.

MBOLO CAMEROON : Un message  à ceux qui aimeraient faire comme vous ?

Fabrice NGON : De se rapprocher de ceux qui le font déjà, de travailler et de se former. Je pense que tout ira bien.

1ère photo: Fabrice NGON explicant au Sultan MBOMBO NJOYA les raisons de son choix.

2è photo :Le Sultan Ibrahim MBOMBO NJOYA répondant donnant ses impressions  à la presse.

Propos recueillis par Didier ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr