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impressions

  • Ils ont dit …..

    Ils ont dit …..

    avom.JPGAVOM ANDRE (bouliste de Limbé , chef opérateur à la Sonara) :« Mes impressions sont bonnes, l’équipe de la sonara( société nationale de raffinage) est simplement venue découvrir une nouvelle forme de pétanque. Nous manquons beaucoup d’entrainements. A voir ce que nous avons fait, je crois que nous n’avons pas démérité. Ce qui nous reste à faire, c’est de travailler énormément pour relever notre niveau.

    Question : Parlez nous du sport à la Sonara.

    AVOM ANDRE: « Nous avons à la sonara un club omnisport qui est la structure de base. Nous avons plein de disciplines qui évoluent dans le sens  de la vulgarisation du sport après les activités professionnelles. Nous avons des clubs différents les uns des autres et on essaye de développer le sport.

    Question : peut-on espérer voir dans l’avenir un tournoi de pétanque à Limbé ?

    AVOM ANDRE: Bien sûr. Nous attendons beaucoup de clubs à Limbé pour faire évoluer notre pétanque ».

    André AVOM félicité par l'Ambassadeur de France Bruno GAIN.

    mbombock.JPGMBOMBOCK TCHEG Bernard (Le président de la ligue régionale de pétanque du Littoral) : « La coupe de l’Ambassadeur de France a été très bien organisée. Malgré la pluie qu’on pourrait bien assimiler à la bénédiction dans le contexte camerounais, les différents acteurs ont été fair play, le niveau élevé. Ce qui est compréhensible avec le dernier championnat d’Afrique que le Cameroun vient d’abriter.

    La pétanque dans le Littoral comme vous le demandez se porte bien et regorge de potentialités. C’est depuis 2007 que le Littoral est détenteur du titre de champion du Cameroun. L’équipe nationale du Cameroun est composée en majorité des joueurs de cette région.

    Parlant des temps forts qui ont marqué cette année, disons que notre région a été en dessous de sa performance habituelle. Il faut le dire, Pouma nous a beaucoup manqué. Il y a des problèmes au sein de cette formation en ce moment. C’est pourquoi au niveau du championnat, le Littoral n’a pas été très présent. Mais je puis vous dire que nous n’avons pas encore dit notre dernier mot. Vous nous verrez à la coupe du Cameroun. Aucune région ne nous fait peur, même pas celle du Centre. Je voudrais exhorter les jeunes à venir pratiquer cette discipline sportive et l’administration à la vulgariser dans les lycées, collèges et les universités afin que le grand public la connaisse ».

    TCHEG Bernard (en pantalon blanc à la droite de S.E Bruno GAIN

    Photos de WALID RAFFI

    Propos recueillis par Didier ONANA .©Mbolo C@meroon 94788688

  • Mondial 2010: Les langues se délient... Le rgard des autres...

    Cameroun : Joseph Antoine Bell, ancien gardien du Cameroun - “6 coupes du monde pour 5 échecs au premier tour’
    jojo.JPG
    L’homme est connu par son franc parler qui perturbe. L’ancien gardien de but des Lions Indomptables dit sa part de vérité sur la sortie prématurée des Lions du Cameroun.
    Comment expliquer l’élimination des Lions Indomptables avant la fin du premier tour ?
    L’équipe du Cameroun a perdu ses deux premiers matchs sans avoir joué contre le premier du groupe. Dans ces conditions, l’équipe est la dernière et ne peut donc se qualifier pour le tour suivant.
    Les Lions sont derniers de leur groupe alors qu’on garde un très bon souvenir de cette équipe, notamment lors de la Coupe du Monde de 1990. Pourquoi cette déconfiture ?
    Tout le monde garde le souvenir de 1990. Pourtant, 1990 c’est une seule édition de la Coupe du Monde. Pourquoi ne parle-t-on pas des autres années ? Que s’est-il passé en 1994, en 1998, en 2002 et en 2006 ? Nous avons fait un bon parcours une fois : une seule participation réussie. Toutes les autres participations se sont soldées par des échecs que nous avons happés par un esprit complaisant qui fait qu’on ne regarde pas la vérité en face et on se compromet.
    Quelle est cette vérité ?
    La vérité est qu’on a été six fois en Coupe du Monde et que cinq fois on est rentré au premier tour. Et le seul résultat que nous mettons toujours en avant est celui de 1990, comme si c’était ça notre régularité. La vérité est que nous n’avons jamais gagné de match de Coupe du Monde en dehors de 1990. Sauf l’Arabie Saoudite qu’on a battu en 2002. Et encore ! Par un but à zéro. Voilà les chiffres de l’équipe du Cameroun. Si on avait accepté de regarder cette vérité en face depuis longtemps, on aurait probablement accepté de prendre les mesures qui s’imposent et on n’aurait pas continué dans cette voie qui nous conduit aujourd’hui là où nous sommes.
    De quelles mesures parlez-vous ? Pensez-vous qu’il y a un problème de discipline, de cohésion ou encore de sélection des joueurs ?
    La discipline et la cohésion sont des choses qui viennent en dernier lieu et il faut parler plus de cohérence que de cohésion. La cohésion s’adresse à l’équipe mais la cohérence c’est d’abord les idées. Une équipe ce n’est pas simplement les joueurs qui sont sur le terrain : c’est une politique générale de management. Il faut définir où on va, qu’est-ce qu’on recherche… etc. Lorsqu’on a répondu à ces questions, ce qu’on fait ensuite devient cohérent avec les idées de départ qui guident la conception de la politique qu’on veut mettre en place. Lorsqu’on est complaisant, on finit par avoir ce que nous avons eu. C’est-à-dire qu’à un moment, le sport nous rattrape et il est implacable. Nous n’avons jamais été contents d’une Coupe du Monde depuis 1990. Et à chaque fois qu’on n’est pas content, on rejette les torts sur quelqu’un d’autre, jamais sur nous-mêmes. Dans tous les cas, on se pare de la réussite de 1990.
    La mauvaise prestation des Lions était-elle donc prévisible ?
    Il y avait tous les indices qui montraient qu’on ne serait pas bons lors de cette Coupe du Monde. Nous nous sommes laborieusement qualifiés dans un groupe où il y avait le Togo, le Gabon et le Maroc. Mais nous avons fait passer le Togo, le Gabon et le Maroc pour des foudres de guerre afin de nous attribuer le mérite d’un miracle. Personne n’a eu le courage de dire que se qualifier dans ce groupe là n’était pas un miracle et si c’en était un, ça veut dire qu’un échec cuisant nous attendait forcément en Coupe du Monde où il n’y aurait pas de Togo ni de Gabon.
    Si pour pouvoir se galvaniser d’avoir gravi les hauteurs en saut en hauteur, vous abaissez la barre, ne vous étonnez pas que si vous allez à une compétition mondiale, vous ne franchissiez aucune barre. Nous avons rabaissé nos exigences. Donc, évidemment, nous nous satisfaisons de faux obstacles que nous nous posons nous-mêmes. Quand une équipe du Cameroun, qui se veut être leader africain et qui devait être l’espoir de l’Afrique pour remporter la Coupe du Monde est contente de se qualifier péniblement dans un groupe où il y a le Gabon et le Togo, lorsque cette équipe va en Coupe d’Afrique des Nations et sort en quart de finale et qu’à cette Can, le Gabon confirme que le Cameroun est à son niveau puisqu’il le bat, et que jusque-là, on ne se rend pas compte de ce qui est en train de se passer, on ne peut pas après crier à la surprise quand en Coupe du Monde on ne gagne pas de match.
    Les problèmes internes à l’équipe dont les journaux ont récemment parlé ont-ils aussi pu être à l’origine de cette débâcle ?
    Les problèmes internes font partie de la cohérence dont je parlais tantôt. Si vous gérez votre équipe avec complaisance ou dans l’incompétence, les problèmes internes naîtront. Les problèmes internes sont le résultat d’une absence de rigueur. Le management est là pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de problèmes internes. Il n’y a jamais de problèmes internes chez les vainqueurs, il n’y a jamais de problèmes internes chez les compétents, il n’y a jamais de problèmes internes chez les champions. Les problèmes internes c’est pour ceux qui ne passeront pas. Parce que, forcément, ça veut dire qu’il y a un problème de management. Il n’y a pas de problèmes internes là où il y a un manager rigoureux et compétent
    © L'intelligent d'Abidjan : Réalisée à Johannesburg par Hamed Konin

