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jeudi, 17 mars 2011

Quelques brèves....

Journée mondiale de l’eau (22 mars 2011) – Apporter une eau propre et saine aux communautés: le rôle de l’OIT

Bien que l’Assemblée générale des Nations Unies ait déclaré que l’accès à l’eau potable était un droit de l’homme, des milliers de personnes meurent chaque jour de maladies hydriques et de nombreux pays auront du mal à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à l’eau. L’OIT travaille avec les gouvernements et avec les organisations d’employeurs et de travailleurs en vue d’identifier les priorités d’investissement en matière d’infrastructures afin de créer des emplois et d’approvisionner les communautés en eau potable.

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Didier ONANA

Source : site de l’OIT

Journée mondiale de l'eau:Eau pour les villes: un défi urbain

Journée Mondiale de l’eau

 

 

En prélude à la célébration de la journée mondiale de l’eau le 22 mars prochain, nous engageons la publication d’une série d’articles sur notre blog. Voici une interview d’une personne ressource.

Pourquoi la question de l’eau a-t-elle pris tant d’importance sur l’agenda mondial?

Carlos R. Carrión-Crespo: De bien des manières, l’accès à l’eau est une des voies essentielles pour réduire la pauvreté. Garantir l’accès à l’eau permettrait de prévenir plus de deux millions de décès par an, d’augmenter la capacité à travailler de nombreuses personnes et de réduire le travail des enfants et l’absentéisme scolaire. Récemment, davantage d’attention a été accordée à la nécessité de s’adapter au changement climatique parce qu’il affecte notre capacité à fournir de l’eau potable à tous. C’est pourquoi l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré en 2010 que l’accès à l’eau potable était un droit de l’homme.

Comment l’OIT peut-elle contribuer à apporter une eau propre et saine aux communautés?

Carlos R. Carrión-Crespo: Satisfaire les besoins croissants en matière d’eau et d’assainissement, en particulier dans les villes, est l’un des problèmes les plus criants de ce siècle. Employeurs et travailleurs prennent une part active dans la distribution d’eau. L’OIT encourage vivement la participation des travailleurs et des employeurs aux réformes du service public de l’eau et à la création d’emplois dans les infrastructures nécessaires à la gestion de l’eau. Les réformes de l’approvisionnement en eau qui prennent en compte les dimensions sociales du problème remportent un large soutien de la part des travailleurs, des employeurs et des citoyens. Qui plus est, ces activités peuvent contribuer à lutter contre le travail des enfants en facilitant l’accès à l’eau.

Quels sont les liens spécifiques qui existent entre l’eau et le monde du travail?

Carlos R. Carrión-Crespo: Les liens sont nombreux. Pour n’en citer que quelques-uns: un accès insuffisant à l’eau est un frein à l’activité économique et à l’éducation; le changement climatique a un impact considérable sur les ressources en eau, et sur l’emploi et les revenus qui en découlent; les maladies qu’engendre une eau de mauvaise qualité réduisent la productivité et pèsent sur le système de santé d’un pays. D’un autre côté, si l’on garantit véritablement la mise à disposition d’infrastructures pour l’eau en zone rurale, on améliore l’accès aux moyens de subsistance. De plus, des emplois verts peuvent être créés en améliorant les infrastructures liées à l’eau, y compris les activités forestières.

Quelles sont les conséquences de l’accès à l’eau sur l’éducation et le travail des enfants?

Carlos R. Carrión-Crespo: Quand l’accès à l’eau potable n’est pas garanti, c’est aux femmes et aux enfants qu’incombe l’essentiel des corvées d’approvisionnement en eau. En améliorant l’accès aux services de base, on se dote d’un puissant outil pour réduire le travail des enfants et améliorer leur taux de scolarisation. Deux types de services semblent particulièrement concernés dans ce contexte – l’eau et l’électricité. L’absence d’accès à l’eau valorise le temps que les enfants passent hors de l’école parce que l’on a besoin d’eux pour prendre en charge la collecte de l’eau ou pour aider à couvrir les frais d’approvisionnement en eau. Des études par pays, menées en El Salvador, au Ghana, au Guatemala, au Maroc et au Yémen, ont montré que le pourcentage d’enfants travaillant à temps plein est bien plus élevé et le taux de présence à l’école à temps plein bien plus faible chez les enfants vivant dans des foyers qui n’ont pas accès à l’eau ni à l’électricité.

Quelle est la contribution de l’OIT à la Journée mondiale de l’eau?

Carlos R. Carrión-Crespo: A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2011, ONU-Eau va organiser un événement planétaire centré sur la gestion urbaine de l’eau: l’OIT va mettre en exergue la contribution du monde du travail à des solutions de long terme à cet égard. Plus précisément, nous allons organiser une activité dédiée à la Journée mondiale de l’eau le 18 mars à Tagaytay, aux Philippines. Pendant cet événement, l’OIT présentera un plan d’action qui permettra aux travailleurs et aux employeurs de participer à la réforme du secteur de l’eau aux Philippines. Le plan va étudier la manière dont les entreprises du service public de l’eau peuvent être les partenaires des associations d’employés afin de trouver des façons concrètes d’établir un partenariat efficace en vue de créer des services publics de qualité.

Qu’en est-il des activités de l’OIT liées à l’eau dans d’autres pays?

Carlos R. Carrión-Crespo: L’OIT travaille avec les gouvernements à l’identification des priorités pour investir dans des infrastructures qui créent des possibilités d’emploi et apportent l’eau aux communautés. L’OIT aide aussi les gouvernements, les travailleurs et les employeurs à promouvoir des réformes durables et participatives de la distribution d’eau dans des pays comme le Nigéria, le Malawi et le Pérou afin d’améliorer l’accès à l’eau potable.

Qui plus est, le Programme Emplois verts de l’OIT participe aux efforts déployés à l’échelle internationale pour le développement durable – dans le cadre des discussions sur Rio +20 et la CCNUCC – pour s’assurer que les dimensions sociales et d’emploi soient prises en compte. En particulier, l’OIT encourage une «juste transition» des travailleurs et des ménages vulnérables vers un monde du travail transformé par le changement climatique et d’autres défis environnementaux.


Un partenariat entre un organisme américain et des Éthiopiens apporte l'eau dans des villages.

Source : site de l’OIT

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Etienne Didier ONANA

Par Karen Calabria
Correspondante

New York - Quand Lori Pappas arriva il y a trois ans dans la vallée du fleuve Omo, dans le sud-ouest de l'Éthiopie, la première chose qu'elle entreprit fut d'évaluer les puits d'eau en fonctionnement dans la région.

« Nous avions trouvé 129 puits creusés au cours de la décennie écoulée. Mais moins d'une dizaine d'entre eux fonctionnaient encore », a déclaré Mme Pappas, ancienne informaticienne et fondatrice de l'organisation caritative Global Team for Local Initiatives (Équipe mondiale pour des initiatives locales ou GTLI de son sigle anglais).

« D'autres organismes ont creusé des puits mais sans fournir à la population une formation pour pouvoir les réparer ou gagner de l'argent pour acheter des pièces de rechange », a-t-elle souligné.

C'est exactement le changement que Mme Pappas et GTLI cherchent à apporter en Éthiopie. Au cours des dix dernières années, le gouvernement éthiopien a redoublé d'efforts pour accroître l'accès à l'eau potable de ses 91 millions de citoyens. Cela s'est traduit par une amélioration remarquable du nombre d'Éthiopiens ayant accès à de l'eau salubre, passant de moins de 20 % de la population en 2000 à 68,5 % aujourd'hui, selon une récente étude gouvernementale. Cependant, l'eau propre demeure rare dans la plupart des régions reculées du pays.

Dans la vallée du fleuve Omo, par exemple, où les 46.500 membres de l'ethnie Hamar, autrefois nomades, se heurtent à un terrain inhospitalier et aux conséquences des changements climatiques, les femmes et les filles passent plusieurs heures par jour à chercher de l'eau. Le puits le plus proche est souvent un trou profond creusé dans le lit d'une rivière saisonnière où l'eau est polluée par des matières fécales.

La situation fait que 92 % des Hamars qui vivent à Itu et Galcide, deux villages reculés du secteur sur lequel la GTLI se focalise, souffrent de maladies hydriques et infectieuses qu'il est possible de prévenir, selon l'enquête initiale de l'organisation.

Grant Meiner, du Nor'wester Rotary Club de Port Angeles (État de Washington), a joué un rôle crucial dans le financement de la GTLI, de concert avec l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et plusieurs autres bailleurs de fonds. Il ne mâche pas ses mots quand il affirme que la situation est urgente.

« C'est une tribu de gens qui ont besoin d'aide, désespérément et immédiatement. Ils ont été contraints à devenir sédentaires et n'arrivent pas à s'adapter. Cela a entraîné des pertes humaines et pourrait mener (...) à leur extinction », a dit M. Meiner.

Mais comment peut-on susciter des changements dans le comportement d'un peuple qui pratique depuis des siècles les mêmes coutumes ancestrales - un peuple terre à terre qui se sent à l'aise et pense avoir raison ?

Trouver les réponses à cette question est la force motrice de GTLI.

« GTLI comprend à quel point notre culture est difficile, les nombreuses responsabilités que les anciens doivent assumer et l'importance du respect à l'égard des enseignements de nos ancêtres », a déclaré Bali Sudu, un sage Hamar, en parlant du partenariat forgé entre la GTLI et sa communauté.

Bien que les membres de la GTLI aient réussi à creuser trois puits à ce jour, l'aspect le plus important de leur travail est la communication avec les Hamars, a dit la directrice exécutive de l'organisme, Mme Robin Simons. Des présentations sur l'amélioration de l'hygiène et les pratiques sanitaires, faites par des Hamars formés par la GTLI, contribuent à assurer que les puits continueront à fonctionner de manière salubre.

« La partie la plus cruciale du projet n'est pas la construction des puits mais la formation sanitaire et hygiénique. Creuser des puits ne fournit pas de l'eau propre à long terme. Les puits cessent de fonctionner, l'eau devient polluée », a-t-elle dit. La clé de la durabilité est une collectivité déterminée à protéger sa santé, a ajouté Mme Simons.

Et son organisation, qui ouvre sur le terrain depuis 2009, a pu observer des changements dans le comportement des communes qu'elle sert.

Pour Ama Oita, une chef d'entreprise Hamar, le fait que la GTLI ouvre de concert avec la communauté sans imposer simplement ses propres traditions, explique pourquoi « les Hamars feront ce que l'organisation leur dit qu'il est bon de faire ».

« Ils ont été très réceptifs parce que nous avons passé beaucoup de temps sur le terrain à gagner leur confiance et avons travaillé de pair avec les ancêtres. Très souvent, les organisations arrivent et donnent de l'argent aux gens pour apprendre. Nous ne faisons pas cela. Nous les aidons à s'aider eux-mêmes », a dit Mme Pappas.

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Etienne Didier ONANA

Source : site du gouvernement américain

mardi, 15 mars 2011

De l'eau potable pour l' Afrique

Par Kathryn McConnell
Rédactrice

Washington - Selon l'Organisation mondiale de la santé, les maladies associées à l'insalubrité de l'eau coûtent chaque année la vie à environ deux millions de personnes, dont la plupart sont des enfants de moins de cinq ans. Or récemment, l'utilisation de filtres à eau en céramique a permis de sauver des vies au Ghana et au Cambodge.

Peter Adagwine en a vendu des milliers, dont un à son oncle, lorsqu'il travaillait pour la société sociale Pure Home Water, dans le nord du Ghana.

« Mon oncle est bien content d'avoir un outil simple qui permet à sa famille d'avoir de l'eau propre. Ces filtres ont sauvé la vie d'enfants qui mouraient auparavant de maladies hydriques », explique Peter Adagwine, qui fait actuellement des études de développement international à l'université Brandeis, à Boston.

