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lundi, 21 février 2011

Tout sur la libération des otages à Bakassi

BAKASSI : Les otages Enfin  libérés

 

Les personnes faites prisonnières par des ravisseurs dans la péninsule de Bakassi ont été libérées le mercredi 16 février 2011. Le Ministre camerounais de la communication Monsieur ISSA TCHIROMA BAKARY a réuni jeudi dernier dans la salle des conférences de son département ministériel, la presse camerounaise et internationale pour l’informer des circonstances dans lesquelles celle-ci a eu lieu.

Etienne Didier ONANA

 

        Dans son style habituel, Monsieur TCHIROMA  en anglais puis en français, est allé droit au but pour délivrer le message  selon lequel : 

 «  Sous  hautes instructions du Chef de l’Etat,   les forces de défense et de sécurité camerounaises ont procédé le 16 février 2011à la libération des personnes prises en otage le  dimanche 06 février 2011 par les ravisseurs dans la péninsule de BAKASSI :

Il s’agit de :

AYUK Edward,Sous-préfet d’ Akwa, ABOKO Patrick Maire de la commune d’Akwa, Benedict OKON,Adjoint au Maire d’Akwa, l’Officier de police de 2è grade ZE Ceprin,Commissaire spécial d’Akwa,l’Officier de 2è grade,Commissaire de sécurité publique d’ Akwa,le Maréchal des logis BAOGA François,le Gendarme Major NGO’O MEBE,le Gendarme NDAPTCHE Philip,Madame TUBAH Priscillia,Infirmière,Moses, photographe nigérian,ITA Okon, le Représentant du chef de village d’ Akwa. En attendant les visites médicales d’usage, toutes ces personnes suscitées se portent relativement bien à l’exception du gendarme NGOO’ MEBE grièvement blessé, et de Madame TUBAH Priscillia victime d’une fracture et de troubles psychiques mais dont les jours ne sont pas en danger.

 Le gouvernement de la république a malheureusement, la douleur d’annoncer le décès de l’Adjudant chef major MENGUE Jean-Paul, Commandant de la brigade maritime d’ Akwa, et du Maréchal de logis, NGUIDJOE Emmanuel, en service au sein de la même unité survenus au cours de la riposte menée au moment de la prise d’otages, par les éléments de nos forces de défense et de sécurité accompagnant le sous-préfet. S.E Paul Biya salue avec émotion la mémoire de ces valeureux soldats. Il exprime ses sincères condoléances à leurs familles respectives  et ses voeux de prompt rétablissement aux blessés. Il les assure que toutes les mesures seront mises en œuvre en vue de la récupération dans les meilleurs délais possibles  des dépouilles mortelles des regrettés disparus. »

        Répondant à l’unique question des hommes et femmes des médias qui voulaient savoir, si cette libération s’était  faite  sans une contre partie financière, Le Ministre de la communication a donné les raisons qui d’après lui, poussent certaines âmes à mener des actes malheureux comme celui qu’on condamne tous aujourd’hui. Il s’agit d’après le Porte parole du gouvernement camerounais :

        « Des convoitises dues aux richesses de notre pays, faisant de celui-ci le terrain de prédilection des preneurs d’otages ».

 Il a ensuite relevé la pertinence de la question avant de dire que : « Si d’aventure je vous dis que cette partie de notre territoire est un terrain de prédilection des preneurs d’otages.  À la place de votre question, si vous exaltiez le courage  de nos forces de défense et de sécurité qui, au prix de leur vie, acceptent là-bas pour mesurer leur courage, leur bravoure, leur  force avec des forces invisibles qui surgissent de nulle part avec des armes beaucoup plus puissantes, si vous exaltiez leur courage, je vous aurais salué. Mais  ce n’est pas pour autant que j’esquive votre question.  Je dis donc que, si aujourd’hui je me mettais à vous dire que le gouvernement a négocié  et qu’il a sorti tant d’argent,  qu’il a procédé de telle façon, n’est ce pas une manière d’encourager ces preneurs d’otages, de venir s’installer à Bakassi  pour rendre la vie impossible à nos paisibles citoyens, à nos forces de défense qui sont là-bas ? Ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que sur  très hautes instructions du Président de la République, toutes les mesures sont prises pour que ça ne se répète pas. Mais comme je vous disais tout à l’heure, c’est un terrain de prédilection.