  • Suite et fin des échos de la fête du travail 2010 au Cameroun.

    bank.JPGECHOS DE LA 124è EDITION DE LA FETE DU TRAVAIL

    Impressions des participants :                      

    EKOLO SONO : (sous directeur du budget à l’Institut National de Cartographie. INC) :

     « Je trouve que le défilé a été impeccable en ce qui concerne l’organisation et la participation des entreprises. L’Institut National de Cartographie  (INC)  est une entreprise publique. Ce qui fait que les conditions de travail sont presque les mêmes que dans les autres structures. Parlant des conditions de travail, elles ne sont pas mauvaises. Les outils de travail quant à eux y sont, mais parfois, ça fait défaut aussi bien dans l’administration centrale que dans des structures comme les nôtres. 

    Disons que l’INC participe pour la seconde fois au défilé de la fête du travail et je crois que comme les autres structures, la préparation a commencé il y a environ un mois, la preuve c’est que, vous nous voyez avec nos tissus pagne. Quand on ne s’est pas bien préparé, on se retrouve avec tricots comme tenue vestimentaire. Après cette rencontre, nous allons nous retrouver chez nous pour partager un repas en famille.

    MBOLO CAMEROON : Y a-t-il eu un message particulier de la part de votre hiérarchie ?

    EKOLO SONO : Effectivement. Le directeur général a profité de cette occasion pour remettre tous ses employés au travail. Il nous a demandé de faire mieux que par le passé afin que l’INC redevienne une entreprise qui peut  fournir des fonds à l’Etat..

    MBOLO CAMEROON : Justement, pouvez vous nous rappeler les missions de l’INC ?

    EKOLO SONO : L’Institut national de cartographie a pour mission première d’observer et de cartographier. Au-delà de ces missions, nous avons beaucoup d’autres choses. Nous fonctionnons comme une entreprise privée. Nous offrons des prestations aux tierces personnes et à d’autres structures étatiques ou même privées. Nous gagnons des marchés et nous rendons des services au-delà des missions que l’Etat nous a assignées. Nous pensons par exemple à la délimitation des frontières nationales, l’intervention  dans les problèmes entre différentes localités, les problèmes de frontières. Nous intervenons un peu partout. Nous sommes partie prenante dans l’affaire de Bakassi. Je puis vous dire que si le Cameroun a eu le dessus dans cette affaire, l’INC ya été pour beaucoup. »

    Propos recueillis par DIDIER ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87.

     

    samaritan.JPG

    Madame DOROTHY MVE (Directeur du bureau direct du siège de Samaritan Insurance INC) : « par rapport au thème de la fête du travail de cette année, qui est la vulnérabilité des employés dans les milieu professionnels, nous avons eu de débats et des réunions préparatoires. On peut dire que la fête du travail pour nous est une occasion d’union, une occasion d’être en phase les une avec les autres. Il s’agit pour nous de nous réunir et d’être une seule personne, de travailler en équipe, et de se soutenir mutuellement dans le milieu professionnel.