En 2006, il a fait la connaissance d'une femme, Susan Murcott, qui effectuait des travaux de recherche sur l'eau et l'hygiène au Ghana, et de cette rencontre est né son désir d'améliorer la qualité de l'eau dans sa communauté. L'année précédente, Susan Murcott (qui enseigne aujourd'hui le génie civil et environnemental à l'Institut de technologie du Massachusetts, à Boston) avait fondé l'organisation sans but lucratif Pure Home Water en liaison avec des partenaires sur le terrain et grâce à un financement de la fondation Conrad Hilton.

Au départ, Pure Home Water achetait des filtres à un fabricant d'Accra, la capitale du Ghana. Cette association les distribuait gratuitement par l'intermédiaire d'agences de développement, dont l'UNICEF. En 2008, elle a commencé à les vendre sous le nom de marque « Kosim », qui signifie « eau pure » dans la langue locale.

Chaque filtre se compose d'un récipient poreux en céramique d'une capacité d'environ 8 litres. Ce récipient est placé à l'intérieur d'un autre, en plastique, et qui est équipé d'un robinet. Le filtre capte les bactéries, les micro-organismes et les produits chimiques toxiques contenus dans l'eau provenant des rivières, des étangs et des puits. Chaque filtre est vendu avec une brosse de nettoyage et un mode d'emploi. En 2010, les recettes tirées des ventes ont permis à l'entreprise de construire sa propre usine de fabrication de filtres à Tamale, ville de 250.000 habitants. L'entreprise fait travailler 20 personnes, et 100.000 personnes ont déjà profité de ces dispositifs de basse technologie.

Chaque filtre coûte environ 17 dollars. L'entreprise propose un financement à toutes les catégories de la population pour que le prix ne soit un obstacle pour personne, assure Peter Adagwine. Les livraisons se font à l'aide d'un camion et de deux motocyclettes. Les filtres sont distribués gratuitement dans les écoles et les dispensaires situés en milieu rural.

Peter Adagwine explique comment Pure Home Water s'y prend pour convaincre les villageois d'utiliser les filtres. Dans un premier temps, l'entreprise repère une personne qui pourra se faire son relais auprès du chef local. Quand ce dernier donne son accord à l'introduction des filtres dans le village, des représentants de l'entreprise ont des entretiens avec les membres de la communauté afin de leur expliquer les avantages d'une eau propre pour la santé et de leur apprendre à utiliser et à nettoyer un filtre.

Une démarche analogue est en cours sur un autre continent. Au Cambodge, l'entreprise sociale Hydrologic fabrique elle aussi des filtres en céramique pour les vendre en milieu rural, où la nappe phréatique tend à être contaminée par des matières fécales et des urines d'origine humaine et animale ainsi que par la présence d'arsenic et de sel. Hydrologic a été créée à la suite d'un transfert technologique des résultats de recherche et développement menés par le programme WaterSHED (programme régional d'eau, d'assainissement et d'hygiène), lequel avait bénéficié à l'origine d'un financement de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ainsi que de la collaboration de l'école Gillings de santé publique mondiale, rattachée à l'université de Caroline du Nord, et de partenaires locaux.

Les filtres d'Hydrologic sont faciles à utiliser et ils sont fabriqués à l'aide de matériaux disponibles sur place, déclare Tom Outlaw, le responsable de WaterSHED-Asie. Comme il n'y a pas besoin de bouillir l'eau quand on la filtre, les femmes et les enfants sont libérés de la corvée de la collecte de bois de chauffage, ce qui a en outre pour effet d'économiser un combustible et d'améliorer la qualité de l'air à l'intérieur.

Depuis qu'elle est devenue une entreprise à but lucratif, en 2009, Hydrologic a vendu environ 50.000 filtres, à 15 dollars l'unité : c'est ainsi que 350.000 personnes ont aujourd'hui accès à une eau salubre. Les filtres sont commercialisés sous le nom de marque « Rabbit » (lapin), cet animal étant un symbole de sagesse dans la culture khmer. Acheter un filtre, c'est faire preuve de sagesse, commente Tom Outlaw.