Je voudrais par la suite attirer votre attention sur une autre vérité que vous connaissez. Le Cameroun n’est pas le premier pays où s’opère une prise d’otage. Mais est ce que vous connaissez un seul pays  où il y a eu des prises d’otages et où les gouvernements ont porté sur la place publique les conditions de négociations qu’il y a eu ? Pourquoi voulez-vous  que le gouvernement  auquel vous appartenez fasse exception par rapport à ce qui se  fait de part le monde ? Je tiens  donc à saluer votre responsabilité une fois de plus, si vous ne voulez pas mettre en danger la vie des commis de l’Etat et des populations  qui servent la nation avec beaucoup d’abnégation, de courage et parfois au sacrifice de leurs vies. Ne poussez pas les preneurs d’otages à s’installer  par ce que, ce qu’on mettra à leur disposition constituera un appât».

Décriptage de : Etienne Didier ONANA ©mbolocameroon 94788688/70311128/22114587

 

13:18 Écrit par Bambino dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otages, libération, bakassi, raisons, film, point de presse, tchiroma, issa, mbolocameroon, président | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 15 février 2011

Le plan d'action du bodybuilding 2011

La fédération déroule son chronogramme 2011.

           Une volonté visible de vouloir rattraper le temps perdu, c’est l’impression qu’ont les journalistes invités au point de presse qu’ a donné la fédération camerounaise de bodybuilding dimanche dernier à l’Assistance militaire technique de yaoundé. Un programme somme toute ambitieux, mais attendons de juger  le maçon …

Didier ONANA.

           Ambiance bon enfant malgré le retard des hommes de médias. Le président nouvellement élu, Achille BALEMAGNA  EFONOKON entouré du premier vice président Anaclet  ABBE , du secrétaire général Boniface TAGNI et du conseiller  .Dans, un style direct et franc ont entretenu les journalistes sur les ambitions et les lignes directrices de leur action. Des cinq quarts d’heure qu’ont duré les échanges, on peut retenir que la fédération camerounaise de bodybuilding a déjà un siège( qui subit des réfections actuellement)et  qui sera inauguré dans les semaines qui suivent  par le patron de sports, Michel ZOAH. Pour Achille Balemagna Ofonokon, « une fédération sérieuse doit avoir un siège, gage de stabilité et  de sérieux. Une fédération sportive, ce n’est pas dans le sac ». Le matériel de bureau et là, et la fédération dispose déjà d’une certaine quantité de matériel technique. 40 tonnes.

            Dès son élection suivie de son  installation, le nouveau bureau de cette fédération a fait l’état de lieux. Il en ressort que quatre régions à savoir ; le nord ouest, l’ouest, le littoral et bien sûr le centre sont les régions où se pratiquent cette discipline. Des émissaires seront envoyés dans les prochains jours prospecter ailleurs et installer les ligues régionales.  La fédération entend former ses cadres (entraîneurs, officiels techniques et même les athlètes). Il dit vouloir normaliser les relations avec les clubs et diverses structures qui utilisent le bodybuilding et le fitness, organiser les compétitions  et restructurer l’encadrement technique  de l’équipe nationale. Pour réaliser ce vaste chantier, la fédération camerounaise de bodybuilding entend mettre sur pied des stratégies pour renflouer sa trésorerie.  Sur ce point sensible et essentiel, Achille BALEMAGNA est clair : « une partie du financement est déjà là. Nous avons des amis qui vont nous appuyer  en chine en Angleterre et autres. » Ceux-ci ont fait à la fédération des promesses justifiées  en matériel roulant. Ils s‘occuperont  de la formation des cadres et des personnels sur place au lieu de les envoyer toujours à l’extérieur.   Toujours sur le plan extérieur, la fédération entend normaliser les relations avec toutes les instances faîtières de la discipline.

Pour  réaliser tout cet ambitieux programme, la fédération voudrait compter sur toutes les compétences possibles. Elle a tendu la main « au camp d’en face les portes leur sont toujours ouvertes».

              Le point d’orgue de ce chronogramme sera certainement  les compétitions qui seront organisées de manière permanente dans toutes les régions  et qui seront baptisées des noms des personnalités illustres des localités de notre pays. Il y aura des grands prix notamment celui de Yaoundé et de Douala à l’exemple de ceux de Johannesburg en Afrique du Sud et du Caire en Egypte. Des caravanes de compétitions sillonneront aussi les écoles.  A la question de savoir si ce n’est pas l’euphorie d’après élections qui fait dire tout ceci, Achille BALEMAGNA conclue en disant «  Donnez moi six mois pour faire le maximum » La saison s’ouvre le 09 Avril dans l’ hôtel situé au boulevard du 20 mai à Yaoundé.