    MBOLO CAMEROON : Pouvez-vous nous parler de la Samaritan Insurance ?

    Madame DOROTHY MVE : Samaritan Insurance INC est une compagnie d’assurance et de réassurance. Elle est régie par le code Cemac. Nous avons obtenu notre agrément en septembre 2006. Nous avons un conseil d’administration et un directeur général qui est un grand banquier. Nous sommes partenaires de la NFC Bank, un partenaire de référence. Nous sommes 108 personnels administratifs dans tout le Cameroun, comptons 23 agences. Le personnel commercial est au nombre de 230 dans tout le réseau. »

     

    Propos recueillis par DIDIER ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87.

     

    nfc.JPG

    Félix NDOH FORBATI : (Audit departement à la NFC Bank S.A).

    « Le sens que nous donnons à cette fête, c’est que  nous les travailleurs du secteur privé demandons un certain nombre de choses au gouvernement qu’il devrait nous donner. C’est ça l’essence et l’importance de cette commémoration. Nous demandons aux syndicats de nous protéger et c’est pour ça que nous sommes fiers de quelqu’un comme monsieur Isaac BISSALA qui nous a aidés et permis de comprendre que nos droits devraient être respectés. C’est le cas par exemple avec la CNPS. Nous nous battons pour nous assurer que les choses vont dans le bon sens.

     

    MBOLO CAMEROON : Pouvez-vous nous parler de la NFC Bank?

     

    Félix NDOH FORBATI le NFC Bank est une société très grande. Nous avons environ 300 représentations dans notre réseau. Pour cette, il n’y avait que le personnel travail à Yaoundé. Nous avons des agences dans d’autres régions du Cameroun. Nous sommes au moins 120 à la direction générale. Notre déploiement massif ne saurait être considéré comme de la publicité. Nous voulons conscientiser aussi bien nos collaborateurs, notre personnel que les pouvoirs publics sur le respect de nos droits.

    Notons pour terminer que la NFC Bank a dix agences soit quatre à yaoundé, une à Douala, Bamenda, Kumba, Muyuka, Manfé et Buea. Son siège social est à yaoundé et a un capital de 3.685.720.000 CFA.

     

    Propos recueillis par DIDIER ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87

    mbolocameroon@yahoo.fr 

  • 1er mai 2010 à Yaoundé: Impressions des travailleurs...

    FETE DU TRAVAIL 2010 au Cameroun

    Sans titre.JPGLes impressions des participants.

    NGANDI ABESSOLO (Inspecteur du Crédit national du centre : CRENAC) « Mes sentiments sont assez bons. C’était un baptême du feu pour nous et je crois que notre prestation n’a pas été médiocre vu les applaudissements de la tribune officielle. Des discours prononcés, je retiens en tant que travailleur ce qu’a dit le ministre n’est qu’une réalité profonde. C’est comme si nous lui avions fait la liste de nos doléances et que ce jour, il est venu les défendre. Je souhaite que les mesures proposées se concrétisent. Son discours appelle à beaucoup d’espoirs. »

    En rappel, le crédit national du centre que vous voyez sur cette photo, est société de micro finance de 1ère catégorie, qui compte une vingtaine d’agences sur l’ensemble du territoire.

     Son siège est  à Yaoundé. Elle est dirigée par le Dr Jean-Claude SINGHE.

    Ci-haut: le personnel du CRENAC démontrant sa capacité de mobilisation.

    Didier ONANA (c)mbolocameroon 22 11 45 87

    mbolocameroon@yahoo.fr

     

    FETE DU TRAVAIL 2010 au Cameroun

    Les impressions des participants.