« Au départ, dit-il, on les donnait ou on les vendait au prix de revient parce qu'on pensait que les ménages pauvres ne pourraient pas se permettre de les acheter au prix de vente. Mais on a eu maintes occasions de constater que les gens sont prêts à payer plus pour un produit de qualité vendu à un prix juste. » En 2010, Hydrologic a commencé à fabriquer des filtres dans sa nouvelle usine située à Kampong Chhnang. Elle devrait faire travailler 60 Cambodgiens en 2011.

Suivant la même stratégique que Pure Home Water, Hydrologic a d'abord cherché à se rallier les dirigeants locaux en leur expliquant les avantages d'une eau salubre pour la santé. Comme les Cambodgiens utilisent des récipients en céramique depuis des siècles pour conserver l'eau potable, l'usage du filtre s'est imposé sans difficulté.

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Source : Site du gouvernement américain.

12:29 Écrit par Bambino dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, eau, insalubrité, oms | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 14 mars 2011

Assemblée générale élective

RAPPORT DU SEMINAIRE DE L’ATELIER D’IMPREGNATION ET RENFORCEMENT DES CONNAISSANCES DES JOURNALISTES SUR LES THEMATIQUES DE PROMOTION DE LA SANTE DU 04 AU 05 MARS 2011 A MBALMAYO

L’an 2011, les 04 et 05 du mois de mars, s’est tenu à Mbalmayo, l’atelier d’imprégnation et de renforcement des capacités des journalistes sur les thématiques de la promotion de la santé. Sous le patronage du ministère de la santé publique, en partenariat avec l’organisation mondiale de la santé (Oms). Et c’est le centre d’accueil saint cœur de Mbalmayo qui a servi de cadre pour ces travaux. Dans la salle réservée pour la circonstance, sur le panel principal, le Docteur Sa’a, directeur de la direction de la promotion de la santé (Dps), à sa gauche Mme Barbara Etoa, représentant l’organisation mondiale de la santé (Oms), à gauche, M. Mamou de la cellule de communication du ministère de la santé publique. Et tout autour les journalistes représentants de différents organes de presse, audiovisuelle et presse écrite. Docteur Sa’a, modérateur dudit atelier, prenant la parole en début de matinée, a salué la présence massive des participants, en leur dévoilant le programme d’activités. Des préliminaires qui font suite à la cérémonie d’ouverture symbolique, présidée à la veille, par le ministre de la santé publique André Mama Fouda, dans la salle de conférence de son département ministériel. L’on est alors passé sans plus attendre à la série d’exposés devant agrémenter cette première journée du séminaire. Après avoir clairement présenté l’objectif de cet atelier, à savoir

- contribuer à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, en édifiant les actions à mener en matière de promotion de santé ;

- imprégner et renforcer les connaissances des journalistes ;

- finaliser le cadre institutionnel et organique de l’association des médias pour la promotion de la santé et d’arrêter un plan d’action annuel d’activités ;

Des rapporteurs pour cette journée  ont été désignés:

- Thierry Eba, du journal L’Humanitaire ;

- Jeanne Abanda de Samba Tv ;

- Véronique Désiré Ewolo de radio Campus

Puis les exposés ont démarré, avec Docteur Sa’a, directeur de la promotion de la santé, sur « les déterminants sociaux de la santé ». Il a insisté sur ces éléments, appelés déterminants, qui conditionnent le statut d’un individu ou d’une communauté. C’est des éléments importants, que doivent prendre en considération les journalistes dans leurs enquêtes et quête d’informations, qui une fois répertoriés et activés, seraient capable de susciter un esprit d’analyse, visant à aider la communauté à solutionner ses problèmes.

Ensuite, place a été donnée à M. Ngankak Kisito, représentant du projet conjoint Mincom-Unicef, qui a exposé sur la « communication pour le développement ». Invitant les journalistes a ne plus dire des choses pour dire, mais de les dire d’une manière méthodique, en usant des processus stratégiques, systématiques, planifiés, et basés sur des évidences, pour promouvoir des comportements positifs, mesurables et un changement social.