Une démonstration du bodybuilding a été faite aux hommes de média invités.

Didier ONANA ©mbolocameroon 94788688/70311128

Derniers échos de la fête de la jeunesse 2011

FETE DE LA JEUNESSE 2011 : Comme d’habitude !

 

Placée sous le thème « jeunesse et consolidation des acquis du cinquantenaire », la 45è édition de la fête nationale de la jeunesse a connu comme par le passé, un succès, même si, il y a encore à redire notamment sur la perception  même de cette fête par les jeunes et aussi les actions concrètes menées en faveur de celle-ci. Cette jeunesse  qui est encore et toujours coiffée ….à son absence.

Didier ONANA.

Comme à l’accoutumée, les activités se sont déroulées pendant pratiquement une semaine. Sur l’ensemble du territoire, on a remarqué une effervescence dans les établissements scolaires, les partis politiques et les autres mouvements de jeunesse scolarisée et non. Des séances d’investissement humain aux activités sportives, culturelles en passant par les campagnes de dépistage  de certaines maladies.  Le clou de tout ce ramdam a été   certainement le traditionnel message du Président de la République à la jeunesse suivie le lendemain, c'est-à-dire le 11 février, du défilé de cette jeunesse. Cette année, tout le monde a été servi. Les promesses, il y en a eu, et pas des moindres.

    Du discours très attendu de l’ « HOMME LION », il y a cette grosse promesse de faire recruter 25 000, jeunes diplômés dans la fonction publique ! Une déclaration qui a eu un grand retentissement au point où il est sur toutes les lèvres. Recruter 25 000 jeunes en une seule année, cela parait invraisemblable, pour certains, de la paranoïa pour d’autres, et pour une autre catégorie, du possible quand on  pense  aux élections d’octobre prochain. Certains jeunes que nous avons rencontré nous ont dit que ce recrutement annoncé est une éternelle fuite en avant et  qu’ils n’y croient guère. «  Ces 25 000 jeunes, quand bien même ils seraient recrutés travailleront où ? Ils  iront s’asseoir où ? Les Vieux ne leur laisseront aucun espace afin qu’ils puisent occuper les postes de travail. Certains de ces vieux exigeront comme ils font,  des lettres de  libération. Chose pas toujours facile  et qui crée des blocages d’où notre scepticisme »

Pour d’autres : «  Avec quoi seront-ils payés ? Dans le budget de l’année en cours, a t-on prévu cette action ? Où prendra t-on à peu près 22 milliards pour payer chaque mois toutes ces nouvelles recrues ? » Certains autres plaignent le Ministre des Finances. «  Paul BIYA donne des insomnies à ESSIMI MENYE. Il a parlé, et c’est à ce dernier d’exécuter et de  trouver des solutions. »

 Quoi qu’on dise, il sera difficile pour le gouvernement de réaliser cette promesse de son chef. Le Ministre des Finances, se verra obligé de créer des voies pour faire entrer de l’argent afin de ne pas faire le mentir. Les camerounais devront s’attendre à  une vie un peu plus chère, matérialisée par de nouvelles taxes et bonjour les pénuries et les flambées des prix.

 

               LE MEA CULPA DE PAUL BIYA A LA JEUNESSE

 

     Dans son  discours à la jeunesse, le président de la république, a reconnu que beaucoup de choses qui devaient être faites ne l’ont pas été. Ce ne sera que partie remise pourrait-on dire. Il cite les projets de Lom Pangar, de Memvele ou du port en eaux profondes de Kribi. Paul  BIYA qui a célébré son 78è anniversaire ce dimanche 13 février dit qu’il avait la conviction que nous étions la veille de la reprise de notre économie. Mais il accuse la crise économique  mondiale de n’avoir pas favorisé celle-ci. Ce qui a poussé un jeune rencontré de dire que le président de la république « est un esclave  de la crise économie mondiale. Il l’évoque régulièrement, comme pour dire qu’elle est la source de tous nos malheurs » Paul BIYA ajoute que pour résorber l’épineux problème de l’emploi des jeunes et la relance économique, il y a une solution : la mise sur pied ou l’avancée des projets structurants tels que le barrage  de la centrale hydro électrique de Lom Pangar, de Memvele, de Mekine,  ou celle de gaz naturel de Kribi. Il n’oublie pas les infrastructures qui sont un maillon important de la reprise économique. Il cite aussi la construction de nouvelles routes dans la plus part de nos régions,le démarrage des projets miniers , la poursuite ou la mise en œuvre des projets d’eau et de la distribution de l’énergie électrique.  Au  niveau social, il évoque le transport, revient sur la construction évoquée plus haut du port de Kribi, la construction des établissements scolaires, universitaires, sanitaires, sportives et les logements.  Le Chef de l’Etat camerounais promet à ses populations en général, des actions visant l’amélioration de leurs conditions de vie. Il cite la lutte contre le chômage  des jeunes, et exprime son optimisme lorsqu’il  dit « qu’il y aura une forte demande mondiale en matières premières d’origine minérale et végétale. Elles pourront stimuler la production ».