    NGANDI ABESSOLO (Inspecteur du Crédit national du centre : CRENAC) « Mes sentiments sont assez bons. C’était un baptême du feu pour nous et je crois que notre prestation n’a pas été médiocre vu les applaudissements de la tribune officielle. Des discours prononcés, je retiens en tant que travailleur ce qu’a dit le ministre n’est qu’une réalité profonde. C’est comme si nous lui avions fait la liste de nos doléances et que ce jour, il est venu les défendre. Je souhaite que les mesures proposées se concrétisent. Son discours appelle à beaucoup d’espoirs. »

    En rappel, le crédit national du centre que vous voyez sur cette photo, est société de micro finance de 1ère catégorie, qui compte une vingtaine d’agence sur l’ensemble du territoire.

    Son siège est  à Yaoundé. Elle est dirigée par le Dr Jean-Claude SINGHE.

    Ci bas, le personnel du CRENAC démontrant sa capacité de mobilisation.

    Didier ONANA (c)mbolocameroon 22 11 45 87

    mbolocameroon@yahoo.fr

    mupeci.JPG

     Léopold K. TCHOUPOU :(chef d’Agence MUPECI   du Centre) :  « La célébration de cette fête du travail ne s’est pas effectuée comme nous aurions voulu . S’il faut se résoudre à marcher comme on l’a fait sans s’asseoir pour voir la condition du travailleur, nous pensons qu’il y a un problème qu’il faille au préalable résoudre.

    MBOLOCAMEROON : Mais vous auriez dû le faire au sein de votre entreprise…

    Léopold K. TCHOUPOU : Au sein de l’entreprise c’est vrai, mais si les choses étaient organisées de sorte qu’au sommet déjà, on songe à mettre les débats comme ceux-là sur la table, ça devrait être bien. Ne pensez pas qu’au sein de l’entreprise on ne le fait pas. Ca ne peut avoir le même impact que s’il y avait la pression administrative. C’est un peu à ça que je renvoie, si non à notre niveau, les choses se sont assez bien déroulées. C’est vrai que ça ne peut pas être à 100% comme on aurait voulu. Mais comme je le dis, ce qui manque encore, c’est une véritable fête du travail. Que ce ne soit plus une fête au cours de la quelle on va s’asseoir pour partager. Il faut bien qu’on essaie      de changer pendant les fêtes comme celle –là.

     

    MBOLOCAMEROON : Est-ce que la Mupeci en tire quand même quelque chose ?

    Léopold K. TCHOUPOU : J’ai envie  dire oui, par ce que la Mupeci , du fait de brandir ses couleurs  s’est faite découvrir. Il ya deux ans, on ne défilait pas. On allait juste sur le lieu de la fête pour voir comment ça se passait. Il ya donc cette publicité qu’on fait. Ceux  qui ne connaissaient   la mupeci qu’en passant l’ont découverte aujourd’hui en voyant ses couleurs. Désormais ils vont se rapprocher forcément  pour voir ce qu’elle fait. C’est pour ça que je dis que Mupeci n’est pas perdant.

    Pour terminer,disons que la Mutuelle pour la promotion de l'épargne  et du crédit d'investissement  est une micro finance de 1ère catégorie ayant une dizaine d'agences sur toute l'étendue du territoire camerounais. Elle a pour directeur général monsieur Thaddée FOMEKONG et pour président du Conseil d' Administration;monsieur Augustin YEMENE.

     Photo du milieu : la mupeci défilant le 1er mai.

    Didier ONANA (c)mbolocameroon 22 11 45 87

    mbolocameroon@yahoo.fr

     

  • Quelques participants donnent leurs impressions.

    A la fin de cette journée de travail, nous avons recueilli les impressions de quelques participants.

     

    Madame Omgba Geneviève (Déléguée du GIC FAN d’Okola) : Je dois vous dire que nous connaissons la mupeci depuis 2006 par un heureux hasard. Si nous avons grandi aujourd’hui, c’est grâce elle et à notre volonté propre de pouvoir faire quelque chose de bien. Dans toute organisation le départ est toujours difficile. Mais, nous nous sommes unis avec volonté pour réussir et atteindre le même niveau que tous les autres. La mupeci nous a encadré à tous les niveaux. Avec le programme de l’Union Européenne, la mupeci nous encouragé et aidé à créer notre propre poulailler pour mille sujets. Chaque année, avec l’argent que la mupeci nous donne, nous produisons quatre bandes de mille poulets, nous leur donnons ce que nous leur devons, et nous gardons le bénéfice qui nous permet de pouvoir évoluer.

     

    MBOLOCAMROON : Parlez nous un peu de votre GIC.

     

    Madame Omgba Geneviève : Notre GIC, le GIC fan  a été créée à Okola dans la région du centre en 2004. Il est constitué de dix femmes. Nous faisons dans l’agriculture et l’élevage des poulets de chair. Nous cultivons le mais et le soja. Notre est un peu la locomotive dans ce domaine à Okola. Tous les partenaires occidentaux qui y viennent se réfèrent à notre GIC. C’est comme ça qu’il a été choisi pour aller en Israël pour un programme précis d’opportunité et de commercialisation  des productions animales pour les femmes. Nos hôtes israéliens sont persuadés que le développement passe par les femmes.

     

    MBOLOCAMROON : Madame, parlez nous un peu des modules de la formation reçue en Israël.

     

    Madame Omgba Geneviève : Il y en avait plusieurs : la gestion du personnel de l’entreprise en général,le montage des projets  et les éléments qu’il faut que pour qu’un projet soit éligible auprès des bailleurs de fonds et mêmes des micro finances. Vous savez, il y a des critères et des niveaux. Si un projet n’est pas bien ficelé, si les points sur lesquels on se base pour octroyer les crédits ne sont pas bien relevés, alors on ne peut pas le financer.

     

    MBOLOCAMROON : Quels sont vos projets d’avenir ?

     

    Madame Omgba Geneviève : Notre GIC voudrait s’étendre et la formation reçue en Israël nous ouvre beaucoup les portes et la balle est désormais dans notre camp.  Nous devons bien travailler car un travail bien fait est toujours récompensé.

     

    YOUGOUA Alex (Bafoussam) : C’est pour la première fois que j’assiste à un session de l’Assemblée générale de la mupeci. Mes impressions, au vu de ce que j’ai vu et entendu ici ce jour, sont très bonnes .La mupeci est capable de beaucoup de choses tel qu’il ressort des différents rapports du Commissaire aux compte, du Président du conseil d’administration ou du Directeur général .Il ressort que la Mupeci a de l’avenir. Il faut compter sur la mupeci.  

     

    TEDONJO Georges Colbert (Chef d’agence –mupeci Akwa)

     

    MBOLOCAMROON : Monsieur TEDONJO, vous avez été désigné comme le meilleur chef d’ agence Mupeci du cameroun. Quel est votre sentiment après cette  marque de reconnaissance de la part de la hiérarchie ?

     

    TEDONJO Georges Colbert : Je suis un homme très satisfait  et très comblé parce que je me rends compte que tout le travail que j’abats avec mes collaborateurs  est apprécié par nos dirigeants. Je dédie cette distinction à  tous mes collaborateurs.

          Je suis avec la Mupeci i depuis le 3 octobre 2005. Mon cheminement a été simple. J’ai commencé au bas de l’échelle. Agent de guichet, responsable de guichet, responsable des opérations, puis chef de service de crédit à la direction générale, puis chef de l’agence siège  qui se trouve être celle d’ Akwa.

     MBOLOCAMROON : Qu’est ce qui d’après vous a milité pour votre distinction ?

    TEDONJO Georges Colbert :

      Cette distinction n’est pas la mienne à moi tout seul. Elle est celle de tous mes collaborateurs, de tous ceux qui sont autour de moi. Vous conviendrez  avec moi qu’un seul homme ne peut pas diriger toute une agence .Quand je suis par exemple à l’extérieur, mes collaborateurs assurent mes arrières. C’est ce qui a certainement milité pour l’attribution de  cette distinction de meilleur  chef d’ agence mupeci. Chacun parmi mes collaborateurs fait bien son travail à son niveau.

     

    MBOLOCAMROON : Monsieur TEDONJO, qu’est ce qui va changer dans votre manière de travailler ?

     

    TEDONJO Georges Colbert : Le plus difficile n’est pas d’arriver au sommet, mais de s’y maintenir, ça va être un  grand défi car nous allons nous battre pour décrocher cette distinction l’année prochaine. Je vais pour cela continuer à galvaniser tous mes collaborateurs pour qu’ils puissent accomplir au mieux les taches qui leur seront confiées. J’ai sous ma charge sept personnes et je crois que ça  ira.

     

     

     

    Augustin YEMEGNE : (Président du Conseil d’Administration de la MUPECI) :

    Je vais vous dire qu’au vu de tous les rapports  faits par les différents intervenants aujourd’hui, il n’ y a l’ombre d’aucun doute, la MUPECI évolue très bien. L’année dernière, nous avons eu bilan global de deux milliards cinq cents millions  de francs. Cette année nous sommes passés à quatre milliards six cents millions.

     

    MBOLOCAMROON : Dites-nous monsieur le président, qu’est ce qui fait la spécificité de la MUPECI aujourd’hui ?

     

     

    Augustin YEMEGNE : La MUPECI est un établissement de micro finance de 1ère catégorie. Je l’ai rappelé, les sociétés de micro finances au Cameroun préfèrent s’installer dans les zones urbaines où elles vont minimiser les risques, simplement par ce qu’elles préfèrent fonctionner avec les hommes d’affaires et les commerçants. Les gens évitent de prendre le risque des zones rurales où on finance l’agriculture, l’élevage, les jeunes et les mamans. Il y a des moments où vous donnez des crédits pour  l’agriculture et après on vous dit que les pluies ne sont pas arrivées à temps.

     Il  y a pas de problèmes. Je tiens à vous dire que si l’on veut avancer dans ce pays, il faut absolument qu’on mette un point d’honneur  dans le domaine agricole. Plus on sort de l’argent pour importer les produits alimentaires, plus l’économie nationale prend un coup. Ce n’est pas bien. Cette année par exemple, on a importé du mais  pourtant certaines personnes qui ont été financées ne parviennent pas à vendre leur mais. La raison est que les prix ont chuté justement à cause de l’importation du mais en grande quantité.  

    Notre objectif majeur est donc de mettre un point d’honneur sur le développement agricole en finançant les groupes de femmes, les comités de jeunes, en les organisant et en les encadrant. La grande résolution que nous avons prise aujourd’hui c’est de financer d’autres comités de femmes, de les encadrer, et de les organiser en leur donnant des crédits pour leur développement.

     Nous ferons la même chose pour les comités des jeunes. Voyez ce que l’on importe chez nous chaque année. Ce sont des tonnes de riz. Pourtant en cultivant comme on le faisait du riz avant dans les zones comme Santchou, TONGA dans le ndé ou Ombessa a dans le Mbam et inoubou, on résoudrait les problèmes de pauvreté et d’emploi. Depuis des années, ces productions ont cessé. Comment pourra-t on avancer si nous cessons de cultiver pour nous adonner à l’importation ? Le fait de sortir l’argent pour faire venir les produits alimentaires de l’extérieur nous cause un gros préjudice financier avec la perte des devises. Ca nous fait un manque à gagner énorme. C’est pour ça que la MUPECI a décidé d’intégrer et de soutenir le monde agricole et  rural. C’est ce qui nous a valu le prix de l’ ONG Afrique Avenir en octobre 2009 à Yaoundé parrainé par le ministère du commerce. »

     

    Didier ONANA ©mbolocameroon 22 11 45 87.

    mbolocameroon@yahoo.fr