La série s’est poursuivie avec Mme Barbara Etoa de l’Oms, qui s’est appesantie sur la thématique de « la promotion de la santé », thème général du séminaire atelier. Un exposé riche en enseignements, sur l’histoire de la promotion de la santé, un concept historique, à l’Oms.

M. Manga Blaise s’est chargé d’exposer sur « l’hygiène et assainissement », qui est un problème culturel, qu’on peut éradiquer à la base. C’st dans une atmosphère très détendue et un air ludique que les participants ont pu apprendre que l’hygiène comme l’assainissement doivent être développés comme des réflexes, innés en chacun.

A la suite de M. Manga Blaise, M. Okala Georges s’est entretenu sur « l’alimentation et la nutrition ». Ce dernier a présenté les différentes maladies de carence, de déficit nutritionnel, et de salubrité des aliments. Exposé riche en échanges, a permis à l’occasion d’apprendre que l’huile de palme n’est pas riche en cholestérol, mais protège la peau et l’organisme, grâce à sa forte présente en vitamine A. sur la question d’un participant de savoir quelle différence y a-t-il entre la nutrition et l’alimentation ? Les experts expliquent que l’alimentation c’est ce que nous mangeons, alors que la nutrition, est ce que nous devons manger, ce dont notre corps à besoin, pour se maintenir en parfaite santé. On a par la même occasion appris que la carence en iode est susceptible d’entraîner un retard mental sévère. Docteur Ntone a par la suite enchaîné sur le thème « prévention et action communautaire, communication à base communautaire, mobilisation sociale ». il a entrée de jeu défini le concept de santé, comme étant un état de bien être physique, mental et social, sans être forcément une absence de maladie. Et a par ailleurs invité les communicateurs, à s’approprier désormais une approche participative dans l’exercice de leur mission, qui selon lui, est le gage de l’adhésion de la communauté, qui dès lors se sentira impliquée. Et a travers la question de la démarche à suivre pour atteindre la cible d’un journaliste, le psychologue a proposé une démarche sociologique, partant de l’observation à l’analyse des faits via la conclusion à l’évolution. Pour mesurer l’impact du travail effectué. A la fin de son exposé, une pause déjeunée a été marquée.

De retour, la derrière série d’exposés de la journée a repris par.

Le Docteur Owono a enchaîné sur « la prévention contre le tabagisme et l’alcoolisme ». Puis monsieur Magloire Awono s’est chargé de s’apprésentir sur « la lutte contre la drogue et la toxicomanie ». Et comme ses prédécesseurs, le dernier exposant a présenté le tableau sombre des produits dopant, et proposer des outils de communication appropriés dans la sensibilisation. La dernière série des questions a été enregistrée, comme cela se faisait, à la suite de chaque exposé. Et parmi elles, une journaliste a posé la question de savoir ce que le public peut exiger des journalistes édifiés après ses exposés ? En regrettant le fait de ne pas avoir en parmi ces exposants un journaliste chevronné, capable de préciser le rôle des journaliste dans la promotion de la santé et les meilleurs techniques rédactionnelles. Reprenant la parole, le modérateur des travaux, après avoir félicité les principaux orateurs ainsi que tous les pénalistes présents, a donné lecture des différents groupes de travail, composé d’une vingtaine de personnes environ.

- Le Groupe I devait s’appesantir sur le plan d’action

- Le Groupe II projets de statuts

- Le Groupe III règlement intérieur

Des directives ont été données afin que chaque groupe désigne un président et un rapporteur. Sans plus attendre, et compte tenu du temps imparti, les groupes se sont mis au travail, jusque tard dans la nuit. Et c’est au environ de 21 heures, dans un climat de convivialité et de fraternité que les participants se sont séparés, en se donnant rendez-vous le lendemain à 8 heures et 30 minutes.