 

  RETROUSSEZ LES MANCHES ET  RETOURNERZ CULTIVER LA TERRE.

 

Autre solution pour l’emploi des jeunes camerounais, Paul BIYA  voit le travail de la terre. «  Notre agriculture dispose des atouts et des potentialités considérables qui peuvent être développés ». Il cite  entre autres la culture du  mais, du riz,du café,du  coton, du cacao,du  palmier à huile,de l’hévéa,  de la banane ou  de la canne à sucre. Ces cultures qui d’après lui peuvent susciter une augmentation sensible et un équilibre de notre économie, feront appel à plus de main d’œuvre et par conséquent, réduiront le chômage.  Il invite ses jeunes compatriotes à ne pas se détourner du travail de la terre garant de stabilité et d’épanouissement. « L’agriculture est capable de générer de nombreux s emplois, allant du plus simple au plus qualifié » poursuit Paul BIYA. Il leur recommande toutes fois de ne pas négliger les activités industrielles  et de service qui d’après lui, sont porteuses d’avenir et créatrices d’emplois. Il les engage dans le combat pour le développement.

Beaucoup d’autres sujets ont été évoqués par l’« Homme Lion »  dans son discours notamment, l’avènement du service civique national de participation au développement, l’éducation avec la création d’infrastructures  scolaires et la fourniture des équipements. Il a aussi fait un appel au civisme, au patriotisme, à la culture de la paix et au volontariat. Nous y reviendrons.

Etienne Didier ONANA ©mbolocameroon 94788688 /70311128.

 

jeudi, 08 avril 2010

Un patriarche et homme politique s'exprime sur le Cameroun ...

Laurent Justin ATEBA YENE

Elite du département du MfoundI, président du comité de base  RDPC de MfoundassI III, Patriarche, membre du Conseil des sages du canon de Yaoundé. Il est de tous les combats sociaux qui peuvent l'engager. Il est de tous les fronts, pour le bien-être des différentes couches de la population qui l'acceptent et le lui rendent bien. Il occupe un poste essentiel au sein de l'association des vanniers du département du Mfoundi. Laurent Justin ATEBA YENE est une personnalité que nous avons bien voulu vous faire découvrir.

 

 ATEBA YENE.jpg

Mbolo Cameroon :

 Depuis que vous êtes rentré au pays après plusieurs années  passées en occident, pouvez-vous nous dire quelle idée vous faites du paysage médiatique camerounais ?

Laurent Justin ATEBA YENE : « Je voudrais vous remercier d'être venu me voir  et me faire l'honneur de pouvoir vous dire  et donner ma position sur des questions qui nous sont chères.

Depuis que je suis rentré, j'ai constaté que l'information ne circulait pas très bien et qu'il y a un problème de communication entre  la ligne étatique et la base. Je prends un exemple simple. Lorsque nous nous sommes rencontrés, je sortais d'une ballade à pied, à la vue de beaucoup de militants de mon parti, j'ai demandé à un président de comité de base de mon ressort pourquoi ce mouvement chez lui ? C'est alors que  j'apprends qu'il y avait une réunion à la quelle devait prendre part un ministre. C'est autant de choses. A la question de savoir quels sont les changements par rapport à il y a 30 ans, je réponds qu'il y a trop à dire trop à débattre. On pourrait passer des semaines.

 

Mbolo Cameroon : Quels sont les aspects qui vous ont frappé s?

Laurent Justin ATEBA YENE « Honnêtement c'est le manque de conscience  qu'ont les camerounais. Je crois qu'il faudrait  un déclic moral pour un regain de conscience pour que les camerounais comprennent qu'il y a une dérive  qui les emporte. Je m'en réjouis par ce qu'il y a beaucoup de gens qui pensent comme moi. Parlant de morale, j'ai décrié  dans une émission en langue vernaculaire  l'uniforme de nos policiers. Quelques temps après ça a changé. Ils arborent désormais des uniformes tous neufs. Je m'en réjouis qu'il y ait d'autres personnes qui aient parlé de  cela. Revenons à la morale pour parler du président de guinée .équatoriale, OBIANG NGUEMA qui lors d'une visite éclair  au Cameroun, j'avais remarqué avec le Pr. Pius OTTOU  qui était à mes cotés  qu'un policier causait au téléphone portable pendant que le cortège présidentiel passait. Un autre policier à coté de lui avait les bras croisés, un autre à quelques mètres de lui  avait les mains dans les poches. Ils semblaient ne pas avoir le temps de se mettre au garde à vous. Ca n'a l'air de rien mais c'est  très grave. Autant qu'il y a des gens qui, pendant qu'on joue l'hymne national se promènent ou bavardent  au lieu de s'arrêter  ou d'arrêter toute activité. C'est pour vous dire que les populations ont atteint un seuil qui n'est plus acceptable. C'est un manque de patriotisme. Cette population  a perdu toute confiance .Mais il y a quand même moyen de remédier à cette situation. Vous savez, on dit souvent qu'un  menteur  n'est jamais cru même quand il dit la vérité. Nos populations ont ras le bol Il faudrait que nos hommes politiques essaient de tenir parole. Qu'on le veuille ou pas, je vais tout de suite donner du crédit au Président de la République S.E Paul BIYA, parce qu'il y a trente ans, vous ne seriez pas venus me voir  ici pour qu'on remette en cause  quoi que ce soit.  J e lui tire mon chapeau Vous remarquez que les médias écrivent tout ce qu'ils veulent  sans  verser totalement dans la dérive. Ils sont là pour nous rapporter des informations fidèles mais très souvent vous les Journalistes devez faire attention  aux informations qu'on vous donne. C'est sur ce petit point que  je demanderais de faire attention.

Par rapport à la bonne gouvernance, bien qu'étant éloigné, je ne sois pas coupé de certaines choses, je ne suis pas sceptique, encore moins pessimiste. Je crois  que les choses bougent surtout avec l'arrivée des Américains. Je m'en réjouis fortement. Je pense sincèrement à la volonté de notre président national  de vouloir  bien faire. Ce n'est pas de la démagogie, je ne fais pas dans la langue de bois, je ne suis pas communiste, je ne camoufle ni mon sentiment  ni la vérité. Je crois que monsieur BIYA a envie de bien faire mais vous le savez tous,  quand les intérêts particuliers sont préservés, les acquis le sont aussi.

 

Mbolo Cameroon : Parlons un peu de vous. Est-il facile d'être le fils de votre père, quand on sait qu'il ne faisait pas partie du parti au pouvoir, mais militait dans l'opposition et surtout ne plaisait pas par ce qu'il ne faisait pas dans la langue de bois ?

 

Laurent Justin ATEBA YENE : «Je vous remercie pour cette question.  Je voudrais vous dire que je crois beaucoup en Dieu. Merci au Seigneur Jésus-Christ par ce que c'est lui  qui me donne l'inspiration de pouvoir m'exprimer non pas seulement l'hypocrisie, mais selon la vérité. Votre question est assez sensible. Ce n'est pas facile d'être le fils de Théodore ATEBA YENE  qui était l'un des opposants  au gouvernement de Monsieur Paul BIYA. Je suis d'ailleurs surpris par ce qui se raconte  ou se dit. Mon père n'avait pas de problème personnel avec Monsieur BIYA. Je me rappelle qu'un jour aux Etats-Unis d'Amérique, il m'a dit «  Si tu as l'occasion de faire quelque chose pour le Cameroun, fais-le. » Je suis du RDPC, président de la sous-section RDPC MfoundassI III, tout le monde le sait. Mais ce qui m'a gêné  pendant le dernier renouvellement des organes de base du RDPC de l'année 2007, c'est qu'il était question que je sois  dans une liste ou une autre. Du fait que je me nomme ATEBA YENE, certains m'ont mené en bateau, mais nommé dans la commission de supervision. De ce double scrutin passé. Je ne vais jamais où je ne dois pas être, c'est certain.

 

Mbolo Cameroon : Dites-nous, vous êtes un Patriarche du Mfoundi. Que faites vous à vos heures perdues ?

 

Laurent Justin ATEBA YENE : Je lis beaucoup la bible et certains bouquins. Actuellement je lis une  œuvre écrite par Nicolas ATANGANA que je conseille d'ailleurs aux camerounais. Je l'ai trouvé dans  chez les vendeurs du quartier Mvog-mbi. Je lis aussi un autre bouquin sur comment éradiquer la pauvreté dans notre communauté.  Ce sont des choses très importantes  pour notre communauté. Quand vous écoutez le Président national  Paul BIYA  il ne manque jamais  de nous  inviter à nous engager  dans ce combat autant  que son épouse qui se bat beaucoup dans le social. Je pratique aussi beaucoup de sport  notamment les arts martiaux. (La boxe française). Je marche aussi pendant longtemps sur les orteils.   Je ne suis pas un homme violent. Je le fais pour mon équilibre.

Quand on parle de changement de mentalité, il y a un grand travail  éducatif à faire dans notre pays. Pour  ce faire, il faut que le leadership se lève. Parlant de sport par exemple, le président Paul BIYA  s'est levé un jour, il a pris sa bicyclette  et a montré les bienfaits  du sport (contrôle de la tension, du cholestérol entre autres.). Le pas été emboîté par les populations. On l'a accepté et aujourd'hui, beaucoup de personnes le font. Il y a 30,40 ans, mon défunt père ne pouvait le faire. On allait dire que ce sont les choses des enfants. Je crois qu'en toute chose, il faut éduquer les camerounais. Il y a des chantiers comme celui de l'attentat à la pudeur   et les  simulations sexuelles. Cette agression sexuelle systématique  sur nos enfants ou sur nous-mêmes  est criarde et porteuse de conséquences néfastes. Regardez un peu K-Tino et d'autres  artistes danseurs à la télévision. . Ce n'est pas normal qu'on montre  des choses comme ça à la télé camerounaise. On pouvait encore le faire à des heures tardives  comme le font certaines chaînes occidentales. Je suis déçu  par ce que je vois. Je respecte toutes fois les goûts des une et des autres, mais je crois que la liberté des uns s'arrête où  commence celle des autres. Parlant de démocratie, je crois que Paul BIYA est l'un des plus grands démocrates  de ce monde. Vous ne pouvez pas écrire  n'importe quoi  sur les gens si vous n'avez pas les preuves, sans que le procureur  ne vous traîne devant les tribunaux pour vous expliquer. Certaines personnes me disent que j'ai trahi mon père parce ce que je suis entré au RDPC. Je leur réponds toujours d'arrêter car ils n'ont jamais connu mon père. Parlant de ce dernier, tout ce qu'il disait, le RDPC le dit. Maintenant il faut se donner les moyens  de ce que l'on dit afin de les mettre en application.  Je constate seulement qu'il y a un peu de la délation  dans notre parti. Je le dis parce que je veux que ça change. Cette tare existe à certains niveaux. Pour revenir à mon père, tout ce qu'il disait s'avère être  vrai.. Qui n'est pas contre la corruption  si ce n'est pas celui qui la crée. Qui n'est pas contre l'attentat à la pudeur ? Qui est content de se lever le matin au milieu  des odeurs nauséabondes  parce que les rigoles  regorgent des urines ? Au carrefour Mvog-mbi, il était difficile à une certaine époque  de traverser parce qu'il  y avait  une rue d'urines. Quand je suis rentré des Etats-Unis d'Amérique, j'avais appelé les commerçants  et les riverains. J'ai attiré leur attention, ça  s'est atténué pendant un moment. Ce n'est plus comme avant...

 

Entretien: Didier ONANA © mbolocameroon@yahoo.fr  22 11 45 87

12:39 Écrit par Bambino | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patriarche, canon, parti piltique, rdpc, comité de base, département, police, président, dérives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 20 juillet 2009

L'Homme Lion chez les Gaullois !

Le Président de la république du Cameroun S.E Paul BIYA,effectuera du 21 au 24 juillet 2009,une visite officielle en France.C'est à l'invitation de son homologue français Nicolas SARKOZY.Durant son séjour chez "nos ancêtres les Gaullois",le premier camerounais se rendra à Bordeaux avant d'être reçu en tête en tête au palais de l'Elysée le 24 à 15h.

En dépit des remous de surface entretenus par une certaine frange des ressortissants camerounais vivant de l'autre côté de la rive,et opposés à sa venue en france,le locataire du palais d'Etoudi aura  certainement l'occasion de dire:"Me voici donc à Paris,me voici chez mes ancêtres..."

Didier ONANA(c)mbolocameroon/juillet2009.

19:24 Écrit par Bambino dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, président, république, cameroun | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook