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mercredi, 20 juillet 2011

Les idées fortes de la foire aux idées


Deux cent trente propositions de projets ont été soumises à la sagacité du jury par les organisations de la société civile (ONG, associations et GICs) provenant des dix régions du cameroun. Au final, trente ont été sélectionnés pour participer à la foire qui a eu lieu au Palais des congrès de Yaoundé les 14 et 15 juillet 2011.

Quinze de ces finalistes ont été retenus et recevront dans les prochains jours, des finance ment s pour une enveloppe globale de 320 000$.

Concernant l’éducation, 101 propositions de projets ont été soumises et seules quatorze ont été retenues pour la finale. Il avait été demandé aux candidats de proposer des projets qui peuvent augmenter la participation des citoyens et la transparence dans la gestion des établissements scolaires publics au niveau local.

En santé, 75 projets ont été proposés et 08 ont été retenus pour la finale de yaoundé. Ils venaient de 08 régions. Les candidats devaient soumettre des projets qui peuvent améliorer et renforcer la participation communautaire et la transparence dans la gestion des institutions hospitalières locales.

En ressources forestières, les candidats devaient proposer des projets qui peuvent améliorer la participation des citoyens et la transparence dans la gestion des ressources forestières. 08 projets sur 57 ont retenu l’attention du jury pour la finale.

Les critères d’évaluation.

L’innovation, le potentiel de réplication dans d’autres sites, l’impact au sein de la communauté,les résultats et la durabilité.

Le jury chargé de délibérer était comprenait huit personnes parmi les quelles Fabien EBOUSSI BOULAGA, le directeur de la revue Terroirs,des cadres de la banque mondiale et d’autres structures comme l’université Catholique d’Afrique centrale, ou la Catholic relief Services. La suite du chronogramme prévoit le début de la mise en œuvre des projets dès le 25 juillet 2011,la fin de la mise en œuvre des projets le 24 juin 2012,l’évaluation finale des projets (20 juillet- 31 août 2012) et le 26 septembre 2012,la cérémonie de restitution publique des résultats et effets du projets.

Pour le reste, nous attendons juger les maçons au pied du mur. Espérons aussi que les populations bénéficiaires puissent voir certaines situations changer.

Etienne- Didier ONANA©Mbolo C@meroon2011 94 78 86 88 / 70 31 11 28

LA FOIRE AUX IDEES POUR LE DEVELOPPEMENT

La gratuité de l’école, une problématique réelle.

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Un autre thème a aussi retenu notre attention, raison pour la quelle nous nous y attardons, c’est celui sur ‘L’ Ecole primaire est-elle vraiment gratuite au Cameroun ?’

Ici, l’on a discuté et on s’est entendu sur la « gratuité de l’école ». Pour Daniel NONZE, directeur d’école dans le septentrion, « depuis que le l’Etat a décidé de la gratuité de l’école ,celle-ci n’a jamais été aussi chère ». Pour lui, la gratuité suppose un certain nombre d’éléments :

La disponibilité des salles des classes,des livres,des documents aussi bien pour les élèves que pour les enseignants,( dans son école par exemple, il y a eu 322 élèves pour 03 livres),l’existence des toilettes dans les écoles, la disponibilité des table bancs,des enseignants formés( sur 4 enseignants dans son école, un seul était vraiment formé),existence d’une boite à pharmacie,paquet minimum,logement pour les enseignants, disponibilité des informations concernant les frais de fonctionnement de l’école….

Pour Charles NANGA, Inspecteur, Général des services du ministère de l’éducation de base, tous les enfants dès l’âge de six ans doivent accéder à l’école primaire publique. La volonté publique est claire et sans ambiguïté. Depuis 2001, avec l’abolition des frais exigibles à l’école primaire, par décision du Président de la République, le taux de fréquentation a atteint les 77,04% et 72% atteignent la fin du cycle. Ceci concerne environ 3 500 000 enfants. Les pouvoirs publics chaque fois n’hésitent pas à sanctionner les contrevenants, ceux qui exigent les frais illicites. L’ Etat construit chaque année, des écoles, des salles de classe fait des efforts pour recruter aussi les enseignants.

Les autres thèmes n’ont pas manqué d’intérêt. Nous y reviendrons dans nos publications futures.

Etienne Didier ONANA©Mbolo C@meroon 94 78 86 88 / 70 31 11 28

 

LA FOIRE AUX IDEES POUR LE DEVELOPPEMENT

FLASH BACK SUR
Pour la première fois en Afrique centrale s’est tenue une foire aux idées pour le développement suivie d’un forum sue la gouvernance. Une idée porteuse,une initiative prometteuse.
Didier Etienne ONANA
Conjointement organisée par la Banque Mondiale et la Catholic Relief Services ,la foire aux idées pour le développement a connu à en juger par l’affluence et les moyens déployés, un succès retentissant, et un engouement populaire. Pendant deux jours, une trentaine de projets finalistes a pu être passée au scanner par un jury exigeant,les nombreux experts et autres invités ont débattu et délibéré dans un esprit de convivialité , de compétitivité ,de fair play, de responsabilité et de respect. Les débats ont été enrichissants et les objectifs fondamentaux atteints. A l’arrivée, beaucoup de recommandations, de résolutions et les quinze meilleurs projets primés. Ils recevront dans quelques jours, les financements pour la mise en œuvre des projets retenus ou jugés finançables. Seul hic dans cette organisation, la place réservée à ceux qui sont sensés relayer l’information au près du public.


LE FORUM SUR LA GOUVERNANCE.


Il a consisté à la tenue d’une série de communications suivie de débats enrichissants et édifiants sur certains aspects de la vie nationale : la santé, l’éducation,la gouvernance, la décentralisation, les TIC ou la foresterie. Pour reprendre un extrait du « Cameroun vision 35 » nous dirons que « la promotion de la gouvernance ,par ce qu’elle renvoie à une utilisation efficace et efficiente du potentiel et des differentes ressources disponibles et contribue au rayonnement intérieur et extérieur de l’image du pays , est l’un des principaux défis majeurs que le Cameroun doit relever dans le cadre de la réalisation de sa vision d’être un pays émergent ,démocratique, et uni dans la diversité à l’horizon 2035 »
Les thèmes avaient un lien direct avec les difficultés rencontrées par les populations des pays tels que le Cameroun. Parmi ces thèmes, celui sur : l’infrastructure, démographie et institutions : défis et opportunités pour l’Afrique a retenu notre attention. Il avait pour modérateur l’ancien ministre David ABOUEM A TCHOYI, et comme panélistes ; Marcelo GIUGALE le Directeur Unité de la Réduction de la Pauvreté et la Gestion Economique à la Banque Mondiale,Jean TCHOFFO, le Secrétaire Général du MINFI, TUNA MAMA,Professeur à l’université de Yaoundé II, et Martin ABEGA, le Secrétaire Exécutif du Groupement inter patronal du Cameroun (GICAM).
La gouvernance et la vision stratégique,, l’emprunt obligataire,l’émergence du Cameroun en 2035 ont été les points saillants. Pour Martin ABEGA que nous avons rencontré à la fin du débat « la Banque Mondiale nous a invité à venir contribuer sur la manière par la quelle le Cameroun peut être un pays émergent, un pays qui lutte contre la pauvreté, où on crée des richesses, où on stimule la croissance. » pour lui, l’Etat camerounais doit associer le secteur privé à ses actions. Il est difficile à croire que pour des projets aussi juteux que le deuxième pont du Wouri, l’on n’associe pas le secteur privé. On préfère emprunter de l’argent aux autres. Le secteur privé camerounais doit être fort, l’Etat même fort, la société civile forte aussi. « Si nous n’avons pas un Etat fort, nous n’allons pas être compétitif. L’Etat doit aussi amener les roublards de ce secteur privé à payer leurs impôts. Au niveau technique comme éthique, l’Etat doit mettre fin à l’impunité. Les autorités publiques doivent aider la société civile à se structurer et à mettre fin à la zizanie au sein de celle-ci. Ces autorités doivent accepter la contradiction. »
Parlant de la décentralisation, le sécrétaire exécutif du GICAM estime que « la décentralisation est un bon objectif. L’Etat devrait faire en sorte que la collaboration avec le secteur privé s’étende non seuleument au niveau des régions, mais aussi au niveau des départements. C’est alors qu’on pourra vivre un partenariat secteur privé, secteur public fort » . Pour lui, malgré la loi qui existe, ce partenariat ne fonctionne pas. Nous ne sommes pas poursuit-il dans une « économie dirigée » où l’Etat continue d’imposer n’importe quoi.
Etienne Didier ONANA©Mbolo C@meroon2011 94 78 86 88 / 70 31 11 28