Après la clôture tardive des travaux en groupe à la vielle, c’est au environ de 9 heures du matin, avec l’atteinte du quorum en atelier, que les travaux reprennent. Interrompant les ateliers, vers 11 heures, le modérateur a demandé l’indulgence de l’assemblée, pour cette perturbation du programme officiel. Mais il s’agissait en fait de laisser place à Mme Dora Shey, journaliste chevronnée, pour répondre à la préoccupation de la veille. Dont l’exposé portait sur « l’effectivité de la communication de la santé », très apprécié des panélistes, qui n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction par une salve d’applaudissements. Suivi d’une présentation du chronogramme événementielle de 2011, du ministère de la santé, faite par Docteur Sa’a. Un calendrier dont devrait tenir compte le plan d’action de l’association. Les travaux en atelier ont repris, pour être finalisés et proposés à l’assemblée. Dans un air de sérieux, d’échanges franches et de discussions constructives, les travaux ont pu être bouclés et présentés en assemblée. La présentation a été suivie d’une série d’interventions, portant pour la plupart sur, l’objectif général de l’association, la dénomination du mouvement, la composition du bureau exécutif et des cotisations. Dont quelques uns, ont d’ailleurs fait l’objet d’un vote, pour départager les différents avis. Il a par exemple été arrêté que les frais d’adhésion s’élèvent à 10 000 Fcfa, la dénomination de l’association est association des médias pour la promotion de la santé en abrégé Ampsa, les statuts et règlement intérieur seront finalisés par le bureau exécutif, dont la composition a été arrêté au terme d’une élection démocratique, de retour de la pause comme suit.

Au poste de présidente

Essama Marguerite de la Crtv-télé

Vice-présidents

N°1 Calvin Blaise Ntonga de la R.T.S

N°2 Joseph Marie Fils Ndjama

N°3 Tobie Atangana de Samba Tv

Le secrétariat comprend

Roger Mouti journal le Combattant

Adjoints

N°1 Alain Noah Awana du Messager

N°2 Fregist Bertrand Tchouta de 3w Freeland Tv.com

Trésorière Pélagie Meh de l’hebdomadaire l’Anecdote

Contrôleurs de gestion

N°1Martial Owona Vision4

N°2 Blaise Essengue la Tribune Bilingue

Chargé des projets

Dorothy Ndikoum Crtv-télé

Chargés des programmes

Serge Edzou radio Magic FM

Thierry Eba journal L’Humanitaire

Chargé des relations publiques et de la communication

Roméo Tchamaleu TBC radio

Censeurs

N°1 Thierry Feumba radio Jeunesse

N°2 Joseph Mbarga journal le Réveil Hebdo

Auquel il faudrait ajouter les chefs d’unités.

Et à l’issue de ces travaux, des recommandations ont été arrêtées

1- les statuts et règlements seront finalisés par le bureau exécutif dans de plus bref délai, qui se chargera en outre de faire déposer le dossier de l’association auprès des services compétents, pour légalisation.

2- L’objectif général de l’association est de permettre à toutes les couches sociales du Cameroun d’être en santé, à travers une communication à grande échelle.

3- Le bureau exécutif travail en franche collaboration avec les chefs d’unités qui sont en fait des organes techniques.

4- Le plan d’action sera enrichi par un groupe de travail mis sur pied à cet effet.

5- Et c’est dans un climat de convivialité et de fraternité que les journalistes se sont séparés à Mbalmayo. Alors qu’il était exactement 19 heures passées de 5 minutes. Heure à laquelle Docteur Sa’a a clôturé les travaux.

Fait à Mbalmayo le 05/03/2011

Par Thierry Eba

Rapporteur général

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mercredi, 23 février 2011

Echos de la pandémie SIDA

Communiqué de presse

La Commission mondiale sur le VIH et le droit examine les barrières juridiques qui font obstacle aux progrès de la riposte au sida dans la région Asie-Pacifique

Communiqué de presse.

Bangkok, 16 février 2011 – Trente ans après le diagnostic des premiers cas de VIH, 90 % des pays de la région Asie-Pacifique restent dotés de pratiques et de lois qui font obstacle aux droits des personnes vivant avec le VIH et de celles qui sont exposées à un risque élevé d’infection.

Dans le cadre de l’action mondiale engagée pour faire tomber les obstacles aux progrès de la riposte au sida, des décisionnaires et des militants communautaires se réuniront le 17 avril à Bangkok avec des experts de la Commission mondiale sur le VIH et le droit pour la première d’une série de dialogues régionaux qui seront organisés à travers le monde.

La Commission mondiale sur le VIH et le droit est un organe indépendant composé de quelques uns des spécialistes du VIH, des droits humains et des questions juridiques les plus respectés au monde. Lors de cette semaine de dialogues, environ 150 participants venant de 22 pays discuteront et débattront des expériences vécues dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique par des populations clés, notamment des personnes vivant avec le VIH, confrontées à des environnements sociaux et juridiques restrictifs et habilitants.

Selon Mme Helen Clark, Administratrice du PNUD, « la loi et son application peuvent avoir un impact profond sur la vie des personnes, en particulier de celles qui sont marginalisées et privées d’autonomie. La loi est un instrument puissant pour lutter contre la stigmatisation, promouvoir la santé publique et protéger les droits humains. Nous avons beaucoup à apprendre des expériences positives et négatives vécues dans la région sur les relations mutuelles entre la loi, la réforme de la législation, les pratiques d’application des lois et les ripostes de santé publique ».

Dans la région, la loi et l’application de la loi restent souvent à la traîne par rapport aux politiques nationales de lutte contre le VIH – ce qui a pour résultat de minimiser la portée et l’efficacité des programmes de prévention, de traitement et de soins du VIH. Par exemple, 19 pays continuent de criminaliser les relations sexuelles entre personnes de même sexe et 29 pays criminalisent certains aspects du commerce du sexe. De nombreux pays de la région imposent une incarcération obligatoire des personnes qui consomment des drogues et, dans certains cas (huit pays d’Asie), les délits liés aux drogues sont sanctionnés par la peine de mort.

« Dans la région Asie-Pacifique, et dans le monde, il y a de trop nombreux exemples de pays dotés de lois, politiques et pratiques qui punissent les personnes ayant besoin de services de prise en charge du VIH, au lieu de les protéger. Là où la loi ne permet pas de faire progresser la justice, c’est le progrès qui piétine » a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), qui participera au dialogue de la Commission à Bangkok. « Faire progresser les droits humains et l’égalité des sexes serait non seulement une victoire pour la riposte au sida, mais aussi pour le développement humain considéré dans son ensemble ».

Répondant au nom de la Commission mondiale sur le VIH et le droit, l’Honorable Michael Kirby, Commissaire et Co-président du Groupe consultatif technique de la Commission, a déclaré : « l’efficacité de la riposte au VIH ne dépendra pas seulement de l’élargissement et de l’intensification de la prévention, du traitement et des soins du VIH, mais aussi du fait que l’environnement social et juridique soutiendra ou, à l’inverse, ralentira les programmes destinés aux plus vulnérables. Il faut des mesures politiques et juridiques efficaces et audacieuses pour atteindre les communautés vulnérables et les personnes exposées au risque ».

Présenté par la Commission mondiale sur le VIH et le droit, le dialogue régional est conjointement organisé par le PNUD et l’ONUSIDA en partenariat avec la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) des Nations Unies. À la mi 2010, les États Membres de la CESAP ont voté la Résolution 66/10 en vertu de laquelle les pays se sont engagés à s’attaquer aux obstacles politiques et juridiques à des ripostes efficaces au VIH.

« Je suis fière que, dans notre région, nous ayons fait preuve d’une volonté collective aussi forte pour nous attaquer à ces questions difficiles » a déclaré Mme Noeleen Heyzer, Sous-secrétaire générale des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la CESAP. « En adoptant la Résolution 66/10, nos États Membres ont souligné à quel point il est urgent de garantir un accès universel à des programmes complets de prévention, de traitement, de soins et d’appui. Favoriser la mise en place d’un environnement politique et juridique juste et équitable, en accordant une attention particulière aux populations clés, est une avancée majeure en direction de la réalisation de ces objectifs ».

Décriptage: Didier ONANA 94788688/70311128

15:03 Écrit par Bambino dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communiqué, santé, sida, obstacles, sensibilisation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook