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jeudi, 24 juin 2010

Perdre en Afrique avec l'Afrique !!!

MONDIAL 2010 : PERDRE EN AFRIQUE AVEC L’AFRIQUE !

 songeur le ngouen.jpg

La FIFA avait-elle raison de lancer son programme et slogan « gagner en Afrique avec l’Afrique » ? Telle est la question que notre rédaction se pose au moment où toutes les équipes africaines participant à la première coupe du monde de football jamais organisée sur le sol africain tombent comme des mouches au premier tour.

 

          « Gagner en Afrique avec l’Afrique », ce slogan ressemblait bien à une trouvaille du président de la FIFA, SEPP BLATTER pour battre campagne et gagner l’estime du continent noir. Beaucoup de personnes ont certainement apprécié tous les programmes de formation et stages de recyclage des entraîneurs et officiels  organisés sur notre continent depuis quelques années. Ceux-ci ont eu pour objectif de renforcer les capacités des techniciens du football en Afrique. Seulement  au vu des médiocres performances des africains au mondial Sud-Africain, on se demande à quoi tout cela a servi.

 Combien d’entraîneurs africains étaient ils assis sur les bancs de touche des équipes africaines ?  Un seul, celui de l’Algérie, Rabah SAADANE qui n’a pas mieux fait que les expatriés qui se sont accaparés le poste des cinq autres équipes. Le Cameroun ayant ‘terminé le tableau’ avec comme adjoint du principal Paul Le guen, un autre toubab !!! Dire que les camerounais n’avaient pas le droit de se délecter de … son incompétence. Qu’on ne nous parle pas de Jacques SONGO’O, l’entraîneur des gardiens de buts.

Non ce « Gagner en Afrique avec l’Afrique » aura été un échec. Seuls quelques arbitres ou assistants parmi les quels MEKOUANDE Evarist, le camerounais ont  réussi à « Gagner en Afrique avec l’Afrique ». Eux  au moins ont été à la hauteur des attentes par leurs prestations somme toutes honorables.

Iya mohammed.jpg 

La responsabilité de l’échec des équipes africaines à ce mondial sud africain incombe d’abord aux dirigeants africains qui n’ont pas toujours voulu faire confiance à leurs techniciens. Pourquoi donc dépenser autant d’argent pour les former si ceux-ci ne peuvent pas exercer chez eux ? Ils préfèrent  dépenser des dizaines voire des centaines de millions de francs CFA par mois pour des entraîneurs  expatriés qui ne leur apportent rien. Pourtant s’ils  donnaient au moins le ¼ de ce qu’ils versent à ces « sorciers blancs », ces derniers, connaissant mieux l’environnement  et les réalités, limiteraient les dégâts.  Non, trois fois non ! L’Afrique ne méritait pas cette grosse humiliation.  «  Gagner en Afrique avec l’Afrique » ne voulait certes pas dire que les africains auraient toutes les facilités au cours de ce mondial, au moins jouant à la maison avec les faveurs du chaleureux public sud africain, ceux-ci devaient avoir une prestation honorable. Nous sommes fatigués de vivre sur les souvenirs de 1990 et 2002. Nous tirons notre chapeau à la FIFA qui a mis d’énormes moyens techniques au profit de l’Afrique pour que celle-ci ne « perde pas en Afrique avec l’Afrique ». Dommage pour les africains qui n’ont pas su traduire ce concept en actes concrets. Nous aimerions bien savoir ce qui sera crée après cette foireuse coupe du monde ? peu être que c’est le continent américain qui bénéficiera de ces programmes. Lui au moins saura les exploiter…. Quant à l’Afrique, elle continuera de rêvasser … et de perdre en Afrique avec les gros moyens africains.

 

Etienne Didier ONANA. ©mbolocameroon 22 11 45 87

 

 

03:19 Écrit par Bambino dans Culture, EDUCATION /, Football, International, Mode | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : officiels, entraineurs, occidentaux, locaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 17 juin 2010

Gilbert TSIMI EVOUNA EN GUERRE CONTRE LA MENDICITE !!!

Yaoundé: Le Délégué du gouvernement interdit la mendicité

Par Idriss Linge - 17/06/2010

Toute personne aperçue en train de mendier pourrait être bientôt interpelée par les forces de l’ordre et de police

 

Des interpellations envisagées
Selon un communiqué lu ce mardi sur les ondes de la radio nationale, Gilbert Tsimi Evouna le Délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, la capitale camerounaise, a fait savoir à «Messieurs les mendiants» qu’à partir de cette date, les équipes de la communauté urbaine procèderont à des interpellations de toute personne pris en flagrant délit de mendicité. Le Délégué indique s’appuyer sur un arrêté de la communauté urbaine signé le 17 juin 2003. Le texte interdisait les pratiques de la mendicité et du petit commerce dans les carrefours de la ville de Yaoundé. Une autre raison évoquée par le délégué du gouvernement est selon lui le fait que ces mendiants sont complices de certaines agressions faites sur des personnes. De nombreux mendiants affirment n’avoir pas été informés de cette mesure. Là où je suis là je n’ai rien et je n’ai pas le travail, j’ai une femme avec trois enfants et je ne sais pas comment je vais faire si on m’interdit de venir ici à la poste et que on ne me donne pas à moi et à ma famille de quoi manger, a indiqué un mendiant qui a dit s’appeler Souaïbou. Comme beaucoup d’autres dans sa situation, il affirme que la mendicité est une activité intermédiaire. Dès que j’aurai eu assez d’argent, je vais quitter la route pour faire le commerce affirme-t-il, ajoutant qu’il n’a jamais eu connaissance des services d’aide aux personnes handicapées.

 

 

© www.souvenirducameroun.com
Le marché central de Yaoundé

Un phénomène croissant
La mendicité a pris de l’ampleur dans la ville de Yaoundé comme dans toutes les grandes villes du pays. Elle semble être pour une certaine couche de la population un mode de vie. Parfois dans les rues on voit passer une femme aveugle, un enfant sur le dos et deux autres assurant la mendicité auprès des passants. Tout un symbole. Les autorités semblent insouciantes de ce problème. Au ministère des affaires sociales, on se refuse à commenter la décision prise par le Délégué du gouvernement. On estime à près de 15 000 personnes, la part de la population mendiante dans la ville de Yaoundé. Le marché semble pourtant porteur. Aucune taxe à payer. Il n’a que des recettes. Je reçois parfois 500 ou 1000 francs, cela dépend des jours, nous indique Souaïbou. Il y a quelques années on a vu arriver des mendiants de race blanche avec une méthode plus agressive. De jeunes enfants poursuivaient parfois des personnes sur près de 500 mètres, sous le contrôle des parents présentant des signes de bonne santé pourtant. Ces enfants mendiants d’un style spécial faisaient aussi preuve de discipline. Polis, mais fermes. Difficile de les embarquer toute la famille fera bloc. Une incompréhension demeure pourtant sur les raisons de la mendicité pour ces personnes.

Des mesures fortes s’imposent
Pour les observateurs, cette nouvelle tentative du Délégué Tsimi Evouna risque de se heurter à un mur. Dans un quartier comme la Briqueterie, les mendiants se mêlant aisément aux autres personnes qui ne semblent pas voir en eux un risque potentiel d’agression ou d’insalubrité. Cette démarche de la communauté n’est pas la première. En 2007, Gilbert Tsimi Evouna avait invité les automobilistes et autres usagers de la route à ne plus encourager la mendicité. Il leur conseillait de ne pas donner suite aux demandes des mendiants. La mesure avait été diversement appréciée. Pour certaines religions comme l’islam, venir en aide aux plus pauvres est une prescription divine. Mais d’un autre côté, le groupe constitué de mendiants présente aussi de nombreux revers. Certaines personnes y ont trouvé une façon astucieuse de gagner sans effort un peu d’argent. La mesure sera difficile à appliquer. Aucune indication n’a été donnée sur la suite de la procédure après leur interpellation. Mais les observateurs affirment que sans une mesure coercitive effective, ou alors le renforcement de l’intervention de l’Etat ou des organisations de charités, il sera difficile de mettre fin à la pratique de mendicité dans les grandes villes du Cameroun.

 

Source :journalducameroun .com

mardi, 11 mai 2010

Fabrice NGON : Elles le méritent ...

Fabrice NGON : Voici pourquoi j’ai choisi le noir et blanc …

ngon & sultan.jpgA la fin du vernissage de l’exposition du Reporter photographe Fabrice NGON vendredi dernier, MBOLO CAMEROON l’a rencontré…

MBOLO CAMEROON : Fabrice NGON, pourquoi avoir choisi d’exposer en noir et blanc ?

Fabrice NGON : «  j’ai choisi le noir et blanc par ce que j’ai trouvé que pour un travail comme celui-ci, c’est l’idéal. Nous voulons montrer un travail de patrimoine. Le noir et blanc contribue à donner plus de valeur, plus d’engouement et plus de véracité à ce que vous voyez ce soir.

MBOLO CAMEROON : La photo argentique face à la photo numérique, pourquoi la préférence de l’une par rapport à l’autre ?

Fabrice NGON : « Je pense que les deux sont complémentaires. Nous avons choisi la photo numérique parce qu’elle est une chance pour les africains. La photo numérique me fait faire des économies par rapport à l’achat des films. Vous voyez que dans notre contexte, il n’ y a pas trop de films en noir et blanc et  de bonne qualité. Si aujourd’hui nous avons la chance d’exploiter le format numérique, c’est une chance et il faut la saisir. Nos dépenses sont réduites.

MBOLO CAMEROON : Combien de temps vous a pris la réalisation  de chef d’œuvre et pourquoi ce thème?

sultan inter.jpg

Fabrice NGON : Deux ans. Je travaille aujourd’hui sur le peuple  Bamoun, demain ce sera les Bafia, les peuples de la côte, ceux du septentrion ou les Batanga. C’est un choix.

MBOLO CAMEROON : Fabrice, quand vous regardez cette œuvre aujourd’hui, qu’est ce que vous vous dites : satisfait, un peu satisfait ou simplement déçu ?

Fabrice NGON : Je suis un peu satisfait par ce que j‘ai vu ce soir, un monde qui était  assez intéressé par ce travail, une forte présence des médias, des personnalités de haut rang, ça me va tout droit au cœur.

MBOLO CAMEROON : Un message  à ceux qui aimeraient faire comme vous ?

Fabrice NGON : De se rapprocher de ceux qui le font déjà, de travailler et de se former. Je pense que tout ira bien.

1ère photo: Fabrice NGON explicant au Sultan MBOMBO NJOYA les raisons de son choix.

2è photo :Le Sultan Ibrahim MBOMBO NJOYA répondant donnant ses impressions  à la presse.

Propos recueillis par Didier ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr

 

COIFFURES ET PARURES BAMOUN: Fabrice NGON EXPOSE !!!

EXPOSITION :

    FABRICE NGON  CELEBBRE LA FEMME DANS …

     « COIFFURES ET PARURES BAMOUN »

visiteur expo.jpgQue serait le Cameroun  sans le peuple Bamoun ?  Beaucoup de camerounais se posent souvent cette question. En effet, s’il nous était permis de classer les différents peuples camerounais par ordre d’importance culturelle, de richesses artistiques, de traditions orales matérielles, et ou immatérielles, de traditions ou de personnalités emblématiques, le peuple Bamoun occuperait certainement les premières loges.

Issu du département du Noun dans  la riche région des Grass-Fields de l’Ouest –Cameroun, le peuple Bamoun est bourru d’une histoire très riche avec des traditions fortes d’où l’important  flux remarqué chaque année en direction de cette partie du pays. On dirait une zone bénie des dieux : un sol riche d’où sortent d’abondantes  cultures qui ravitaillent une bonne partie des marchés du Cameroun, un artisanat prolifique et varié, une gastronomie  copieuse et diversifiée, des hommes ingénieux à l’instar de NJOYA qui inventa une écriture qui permit à son peuple de s’instruire. Qui oserait parler des Bamoun sans évoquer l’emblématique  Sultan Ibrahim MBOMBO NJOYA, l’actuel roi, une figure dont le Cameroun ne pourra jamais oublier à cause de son parcours politique et des services rendus à la nation camerounaise.

C’est certainement  ce qui a poussé Fabrice NGON, reporter photographe  émérite, en service au quotidien national Cameroon-Tribune à consacrer en cette année du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun une exposition photos.

explications ngon.jpg« J’ai voulu célébrer et magnifier la beauté, la liberté et l’épanouissement de la femme Bamoun. J’ai voulu lui donner un moyen d’afficher et d’extérioriser son identité. J’ai choisi pour le faire, la photographie qui est un art majeur, un vecteur de communication sociale, un moyen d’expression et de créativité, une autre façon aussi de lutter contre la pauvreté. »

Fabrice  NGON a donc parcouru le sultanat et tout le département du Noun pour découvrir les richesses de la coiffure féminine. Il a à la fin retenu et réalisé 16 portraits en numérique, noir et blanc, de format 30 x 45 cm. Ces tableaux à la beauté inqualifiable représentent donc les coiffures traditionnelles de la femme Bamoun. Des tresses nattées aux coiffures traditionnelles , modernes et  classiques ornées de cauris avec des tatouages des cultures musulmane et  touareg. Un chef d’œuvre que n’ont pas manqué d’apprécier et d’admirer les nombreuses personnes venues vendredi dernier à l’hôtel Djeuga de Yaoundé. Parmi les personnalités présentes, pas moins que le … Sultan Ibrahim MBOMBO NJOYA, roi des Bamoun dont la classe et le rang social font de lui un être qu’on ne déplace pas facilement. La qualité de l’œuvre valait bien la peine. Il avait à ses cotés, le ministre chargé des relations avec les assemblées, Monsieur  Grégoire OWONA, des députés et d’autres figures marquantes de la culture camerounaise et de la cour royale qui se sont reconnues dans cette œuvre. Enfin et c’est rare en matière de culture à Yaoundé, une forte présence des journalistes.

Photo du haut: Une vue de l'exposition.

Photo du bas: Fabrice NGON explicant son oeuvre au sultant MBOMBO NJOYA.

Didier ONANA©mbolocameroon 22 11 45 87

mbolocameroon@yahoo.fr